Du neuf dans la Bible

Du Neuf dans la Bible


Je m'appelle René George, et je signe "le laboureur" à cause de l'origine grecque de mon nom. Ge, la terre, et Ergon, le travail ont fait de moi le travailleur de la terre, le laboureur.
 

Arrivé à la retraite, j'ai été catéchiste. J'ai étudié puis enseigné pendant huit ans le dogme catholique aux élèves de sixième de ma paroisse, Saint Epvre de Nancy. J'ai ensuite fait partie de l'équipe d'aumônerie de l'Hôpital central de Nancy. Au chevet des souffrants et des mourants, j'ai vu l'Esprit Saint travailler en direct, et j'ai perçu le fossé séparant l'espérance des malades et l'enseignement de l'Eglise catholique. 

Un jour, un malade m'a dit : "Ce que j'attends de vous, c'est l'Evangile." Alors, je me suis plongé dans l'Evangile et, un jour, je me suis arrêté sur le passage de Matthieu : "Tout scribe, devenu disciple du Royaume, est comme un maître de maison qui tire de son trésor de l'ancien et du neuf." (Matth. 13, 52).

Le Seigneur m'a dit : " Ce n'est pas toi qui me choisis, c'est moi qui te choisis.  (Jean 15, 16).

Je te choisis comme scribe. Tu chercheras, en maître de maison, l'ancien qui est dépassé et le neuf qui n'est pas encore découvert dans la Bible où je me suis révélé. Je te dirai quoi lire et comment le comprendre, et toi, en bon scribe, tu écriras ce que tu as compris.Si tu comprends de travers, ce n'est pas grave, tu es un homme et un jour ou l'autre, tu te tromperas, mais n'aie pas peu

Le Seigneur m'a dit : " Ce n'est pas toi qui me choisis, c'est moi qui te choisis.  (Jean 15, 16).

Je te choisis comme scribe. Tu chercheras, en maître de maison, l'ancien qui est dépassé et le neuf qui n'est pas encore découvert dans la Bible où je me suis révélé. Je te dirai quoi lire et comment le comprendre, et toi, en bon scribe, tu écriras ce que tu as compris.Si tu comprends de travers, ce n'est pas grave, tu es un homme et un jour ou l'autre, tu te tromperas, mais n'aie pas peur (Matth. 17, 7), je serai avec toi (Matth. 28, 20), mon Esprit te guidera (Jean  16, 13).  Je t'envoie dans le monde (Jean 17, 18), parmi les hommes :


 

" Je collerai ta langue à ton palais ; tu seras muet..., mais quand je parlerai, j'ouvrirai ta bouche et tu leur diras : Ainsi parle le Seigneur : qui veut écouter qu'il écoute ; qui ne veut pas écouter qu'il n'écoute pas. (Ezéchiel 3, 25-27)

"Ne crains pas ... Sois fort ! (Daniel 10, 19)

"La multitude sera perplexe, mais la connaissance avancera." (Daniel 12, 4)

Que répondre ? Ce n'est pas moi qui ai choisi !

Alors, j'ai demandé, et je demande, tous les jours à l'Esprit Saint de m'éclairer, et tous les jours, il m'inonde de sa lumière. Puis-je la mettre sous le boisseau ? (Matth. 5, 15)

Suis-je inondé de lumière ? Ou suis-je un illuminé ?

Libre à vous d'en décider, mais après avoir demandé l'aide de l'Esprit, car il a toujours le dernier mot. Lui seul est Vérité. (Jean 14, 6)

Lundi 5 mai 2008 1 05 /05 /Mai /2008 23:30

"Maintenant va, je suis, avec ta bouche. Va et je t'enseignerai ce que tu devras dire." ( Ex 4, 12)

Dieu est Esprit. L'homme perçoit par ses sens. Pour se faire entendre des hommes, Dieu a besoin d'utiliser la bouche des hommes. Quand Dieu choisit un homme, il lui dit :

 "Maintenant va, je suis, avec ta bouche."

Jésus n'a jamais rien écrit, que sur du sable, en attendant celui qui jetterait  la première pierre pour lapider la femme adultère (Jean 8, 6).  Il a voulu écrire par la plume des scribes.

Les scribes sont ceux qui ont écrit les Ecritures : les prophètes, les psalmistes, les évangélistes, les auteurs des épîtres. Ils ne sont pas des médiums qui transcriraient mécaniquement la parole de Dieu. Non. Ils écrivent ce qu'ils ont compris de l'enseignement de Dieu :

"Je t'enseignerai ce que tu devras dire."

Ce sont des hommes, donc incapables de tout comprendre : ils écrivent ce qu'ils ont compris, et, forcément, ils déforment la pensées de Dieu. Ils n'écrivent que ce qu'ils ont cru comprendre de la pensée de Dieu.

Au temps de Jésus, le scribe n'était pas un simple copiste qui recopiait un texte en y ajoutant des enjolivures. Il commentait la parole de Dieu dans le temple, sans être prêtre chargé du culte,  ni membre du sanhédrin chargé de l'administration.

"Tout scribe, devenu disciple du Royaume est comme un maître de maison qui tire de son trésor de l'ancien et du neuf."  (Mt 13, 52)

Tous les "Docteurs de l'Eglise", tous les disciples du Royaume qui ont écrit depuis que Jésus a quitté cette terre,  sont des scribes. Ils ont cherché et découvert de l'ancien et du neuf dans leurs trésors. Le trésor du scribe  n'est pas ce qu'a écrit le scribe qui l'a précédé, fût-il "Docteur de l'Eglise", son trésor, c'est les Ecritures. Le trésor des théologiens n'est pas la somme des écrits des théologiens, c'est les Ecritures. La vérité de l'Eglise n'est pas dans les décisions des conciles, elle est dans les Ecritures.

C'est dans les Ecritures que les scribes d'aujourd'hui doivent chercher l'ancien et le neuf.

Heureux, le scribe inspiré par le Père, comme l'était Pierre, en reconnaissant en Jésus le Fils de Dieu :

"Heureux es-tu, Simon fils de Yonas, ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux."  (Mt 16, 15)

Damné est le scribe qui exprime sa propre pensée. Comme Pierre, il s'entendra dire :

Passe derrière moi Satan, tu es un obstacle sur ma route ; tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes." (Mt 16, 23)

Qui est le laboureur ?  Un scribe inspiré ? Le diable ?

A la semaine prochaine.

Le Laboureur te salue.

Par Le Laboureur
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Lundi 5 mai 2008 1 05 /05 /Mai /2008 23:33

"Tout scribe, devenu disciple du Royaume est comme un maître de maison qui tire de son trésor de l'ancien et du neuf".  (Mt 13, 52)

Le laboureur est comme un maître de maison chargé de découvrir du neuf et de le faire savoir à ceux qui connaissent le vieux.

Pas facile !

Jésus a dit des amateurs de vins :

" Jamais celui qui a bu du vieux ne désire du nouveau. Car il dit : C'est le vieux qui est bon." (Lc 5, 38)

Les heurts sont inévitables entre amateurs de vieux vins et amateurs de vins nouveaux.  Alors, faut-il ouvrir la bataille de l'ancien et du neuf ?

La réponse est dans les Ecritures. Jésus a dit :

"Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre. Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive. Oui, je suis venu séparer l'homme de son Père, la fille de sa mère, la belle-fille de sa belle-mère. On aura pour ennemi les gens de sa propre maison." (Mt 10, 34-36)

C'est clair. Jésus n'est pas venu  pour une paix consentie dans une somnolence béate. Il est venu pour un combat pour la Vérité.

Il a promis l'aide de l'Esprit pour l'atteindre.

" L'Esprit de Vérité vous guidera vers la Vérité entière." (Jn 16, 13)

Pas après pas, nous sommes guidés vers la Vérité. Tous, amateurs de vieux vin ou de vin nouveau.

La vérité évolue comme le vin : le vieux est bon tant qu'il n'est pas madérisé. Il n'est alors plus bon qu'à être jeté. Le jeune vin est plein d'espérance, il deviendra bon, madérisera à son tour pour être, à son tour jeté.

La vérité humaine est multiple et éphémère. Comme le vin, elle devient aigre et doit être abandonnée pour une vérité nouvelle qui passera à son tour tant que nous n'aurons pas découvert la Vérité divine : Dieu. Dieu seul est Vérité :

"Je suis la Vérité." (Jn 14, 6)

Le vin passe, mais la vigne demeure : elle est vivante et génère toujours un vin nouveau. De même, la vérité passe, mais la Vérité demeure.

Jésus a dit :

"A vin nouveau, outres neuves." (Mc 2, 22)

Le blogue est une outre toute neuve  qui peut recevoir une vérité nouvelle, qui peut diffuser la Bonne Nouvelle à toutes les nations.

Amis internautes, cherchons-la ensemble et diffusons-la ensemble.

A la semaine prochaine.

Le laboureur te salue.

Par Le Laboureur
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Jeudi 8 mai 2008 4 08 /05 /Mai /2008 14:42

" Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive."(Mt 10, 34)

"Pensez-vous que je sois venu mettre la paix dans le monde ? Non, je vous le dis, mais plutôt la division. Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées : trois contre deux et deux contre trois." (Luc 12, 51-52)

Jésus apporte le glaive et divise !

Le glaive, l'arme des gladiateurs, est une arme de combat, pas de guerre.

La guerre tue les ennemis pour des idées différentes. Les guerres de religions sont les pires : elles tuent pour une idée de Dieu différente : elles tuent dans l'allégresse, qu'elles s'appellent croisade, Saint-Barthélemy ou Djhead.

Le combat, au contraire, est un échange, un échange de coups certes, mais échange entre adversaires qui se respectent et ne veulent pas tuer. Les protagonistes ne contestent pas les idées de l'adversaires : ils pensent seulement leurs arguments meilleurs.

Jésus reconnaît bon ce combat puisqu'il en apporte l'arme. Cela ne veut pas dire que le combat doive durer toujours : il n'est qu'une étape vers la paix.

Dans la même famille, les antagonistes se combattent pour défendre chacun leur vérité, leur idée de Dieu.

Chacun a sa perception d'une même Vérité et d'un même Dieu, parce qu'il ne connaît ni Dieu, ni la Vérité : il n'en a qu'une perception humaine, donc partielle et  imparfaite.

Perception imparfaite ! Nous nous battons pour des pensées imparfaites : pour des pensées humaines.

Jésus a dit clairement à Pierre :

"Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes." (Mt 16, 23)

Quand les hommes auront reconnu que leurs pensées ne sont pas les Pensées de Dieu, quand les religions, quand les Eglises - toutes les Eglises - auront reconnu ne pas détenir toute la Vérité, il n'y aura plus de raison de se battre. Nous échangerons tous la Paix du Christ.

Alors est-il nécessaire d'ouvrir un combat pour défendre des pensées imparfaites ? Devons-nous mener le combat du neuf dans la Bible ? Comment le mener ?

La réponse est dans les Ecritures :

"Personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement le vin nouveau fera éclater les outres, il se répandra, et les outres seront perdues. Mais, il faut mettre le vin nouveau dans des outres neuves." (Lc 5, 37-38)

Laissons donc le vieux vin dans les vieilles outres, l'Eglise traditionnelle dans les églises traditionnelles. Le bon vin ne sera pas perdu. Mais, le vin nouveau, il faut le mettre dans des outres neuves. "Les outres neuves" : aujourd'hui, c'est Internet, qui portera la Bonne Nouvelle à toutes les nations, jusqu'aux extrémités de la terre.

"Il faut ". Le texte ne nous donne pas le choix. "Il faut mettre le vin nouveau dans des outres neuves."

Les vieilles outres vont-elles accepter ce vin nouveau dans d'autres outres que les leurs ? Elles vont lui trouver mauvais goût. Jésus lui-même le dit :

"Jamais celui qui a bu du vieux ne désire du nouveau. Car il dit : C'est le vieux qui est bon." (Lc 5, 38)

Le combat est donc inévitable ! Cela va être chaud !

Sans doute ! Mais le témoin de l'Apocalypse dit à l'Eglise de Laodicée :

"Je connais ta conduite : tu n'es ni froid, ni brulant – mieux vaudrait que tu sois ou froid ou brûlant - Aussi, puisque tu es tiède – ni froid, ni brûlant  -  je vais te vomir. "( Ap 3, 15-16)

Qu'est devenue l'Eglise de Laodicée ? Froide ? Brûlante ? Vomie ?

A la semaine prochaine.

Le laboureur te salue.

Par Le Laboureur
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Vendredi 16 mai 2008 5 16 /05 /Mai /2008 10:36

Jésus apporte glaive et division au sein d'une même famille :

"Pensez-vous que je sois venu mettre la paix dans le monde ? Non, je vous le dis, mais plutôt la division." (Luc 12, 51-52)

" Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive."(Mt 10, 34)

En même temps, le même Jésus demande à ses disciples d'apporter la paix dans toute maison où ils s'arrêtent :

"Dans toute maison où vous entrerez, dites d'abord : Paix à cette maison."( Lc 10, 5)                                             

Il demande au Père de rassembler tous les hommes dans une unité parfaite :

"Que tous, ils soient un en nous… Que leur unité soit parfaite." (Jn 17, 21-23)

Et, avant de quitter cette terre il donne aux hommes sa paix en héritage.                          

" C'est la paix que je vous laisse, c'est ma paix que je vous donne ; ce n'est pas à la manière du monde que je vous la donne." (Jn 14, 27)

Contradiction évidente entre ces différents propos de Jésus !

Contradiction. Donc du nouveau à découvrir.

Contradiction dans les propos, dans la Parole de Dieu. Oui. Mais, sûrement pas dans sa Pensée !

Il n'y a aucune contradiction si l'on admet que l'Esrit-Saint nous fait comprendre, par des propos apparemment contradictoires, ce qu'il veut, de la Pensée de Dieu. L'Esprit est infiniment libre et utilise, à son gré, notre capacité à  comprendre ce que nous pouvons.
Il n'y a pas contradiction, il y a progression dans la compréhension. Le combat entre membres divisés d'une même famille n'est qu'une étape vers la Paix de Dieu et l'unité dans la Trinité.
La révélation se fait par étapes : elle est évolutive.

La paix des hommes est fragile. La paix de Dieu est solide : elle demeure à jamais dans nos cœurs, même au milieu des combats que nous menons sur terre.

L'ancien Testament nous disait déjà que le combat mène à la paix : c'est l'histoire de Jacob et Esaü : le passage du Yabboq.

A la semaine prochaine.
Le Laboureur te salue.

 

Par Le Laboureur
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Vendredi 23 mai 2008 5 23 /05 /Mai /2008 12:05

 

Jacob a volé à son aîné le droit d'aînesse et la bénédiction paternelle. Il assure, à la place d'Esaü, la descendance promise à son grand-père, Abraham.

Il a fui pendant vingt ans la colère de son frère. Il revient avec ses femmes et ses enfants dans la terre de ses pères, occupée par Esaü. L'affrontement est pour demain.

Jacob a peur.  Il s'est isolé pour la nuit.

 

Le passage du Yabboq

"Un homme se roula avec lui dans la poussière jusqu'au lever de l'aurore. Il vit qu'il ne pourrait l'emporter sur lui, il heurta Jacob à la courbe de la hanche qui se déboîta…

 Il lui dit : - Laisse-moi, car l'aurore s'est levée. - Je ne te laisserai pas tant que tu ne m'aies béni. Il lui dit : - Quel est ton nom ? - Jacob répondit-il. Il reprit : - On ne t'appellera plus Jacob, mais Israël, car tu as lutté avec Dieu et avec les hommes, et tu l'as emporté. Jacob lui demanda : - De Grâce, indique-moi ton nom. - Et pourquoi, dit-il me demandes-tu mon nom ? Là même, il le bénit. Jacob appela ce lieu Peniel - c'est à dire Face de Dieu - car j'ai vu Dieu face à face, et ma vie a été sauve.

Le soleil se levait…  Il boitait de la hanche." ( Gn 32, 24-32)

Jacob combattit toute une nuit avec un homme en qui il reconnut Dieu. Il le déclara vainqueur.

Dieu, battu par Jacob ! Dieu sous la dépendance de Jacob ?

Oui.

La rencontre

L'Homme-Dieu se met au service de Jacob pour battre son frère Esaü. Pas par les armes, par l'amour. Le Seigneur transforme la peur de Jacob et le désir de vengeance d'Esaü en un amour réciproque.

L'amour se donne et se reçoit : l'amour est échange.

"Esaü courut à sa rencontre, l'étreignit, se jeta à son cou et l'embrassa. Ils pleurèrent." (Gn 33, 3-4)

"Jacob s'écria : Si j'ai pu trouver grâce à tes yeux, tu accepteras de ma main mon présent, en effet, puisque j'ai vu ta face comme on voit la face de Dieu et que tu m'as agréé, reçois donc de moi le bienfait qui t'a été apporté, car c'est Dieu qui m'en a gratifié, j'ai tout à moi. Il le pressa et l'autre accepta." (Gn 33, 10-11)

Le combat avec l'Homme-Dieu était le combat qui précédait la paix entre les frères.


Où est le droit ?

Où est le droit dans ce passage biblique ? L'usurpateur l'a emporté sur le droit.

Le Seigneur n'a que faire du droit humain. Le vrai droit est sa volonté.

Son droit n'est pas notre droit, sa cohérence n'est pas notre cohérence. Toutes les décisions de Dieu ont un sens qu'il ne nous explique pas. C'est son droit, et c'est… notre bon droit. Sa justice ne condamne pas, elle rend juste.

"Quand il viendra ( l'Esprit de Vérité),… Il montrera où est le bon droit." (Jean 16, 8-11)

 

"Il boitait de la hanche"

Tout combat laisse des séquelles. Les clous de la croix et la lance du soldat ont aussi laissé des marques sur le corps de Jésus. Thomas les a vus. Les boiteries et les cicatrices des combats passés sont des rappels quotidiens qui nous préparent au grand combat futur, celui de la mort. Nous verrons Jésus, "Fils de l'Homme" et "Fils de Dieu", Homme-Dieu,  face à face : il s'interposera sur notre chemin, nous déclarera vainqueur et assurera notre passage sur l'autre rive.

 

A la semaine prochaine.

Le laboureur te salue.
Par Le Laboureur
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Vendredi 30 mai 2008 5 30 /05 /Mai /2008 11:29

"Ce jour là, le soir venu, Jésus dit à ses disciples : Passons sur l'autre rive.  Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, dans la barque, comme il était."( Marc 4, 35)

Pour passer sur l'autre rive où vivent les étrangers, les disciples traversèrent la mer de Galilée et affrontèrent la tempête.

"Jésus dormait sur le coussin à l'arrière. Ses compagnons le réveillent et lui crient : Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? Réveillé, il interpelle le vent avec vivacité et dit à la mer : Silence, tais-toi. Le vent se calma et il se fit un grand calme. Jésus leur dit : Pourquoi avoir peur ? Comment se fait-il que vous n'ayez pas la foi ? Saisis d'une grande crainte, ils se disaient entre eux : Qui est-il donc, pour que même le vent et la mer lui obéissent ?" (Marc 4, 38-41)

Sur l'autre rive, au pays des Géraséniens, pays étranger où on appréciait la viande de porcs, un homme, possédé d'une légion de démons était impossible à maîtriser.  Jésus libéra cet homme et précipita dans la mer le troupeau de porcs où s'étaient réfugiés les démons.

 

Passer sur l'autre rive, c'est, pour les disciples, affronter les dangers de la mer de Galilée et aller, avec Jésus, à la rencontre des étrangers.

Le passage du Yabboq était pour Jacob, affronter la colère d'Esaü. Son combat avec le Seigneur le mit sur le chemin de la réconciliation.

 

L'eau sépare les rives

Passer d'une rive à l'autre, c'est aller vers l'autre en franchissant un obstacle.

Jésus nous y invite : "Passons sur l'autre rive." Il nous laisse faire à notre guise. Il dort… et n'intervient qu'à notre demande quand nous sommes débordés par les obstacles :

"Maître, nous sommes perdus ;  cela ne te fait rien ?"

Si ! Cela lui fait quelque chose, mais il attend notre appel pour intervenir : il ne s'impose pas. 

Il ne s'impose pas ! Certes ! Mais, d'où vient l'obstacle ? N'en est-il  pas le responsable ? Esaü a quelques raisons d'être en colère contre son frère : il lui a volé la bénédiction paternelle. Mais qui a choisi Jacob plutôt qu'Esaü pour assurer la descendance promise à Abraham ? Qui a déclenché la tempête sur le lac de Tibériade juste au moment voulu ?

En allant vers l'autre, on rencontre toujours Dieu. Bien souvent, dans la tempête, sur le lac ou dans le combat du Yabboq.

Dans un cas, comme dans l'autre, le Seigneur assure seul l'issue favorable : il mène les disciples à bon port, même s'il dort sur le coussin arrière, et il réconcilie les deux frères. Dieu arrive toujours à ses fins.

 

Qui est-il donc ?

"Qui est-il donc, pour que même le vent et la mer lui obéissent. ?

La réponse est dans le texte lui-même.

Jésus est le "Fils de l'homme". Pour tous les hommes, il se présente comme un homme. Fatigué, il dort. Il ne s'impose pas, il se laisse mener : "ils emmenèrent Jésus, dans la barque, comme il était". Il se laissera mener jusqu'à la croix.

Pour les croyants, il est le" Fils de Dieu", créateur de l'univers auquel il a donné ses lois. Il est maître des éléments et des événements. Chaque miracle proclame que Jésus est Fils de Dieu, créateur de l'univers et de ses lois : il est au dessus-des lois.

Jésus est celui qui fait passer sur l'autre rive. Il emmène ses disciples sur l'autre rive du lac, chez les frères étrangers.

 

L'autre rive est le ciel

Jésus est maître de la vie et de la mort : il a fait passer Moïse sur l'autre rive de la Mer Rouge, mais il ne lui a pas laissé franchir le Jourdain pour atteindre la terre promise : il lui a fait traverser la mort pour atteindre l'autre rive,  définitive celle-là, le ciel où se retrouveront tous les frères désormais réunis dans la Trinité.

"Pourquoi avoir peur ? Comment se fait-il que vous n'ayez pas la foi ?"

Atteindre l'autre rive, c'est, pour tous les hommes, atteindre le ciel en traversant l'épreuve de la mort. Pour atteindre cette rive, il faut rencontrer Jésus et sa croix : il est la porte des brebis, le passage et le passeur. Sa croix attire les frères séparés et les réunit dans l'unité de la Trinité.

"Personne ne va vers le Père sans passer par moi." (Jean 14, 6)
"Je suis la porte des brebis." (Jean 10, 7)

"Qu'ils soient un en nous." (Jean 17, 21)

 

A la semaine prochaine.
Le laboureur te salue.

Le laboureur te salue.
Par Le Laboureur
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Vendredi 6 juin 2008 5 06 /06 /Juin /2008 10:49



L'ancien sera transformé en neuf

"Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d'étoffe neuve." (Mc 2, 21)

Notre monde est-il vieux ? N'est il pas encore en création ? A la fin des temps, il sera vieux et un monde nouveau apparaîtra :

"Alors, j'ai vu un ciel nouveau et une terre nouvelle, car le premier ciel et la première terre avaient disparu." (Ap 21, 1)    

Le paradis ne sera pas un paradis terrestre rafistolé et l'homme nouveau ne sera pas l'homme terrestre réparé, le vieux retrouvant sa jeunesse, le borgne retrouvant son œil et l'amputé sa jambe.

L'homme ne sera pas réparé et on ne lui mettra pas non plus, un vêtement neuf par-dessus le vieux. Paul a dit :

 

" Nous ne voudrions pas nous dévêtir, mais revêtir un vêtement par-dessus l'autre, pour que notre corps mortel soit absorbé par la vie." (2 Co 5, 4)

Il n'en sera rien : notre corps, ce vieux vêtement, ne sera pas ravaudé : il sera abandonné. Le pécheur ne sera pas un pécheur rhabillé ou blanchi de son péché : il sera un juste, un homme nouveau. Son corps de chair périssable, son corps de pécheur sera abandonné pour laisser place à son corps impérissable, tout esprit.

C'est encore Paul qui le dit :

"Nous serons transformés. Car il faut que ce qui est périssable en nous devienne impérissable" (1 Co 15, 52-53)

L'homme nouveau changera de nature, comme la chenille devient papillon ; de terrestre, il deviendra céleste ; il changera de forme ; il sera transformé.

 

L'homme ancien et l'homme nouveau : même identité

Le neuf remplacera l'ancien, mais ancien et neuf ne font qu'un.  Le papillon remplace la chenille, mais papillon et chenille restent le même individu. Le neuf garde l'identité du vieux.

L'homme nouveau n'aura plus rien de terrestre : il sera transformé en esprit. Paul le dit :

"Ce qui est semé est un corps humain, ce qui est ressuscité est un corps spirituel." (1 Cor 15, 44)

Corps humain, corps spirituel : même identité !

Transformé ?

Oui, mais pas replâtré !

Ce corps ne passera pas dans un atelier de réparation, un purgatoire où il serait débarrassé de ses imperfections pour le rendre présentable aux yeux de Dieu : il ne subira pas un lavage de cerveau et son cœur n'ira pas dans un camp de rééducation pour le rendre meilleur. En un mot : il ne fera pas un temps de purification, un temps de purgatoire.

Sur la croix, le Christ en en a fait un juste. Jésus a donné pour lui sa vie d'homme et lui donne une vie nouvelle, sa vie de Dieu. Don parfait ! Vie parfaite ! Pas de rafistolage. Le juste n'est pas un pécheur replâtré. Sur la croix,  le "Fils de l'homme" fait d'un fils d'homme pécheur, un juste fils de Dieu.

Le Christ, en une seule Parole, a rendu juste un pécheur, le "bon" larron. En s'adressant à lui, sur le point de mourir, Jésus s'adresse à chacun de nous. Au moment de notre mort, nous l'entendrons aussi nous dire :

"Amen, je te le déclare : aujourd'hui même tu seras dans le paradis." (Lc 23, 43)


A la semaine prochaine.
Le laboureur te salue

Par Le Laboureur
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Vendredi 13 juin 2008 5 13 /06 /Juin /2008 11:58

Dieu est Esprit; l'homme est corps et esprit.

 

Seul l'esprit peut connaître Dieu

Le corps humain, comme celui de l'animal ne peut percevoir Dieu. Le corps perçoit par les sens, transmet l'information au cerveau qui commande aux muscles d'agir. L'âne reçoit le coup de bâton et son cerveau lui commande d'avancer.

L'homme est libre ; il a reçu l'esprit qui contrôle son cerveau. L'homme qui reçoit une gifle peut  la rendre ou tendre l'autre joue.

L'animal voit et ne réfléchit pas.

L'homme voit l'œuvre de Dieu, la création et peut réfléchir. Tel un miroir, il reçoit la vision du réel et réfléchit du virtuel, une image : une image virtuelle. L'homme est libre : il est comme un miroir qui pourrait choisir sa forme : plan, concave, convexe ou irrégulier. Il renvoie, après réflexion, une image ressemblante ou une image déformée. S'il se regarde dans un miroir neutre, son image lui ressemble, mais elle est virtuelle.  S'il se regarde dans un miroir irrégulier, il ne verra qu'une grimace, comme au musée Grévin, une grimace virtuelle.

Ainsi l'homme voit la nature crée, la création réelle, mais ne réfléchira jamais qu'un Dieu créateur virtuel, une image de Dieu ressemblante ou déformée selon sa liberté.

L'homme seul ne peut atteindre Dieu. Il a essayé de le rencontrer au ciel en construisant une tour : la tour de Babel :

"Bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touche le ciel."
                                                                                            (Genèse 11, 4)

Cela n'a pas marché !

La science étudie la créature bien réelle. Le penseur imagine le créateur : il n'en aura jamais qu'une image virtuelle.

 

Dieu se révèle

L'homme ne peut connaître Dieu que si Dieu se révèle à lui.

Dieu est Esprit, l'homme est corps et esprit. Dieu a deux moyens de se révéler à l'homme : se faire percevoir par son corps, par ses sens, ou directement par son esprit.

Les sens de l'homme ne perçoivent pas l'esprit. Dieu, le Verbe s'est fait chair pour être accessible aux sens de l'homme et se faire connaître.

"Dieu, personne ne l'a jamais vu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, c'est lui qui a conduit à le connaître. " (Jean 1, 18)

Dieu, Esprit, peut accéder directement à l'esprit de l'homme. Il lui a donc envoyé son Esprit : l'Esprit saint pour se faire comprendre : Jésus a dit :

"C'est votre intérêt que je m'en aille, car, si je ne m'en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous ; mais si je pars, je vous l'enverrai."( Jean 16, 7)

Le Père se fait connaître, il se révèle, à la fois par son Verbe fait chair, et par son Esprit : Dieu est Trinité.

 

La révélation n'est pas terminée

Jésus est mort. Ses témoins sont morts. Le Verbe ne parle plus. Il a parlé devant des témoins qui ont écrit ce qu'il a fait et dit. La Parole de Dieu est définitivement fixée dans l'écrit, l'Evangile.

Le corps de Jésus est mort et ne s'exprime plus en langage humain, mais l'Esprit est vivant : il ne meurt pas. Lui seul désormais révèle Dieu :

"C'est l'Esprit qui fait vivre : la chair n'est capable de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie." (Jean 6, 63)

L'Esprit saint nous révèle Dieu en nous faisant comprendre sa Parole révélée :

"L'Esprit de Vérité vous guidera vers la vérité entière. En effet, ce qu'il dira ne viendra pas de lui-même : il redira ce qu'il aura entendu ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître." (Jean 16, 13)

Nous serons guidés vers la vérité tant que nous ne l'aurons pas vue, face à face, telle qu'elle est vraiment. Ce jour-là, le dernier, la révélation sera seulement terminée et nous connaîtront la Vérité entière :

"Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie." (Jean 14, 5)

En attendant, personne ne connaît la vérité : personne ne l'a détient. Nous ne pouvons que nous laisser guider vers elle. L'Esprit, comme le vent, souffle où il veut :

"Le vent souffle où il veut ." (Jean 3, 8)

 

A la semaine prochaine.
Le laboureur te salue.

Par Le Laboureur
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Vendredi 20 juin 2008 5 20 /06 /Juin /2008 13:25

Le Verbe, fait chair, exprime la Pensée de Dieu-Esprit, ainsi rendue accessible à l'homme-chair. L'Evangile est Parole de Dieu, et renferme la Pensée de Dieu qu'il veut bien révéler à l'homme.

Jésus s'est fait homme au pays des juifs. Il a parlé leur langue, l’araméen qui se parle plus qu’il ne s’écrit. Il s’est adressé à des bergers, à des pécheurs, à des vignerons, à des semeurs et des laboureurs, dans un langage de bergers, de pécheurs, de vignerons, de semeurs et de laboureur. Dans ce contexte limité, Jésus s’adresse à l’humanité entière. Cet Evangile, que les premiers chrétiens comprenaient au premier degré, est la Parole et la Pensée de Dieu, chiffrée, laissée aux scientifiques, aux philosophes et aux théologiens de tous les temps. Il leur faut le décoder.

La compréhension d’un texte dépend à la fois du texte lui-même, de l’interprète et de son inspiration.

 

Les textes bibliques sont souvent obscurs

"C’est en paraboles que je parlerai."  (Mt 13,34)

Jésus utilise un langage difficile, et Marc le reconnaît :

" Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole dans la  mesure où ils pouvaient la comprendre." (Mc 4, 33)

La foule comprenait ce qu'elle pouvait, parfois de travers, ou même rien du tout… et elle s'en allait :

"Ce qu'il dit là est intolérable, on ne peut continuer à l'écouter… A partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s'en allèrent." (Jean 6, 60-66)

C’était prévu :

" Ils pourront bien regarder de tous leurs yeux, mais ils ne verront pas ; ils pourront bien écouter de toutes leurs oreilles, mais ils ne comprendront pas."
(Is 6, 9-10) (Mc 4, 12)

Pour comprendre, il faut un interprète.

 

Nécessité d’un interprète

Jésus est l'interprète pour ses disciples. Il leur explique la Pensée de Dieu qu'ils devaient comprendre avant de la propager.

"Il ne leur disait rien sans employer de paraboles, mais en particulier il expliquait tout à ses disciples." (Mc 4, 34)

Le Christ avant de monter au ciel, a désigné clairement Pierre comme gardien de sa Parole et assuré l'Eglise de son assistance jusqu'à la fin du monde :

"Et moi, je suis avec vous jusqu'à la fin du monde." (Mt 28, 20)

L'Eglise est ainsi désignée comme dépositaire et interprète officiel de la Parole, tant que durera cette terre. Elle n'en a pas pour autant le monopole. Jésus n'a pas réservé son enseignement à ses disciples : il a parlé à la foule et aux étrangers. Ainsi, Nicodème n'était pas encore disciple lorsqu'il reçut  le message essentiel de la renaissance. Nicodème a été l'intermédiaire, l'interprète, entre Jésus et l'humanité. Jésus lui a dit :

"Le vent souffle où il veut." (Jean3, 8)

L’Esprit est justement le troisième facteur de compréhension des Ecritures.

 

Dieu se révèle par son Esprit

L'Esprit se manifeste à qui il veut, à chacun de nous, pour lui faire comprendre la Parole, dans la mesure où il est en mesure de la recevoir et en fonction de la mission qui lui est proposée. A la Pentecôte, les disciples ont reçu l’Esprit de façon personnelle, sous la forme d’une langue de feu individuelle. Aussitôt, ils ont parlé la langue de ceux vers lesquels ils étaient envoyés et leur ont expliqué la Parole de Dieu :

"Chacun d'eux les entendait parler dans sa propre langue." (Actes 2, 6)

Entendre la Parole est une chose : la comprendre en est une autre. Comprendre la Parole de Dieu, c'est l'intégrer, la faire sienne. Entendre est à portée de l'homme ; faire comprendre est le travail de l'Esprit.

L'Esprit passe par l'homme pour se faire comprendre : Dieu passe par l'homme pour se faire connaître.

Dieu est Trinité : le Père se fait entendre par son Verbe, le Fils fait chair, et se fait comprendre par son Esprit.

 

A la semaine prochaine.

Le laboureur te salue.

Par Le Laboureur
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Vendredi 27 juin 2008 5 27 /06 /Juin /2008 08:59


La tradition est ce qui est transmis, le plus souvent par la parole.

La tradition est vivante.

Nous bénéficions tous de la tradition puisque, dès notre naissance, nos parents nous font bénéficier de tout ce qu'ils ont eux-mêmes appris de leurs parents. Ils y ajoutent leur propre expérience, et nous bénéficions d'une tradition vivante que nous ferons vivre à notre tour, en la transmettant à nos enfants, augmentée de notre propre expérience.

La tradition est vivante dans les Ecritures.

L'écrit n'évolue pas ; il est définitif ; il fixe une image. Le scribe fixe sur son écritoire l'image qu'il a vue de la société, ou de sa compréhension du monde, au moment où il écrit. Un seul écrit fixe une seule image. La Bible est composée de nombreux livres qui sont autant d'images fixées du peuple juif et de sa compréhension du monde. Aucun livre biblique n'est la reproduction du précédent. Aucun livre ne fixe la tradition : la tradition vit grâce à la multiplicité des livres.

 Jésus utilise la tradition et la fait évoluer.

Jésus connaît la loi et les prophètes ; il s'y réfère, souvent pour les compléter ou pour les dépasser.

"Ne pensez pas que je sois venu abolir la loi et les prophètes: Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir" (Matth 5, 17)

Pourtant, il prend des libertés avec la loi du sabbat :

"Le sabbat a été fait pour l'homme et non l'homme pour le sabbat." (Marc2, 27)

Jésus fait évoluer l'Ancien Testament, il fait vivre la tradition. Il utilise les vérités anciennes pour en établir de nouvelles. Il part d'une vérité ancienne, admise par tous, et en établit une nouvelle qui la dépasse jusqu'à parfois la contredire. Quand Jésus se contredit, il ne ment pas, il part d'une vérité admise qui n'était pas fausse, mais qui le devient, tant elle est dépassée par la vérité nouvelle qu'il établit. Concrètement : la Cananéenne.

La Cananéenne

"Jésus s'était retiré vers la région de Tyr et de Sidon. Voici qu'une Cananéenne, venue de ces territoires, criait : Aie-pitié de moi, Seigneur, Fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. Mais il ne lui répondit rien. Les disciples s'approchèrent de lui pour lui demander : Donne-lui satisfaction, car elle nous poursuit de ses cris ! Jésus répondit : Je n'ai été envoyé que pour les brebis perdues d'Israël. Mais elle vint se prosterner devant lui : Seigneur, viens à mon secours ! Il répondit : Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le donner aux petits chiens. C'est vrai, Seigneur, reprit-elle ; mais  justement les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. Jésus répondit : Femme, ta foi est grande, que tout se fasse pour toi comme tu le veux ! Et, à l'heure même, sa fille fut guérie." (Mt 15, 21-27)

Jésus ne choque personne, en répondant aux disciples importunés par les cris de l'étrangère :

"Je n'ai été envoyé que pour les brebis égarées d'Israël."

Au moment où il prononce ces paroles, Jésus évoque une vérité établie : Le Messie viendra sauver Israël et l’étrangère le sait aussi. Elle reçoit sans acrimonie d’être comparée à un chien :

 "Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants pour le donner aux petits chiens."

Les enfants de Dieu ne sont que les juifs, les autres sont des chiens !

Inacceptable vérité pour celui qui lit aujourd’hui ce passage d’Evangile !

Vérité établie par tous les livres de l'Ancien Testament : Jésus ne ment pas.

Jésus s’appuie sur une vérité révélée, admise par tous, pour en établir une nouvelle qui dépasse la précédente et la rend caduque.

Quelle vérité nouvelle ? Celle qu’il établit en guérissant sur le champs la fille de l’étrangère : Dieu s'est fait homme pour tous les hommes : il n'y a pas les juifs et les autres : il n'y a que des hommes tous créés à l'image de Dieu. Jésus s'est fait homme pour l'humanité entière.

Ainsi Jésus qui est la Vérité ose énoncer une contrevérité dépassée pour faire évoluer la vérité.

Fixer la tradition, c'est la tuer.

Nous sommes tous traditionalistes, mais certains focalisent sur une seule image : ils sont figés devant et ne veulent pas en voir d'autres. Ceux là tuent la tradition en la fixant.

 A la semaine prochaine.

Le laboureur te salue.


 


 

Par Le Laboureur
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Vendredi 4 juillet 2008 5 04 /07 /Juil /2008 11:13

L'habitude est ce qui est acquis et que nous ne voulons pas changer.

Les habitudes sont d'ordre animal

Le réflexe conditionné consiste à donner des habitudes à un animal.

Un chien, comme tout animal, salive quand on lui présente de la nourriture. Pavlow présente de la nourriture à un chien et en même temps émet un signal sonore : le chien salive. Il renouvelle ce protocole un certain nombre de fois, puis émet  le signal sonore sans présenter de nourriture : le chien salive. Le chien a pris l'habitude de saliver au signal sonore.

De la même façon, le chrétien conditionné va à l'église le dimanche, quand les cloches sonnent. Par habitude !

L'homme est un animal, soumis à la loi animale, mais Dieu lui a donné un esprit capable de contrôler l'animal qui est en lui.

Le vrai chrétien est un homme non conditionné. Il fait un acte contrôlé et volontaire en allant à la messe le dimanche. C'est un choix libre, d'homme libre.

Les Ecritures n'incitent pas aux habitudes

Quand le peuple juif a tendance à s'endormir dans des habitudes confortables, surgit un événement ou un prophète pour le faire changer de place ou d'habitude. Il lui faut sortir d'Egypte ou faire pénitence pour échapper aux foudres de Dieu.

La manne du désert n'est pas un conditionnement : c'est un don du ciel à Israël pour assurer sa subsistance.

Jésus n'a aucune habitude et les combat.

Jésus est venu pour une remise en question

 "Je suis venu en ce monde pour une remise en question : pour que ceux qui ne voient pas puissent voir et que ceux qui voient deviennent aveugles."  (Jn 9, 39)

Les pharisiens avaient des habitudes : ils respectaient le sabbat, par tradition : ils en avaient une image immuable. Jésus qui avait donné la vue à un aveugle-né, un jour de sabbat, ne pouvait être un envoyé de Dieu :

 "Celui-là ne vient pas de Dieu puisqu'il ne respecte pas (le repos) du sabbat."( Jean 9, 16)

Jésus est venu remettre en question les habitudes des pharisiens… et les nôtres. 

Les habitudes de Paul et des Eglises.

Paul a dit :

"La tête de la femme, c'est l'homme… Toute femme qui prie ou prophétise la tête dévoilée, fait honte à sa tête, car c'est exactement comme si elle était rasée. En effet, si elle ne se voile pas, qu'elle se fasse tondre. L'homme, lui, ne doit pas se voiler la tête, puisqu'il est l'image et le reflet de Dieu ; or la femme est le reflet de l'homme. En effet l'homme n'a pas été tiré de la femme, c'est la femme qui a été tirée de l'homme, car l'homme n'a pas été créé à cause de la femme, mais c'est la femme qui a été créée à cause de l'homme. C'est pourquoi la femme doit avoir sur la tête un signe de sa dignité, à cause des anges. D'ailleurs dans le Seigneur, la femme n'existe pas sans l'homme, ni l'homme sans la femme….

Jugez-en par vous-mêmes : Est-il convenable qu'une femme prie sans être voilée ? La nature vous enseigne, n'est-ce-pas, que pour un homme c'est déshonorant d'avoir les cheveux longs, et que pour une femme c'est une gloire, car la chevelure lui a été donnée pour s'en draper. Et si quelqu'un croit devoir ergoter, nous n'avons pas cette manière de faire, et les Eglises de Dieu non plus."(1Cor.11-16)
  
                          

Difficile à avaler aujourd'hui !

Paul est un homme, un corps et un esprit, un animal contrôlé par son esprit. L'esprit de Paul, pour une fois, n'a pas dominé l'animal. Paul est un homme de son temps et il écrit ce qu'il a compris. Même lui peut se laisser-aller aux habitudes de son temps et en faire ses habitudes.

Plutôt rassurant !

A Paul qui refuse tout droit de contestation aux fidèles parce que ce n’est pas dans ses habitudes, Jésus, s’il avait encore été sur terre, aurait sans doute  dit comme à Pierre :

" Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. "(Matthieu 16, 23)

Les Eglises de Jésus-Christ sont, elles aussi, des institutions humaines, nées de la volonté du Fils de l'homme". Elles aussi peuvent prendre des habitudes. Plus grave, elles peuvent en donner et conditionner les chrétiens !

Alors, n'ergotons pas… , mais remettons en question ! ! !

 

A la semaine prochaine.

Le laboureur te salue.
Par Le Laboureur
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Vendredi 11 juillet 2008 5 11 /07 /Juil /2008 11:36

 

Dans les Ecritures, trois textes parlent particulièrement de la création. Ils se complètent.

Premier récit de la Genèse (Gen 1, 1-30  2, 1-4)

Le premier jour, Dieu créa la lumière :

" Dieu dit : Que la lumière soit ! Et la lumière fut." (Gn 1, 3)

Le deuxième, il fit le firmament :

" Dieu dit :Qu'il y ait un firmament"

Le troisième, il établit le monde végétal :

" Dieu dit :Que la terre se couvre de verdure qui rend fécond sa semence."

Le quatrième, il fit le soleil et la lune :

" Dieu dit :Qu'il y ait des luminaires au firmament du ciel."

Le cinquième, il fit les poissons et les oiseaux :

" Dieu dit :Que les eaux grouillent de bestioles vivantes et que l'oiseau vole."

Le sixième, il peupla la terre des animaux et des hommes :

" Dieu dit :Que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce."

" Dieu dit :Faisons l'homme à notre ressemblance et qu'il soumette… toute la terre."

Deuxième récit de la genèse (Gen 2, 1-24  3, 1-23)

"Le Seigneur Dieu modela l'homme avec de la poussière prise sur le sol. Il insuffla dans ses narines l'haleine de vie, et l'homme devint un être vivant…

Le Seigneur mit l'homme dans un jardin avec des arbres dont celui de la vie et celui de la connaissance du bien et du mal :

"Le Seigneur Dieu planta un jardin  en Eden, à l'orient, et il y plaça l'homme qu'il avait formé. Le Seigneur Dieu fit germer du sol tout arbre attrayant et bon à manger, l'arbre de vie au milieu du jardin et l'arbre de la connaissance de ce qui est bon et mauvais."

Le jardin était irrigué par un fleuve se divisant en quatre bras dont le Tigre et l'Euphrate. Le Seigneur confia à l'homme la garde et l'entretien du jardin et lui dit :

"Tu pourras manger de tout arbre du jardin, mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance de ce qui est bon ou mauvais car, du jour où tu en mangeras, tu devras mourir."

"Il n'est pas bon pour l'homme d'être seul… Le Seigneur fit tomber dans une torpeur l'homme qui s'endormit ; il prit une de ses côtes et referma les chairs à sa place. Le Seigneur transforma la côte qu'il avait prise à l'homme en une femme qu'il lui amena." (Gen 2, 7-22)

Le prologue de Jean (Jean 1, 1-18)

"Au commencement était le Verbe et le Verbe était auprès de Dieu et le Verbe était Dieu… En lui était la Vie et la Vie était  la Lumière des hommes…Il était la vraie lumière qui éclaire tout homme en venant dans ce monde. Il était dans le monde, lui, par qui tout a été fait… Et le Verbe s'est fait chair." (Jean 1, 1-14)"

La Trinité créatrice

Le Tout-Puissant, son Verbe et leur Esprit commun forment la Trinité. Le Tout-Puissant s'exprime par son Verbe qui est Vie, Lumière invisible puisqu'Esprit.

Pour créer le monde, Dieu envoie son Verbe, la Lumière invisible. Cette Lumière invisible crée la lumière visible. Dieu donne son Verbe au monde : il donne de lui-même, en se séparant d'une partie de lui-même, de son Verbe. Le Tout-puissant éloigne son Verbe, mais reste un avec lui par leur Esprit commun qui les unit. L'Espace qui sépare Dieu de son Verbe est occupé par l'Esprit qui procède de l'un et de l'autre et organise la lumière pour en faire le cosmos, la terre, le minéral, le végétal, l'animal, et même le corps humain, façonné de poussière.

L'homme, image de Dieu

En créant l'homme à son image, Dieu lui donna l'esprit à l'image du sien et la liberté à l'image de la sienne. L'homme peut aimer Dieu librement ou lui refuser son amour.

La création parfaite

En se faisant chair, le Verbe créateur se fait créature, créature parfaite comme le créateur. En Jésus, Fils de Dieu fait homme, la création atteint la perfection.


A la semaine prochaine.

Le laboureur te salue.

Par Le Laboureur
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Vendredi 18 juillet 2008 5 18 /07 /Juil /2008 11:57

Dieu est Amour et Trinité. Il a créé un monde d'amour, trinitaire, avec une seule loi, la loi de l'amour.

La loi d'amour

L'amour donne et reçoit, attire et repousse.

Donner est prendre de soi pour le donner à un autre. C'est éloigner une partie de soi : c'est repousser.

Recevoir est prendre d'un autre. C'est attirer à soi quelque chose de l'autre.

Donner et recevoir, attirer et repousser, c'est la même chose, c'est la même loi la loi d'amour.

Le terme d'amour est réservé à Dieu et aux hommes. Pour les créatures sans esprit, il serait plus convenable de parler de la loi d'aimantation, mais c'est la même loi.

Dieu le grand aimant

Dieu est l'Amour parfait : c'est l'aimant parfait. Le Père aime le fils, et le Fils aime le Père de façon parfaite : ils sont unis par un Amour parfait, le saint-Esprit. Ils sont unis comme deux aimants parfaits, parfaitement unis par un champs magnétique parfait.

Pour créer le monde, le Père use de sa toute-puissance et donne de lui-même : il envoie son Fils qui est lui-même : il l'éloigne, se sépare de lui à la façon d'un arc qui envoie sa flèche. L'arc aimant ou aimanté envoie sa flèche aimante ou aimantée.

Dieu est Lumière et il envoie sa Lumière, son Verbe, Esprit, créer la lumière matérielle, le monde fait de lumière, fait de particules élémentaires de lumière, aimantées.

L'éther trinitaire

Ainsi le Père, aimant et aimanté, envoie le Fils, Verbe, Esprit, Lumière et Amour, créer un monde matériel, lumière aimantée. Le Père et le Fils restent unis par leur Esprit, le Saint-Esprit. Le champs magnétique créé est le champs d'action du Saint-Esprit, le champs d'action de l'Amour : l'éther trinitaire. L'éther trinitaire est plein d'amour, et n'a rien à voir avec le vide, le néant que n'a pas encore atteint la lumière, l'incréé.

L'éther trinitaire est le monde cosmique où la flèche du Verbe aimantée entraîne les particules élémentaires de lumière chargée d'énergie toujours plus loin, toujours plus loin de l'arc qui l'a envoyée. Le monde est en expansion constante : c'est un monde ouvert.

L'éther cosmique est le champs d'action de l'Esprit-Saint qui organise et oriente, selon la loi de l'amour (ou de l'aimantation),  les particules élémentaires de lumière. Elles s'unissent ou se repoussent dans des ensemble de lumière ou de matière qui naissent étoiles, meurent étoiles et revivent… leurs composants s'attirant ou se repoussant deviennent monde minéral, végétal et animal, pour atteindre l'apogée du monde sans esprit : le cerveau, le cerveau humain qui n'a pas encore reçu l'esprit et qui n'est pas encore homme. Ce monde sans esprit, suit passivement la loi d'aimantation.

Un bon exemple : les escargots. Deux escargots s'attirent l'un, l'autre ; se donnent et se reçoivent dans un acte d'aimantation ; et finalement, ils se repoussent. Toujours la même loi !

Même loi pour la terre qu'attire et repousse le soleil au point qu'ils ne peuvent ni se rapprocher ni s'éloigner l'un de l'autre.

L'homme libre

L'homme a reçu l'esprit : il est libre. Il est aussi une barre aimante ou aimantée, mais il peut choisir le côté de la  barre qu'il veut présenter à Dieu et aux hommes, celui qui attire ou celui qui repousse. Dans un cas il aime ; dans l'autre, il hait. L'amour et la haine suivent les même lois. Il suffit à l'homme de se retourner pour passer de l'amour à la haine, ou de la haine à l'amour. Il est libre de son comportement. La liberté, c'est pouvoir se retourner.

Mais repousser n'est pas toujours de la haine. C'est aussi une façon d'aimer, de donner. Pour donner, il faut repousser de soi. La mère chasse le nouveau-né hors d'elle-même et se sépare de son enfant.

Se retourner

Les prophètes n'ont cessé de dire à Israël qui s'éloignait du Seigneur : "retournez vous vers le Seigneur". Jean Baptiste donnait un baptême de conversion. Se tourner, se convertir, changer de vie : Message de tous les temps.

L'homme libre peut choisir de s'éloigner de Dieu et refuser son amour. Il est libre de ne pas aimer, mais Dieu qui l'a créé est plus libre que sa créature : Dieu est plus libre d'être aimer que la créature de ne pas l'aimer…

Jésus en croix impose sa liberté en respectant celle qu'il a donnée à l'homme.

La croix

Jésus, la flèche envoyée par le Père, est venu se ficher sur le calvaire. Elevé sur la croix, Jésus libère l'homme de son péché, attire toute la création à lui et la ramène au Père.

Le vieux monde matériel a vécu. Un monde nouveau spirituel est né selon la loi universelle : L'amour.


Le laboureur te salue.

A la semaine prochaine.



Par Le Laboureur
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Vendredi 25 juillet 2008 5 25 /07 /Juil /2008 10:41

 

Merci, mon Dieu. Merci pour mes insomnies. Quand je ne dors pas, tu ne dors pas non plus, et nous pouvons bavarder.

Merci pour notre confiance réciproque. Je crois en toi et tu crois en moi. "Tu me cherches, m'as-tu dit, tu me trouveras quand tu me verras. En attendant cherche-moi là où je me suis révélé. Dans les Ecritures."

Alors, j'ai cherché dans les Ecritures. Un jour, j'ai trouvé :

"Tout scribe, devenu disciple du Royaume est comme un maître de maison qui tire de son trésor de l'ancien et du neuf".  (Mt 13, 52)

Tu m'as dit : "Je n'ai jamais rien écrit. Je me suis manifesté à des témoins qui ont écrit ce qu'ils ont compris de ma parole : ce sont mes scribes : les prophètes, les psalmistes, les évangélistes, les apôtres, les "docteurs de l'Eglise", les "petites Thérèse" et combien d'autres. Cette nuit, je te choisis comme scribe, tu écriras ce que tu as compris de nos bavardages. Je te choisis, mais tu peux choisir de me dire non.

Choix difficile ! Mais comment te refuser quelque chose ? Librement et conscient de mon incapacité, j'ai fini par dire oui.

"Je ne te donne pas la vérité, m'as-tu dit. Je te donne mon Esprit qui te guidera vers la Vérité. Tu es un homme, et tu as droit à l'erreur, mais je te donne la clé, la clé de lecture des Ecritures et la clé de l'explication du monde. La clé, c'est la croix."

Tu m'as fait comprendre ce que je pouvais comprendre des Ecritures. Tu m'as fait découvrir ce qui me dépasse, ce dont je n'avais pas même la plus petite idée.

Dieu, tu m'as dit : "JE SUIS, je suis Amour, et comme il faut être au moins deux pour aimer, je suis Père et Fils, nous pensons toujours la même chose et ne faisons jamais rien l'un sans l'autre. Notre Esprit commun et notre action commune, c'est le Saint-Esprit. Je suis Trinité. Je suis le Père tout-puissant au ciel, je suis le Fils, le verbe, envoyé par le Père, pour exprimer sa pensée, et je suis l'Esprit pour expliquer aux hommes le Verbe, la Parole de Dieu. Je suis Trinité créatrice. Père tout-puissant, Fils, Lumière créatrice de la lumière créature, et Esprit."

Père, tu m'as dit :

 "J'ai créé l'homme en lui insufflant mon esprit. Son esprit est à l'image du mien, et sa liberté est à l'image de la mienne. J'ai partagé avec lui, le pouvoir sur la création ; j'ai partagé avec lui  la paternité de mes propres enfants ; c'est moi qui les crée, mais c'est lui qui transmet la vie. Il donne à ses enfants sa vie d'homme et moi, je leur donnerai la mienne, ma vie de Dieu.

Pour me faire connaître des hommes, j'ai envoyé sur terre, mon Fils, Jésus. Fils de Dieu, j'en ai fait un "Fils de l'homme". Créateur, il est devenu créature, créature parfaite. En mourant sur la croix, il a rendu la création parfaite. Elevé sur la croix, il a attiré à lui toute la création et la ramène auprès de moi. Sa mort marque la fin d'un monde et la naissance d'un autre. Les hommes ne le savent pas encore, et ils devront attendre de quitter ce monde pour connaître le nouveeau. A leur mort, à la porte du paradis, mon Fils, Fils de Dieu et Fils de l'homme, les accueillera. Ils le verront tel qu'il est : Lumière, Vérité et Vie. Ils croiront en lui, et lui, leur donnera  le baptême de feu dans lequel je l'ai plongé. (Marc 10, 39) Il en fera des justes."

Tu m'as dit et fait comprendre tant et tant de choses…

Fils, tu m'as dit :

"Maintenant j'ai préparé une place dans ma demeure pour chacun des hommes (Jean 14, 2). Redevenu tout Esprit, je n'ai plus de corps terrestre pour communiquer avec le monde et j'ai besoin d'hommes pour le faire en mon nom. Je t'ai choisi pour cela. Tu as accepté : tu vas donc écrire pour tous les hommes de toutes les nations. Je me charge du reste.

Ecrire pour toutes les nations ! Comment faire ?

J'ai ouvert un blog sur Internet : c'est le moyen aujourd'hui de joindre toutes les nations. J'écris toutes les semaines. Lira qui Dieu veut.

Seigneur, tu m'as offert un livre : "Lettres à Dieu". Cent hommes célèbres, de tous bords, y ont écrit ce qu'ils pensaient, espéraient ou désespéraient de toi.

Tu m'as dit : "Tu vas aussi m'écrire une lettre."

"A quoi bon ! t'ai-je répondu : ce que tu m'as expliqué, tu le connais mieux que moi. "

Tu m'as dit : "Moi, je le sais, mais ceux qui m'ont écrit ne le savent pas, et ceux qui ne m'ont pas écrit le savent encore moins. Alors, tu vas m'écrire une lettre ouverte, et tu vas la publier. Ce n'est pas à moi qu'elle est destinée, mais à tous ceux que je veux atteindre par ta bouche : c'est pour cela que je t'ai choisi comme scribe.  Ecris ! Le reste est mon affaire."

Alors, j'ai écrit cette lettre ouverte.

"Maintenant, mon Dieu, à toi de jouer."

                                                                                                                                                                        Le laboureur

Références :

- "Lettres à Dieu, réunies et présentées par René Guitton". Edition "J'ai lu" ; Avril 2005 ; 75 007 Paris

- Le Blog du laboureur : "duneufdanslabible.over-blog.com" ouvert à la Pentecôte 2008.

-  Le mail du laboureur : lelaboureur@numéricable.fr

Par Le Laboureur
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Vendredi 1 août 2008 5 01 /08 /Août /2008 10:40

La Genèse et Jean ont révélé que la Lumière, Esprit invisible, avait été envoyée, par le Père, créer la lumière et le monde visible. La Lumière Esprit organise le monde sans se laisser voir, mais en ne laissant aucune place au hasard. Cette Lumière voit, prévoit : elle est providence.

Le premier jour, Dieu créa la lumière. Le deuxième, il fit le firmament :

" Dieu dit : Qu'il y ait un firmament au milieu des eaux et qu'il sépare les eaux d'avec les eaux…  Dieu sépara la lumière de la ténèbre… Dieu appela le firmament, ciel, et la ténèbre, il l'appela  nuit. "(Gen ch. 1)

A partir des particules élémentaires de lumière, s'attirant ou se repoussant, Dieu créa le cosmos, constitué uniquement de matière. Dieu a créé le cosmos, matière inerte, sans aucune autonomie. Œuvre de Dieu, elle est parfaite. Pas le moindre grain de sable ne peut déroger à la loi divine, la loi d'amour. La matière s'attire et se repousse, reçoit et donne, recevant de l'énergie ou en donnant, faisant ainsi naître et mourir les étoiles. La machine est parfaite : elle a l'intelligence et la mémoire de son concepteur, celle de Dieu. Le cosmos est le premier ordinateur, parfait comme son concepteur. L'homme, en découvrant les lois physiques établies par Dieu, "inventera" l'ordinateur, doué de l'intelligence et de la mémoire de son concepteur, la sienne. La matière et tous les ordinateurs a une intelligence et une mémoire,  mais aucun pouvoir de décision.

Dès ce deuxième jour, Dieu créait les conditions de la vie :

Dieu… sépara les eaux inférieures au firmament d'avec les eaux supérieures…

Le troisième jour, Dieu créa le végétal, le sexe et la mort :

" Dieu dit : Que la terre se couvre de verdure qui rend fécond sa semence, d'arbres fruitiers qui, selon leur espèce,  porte sur terre des fruits ayant en eux-mêmes leur semence."

Avec la semence, Dieu donna à la matière le moyen de se reproduire : le minéral devint végétal. En créant la semence, Dieu créait la reproduction sexuée et la mort qui en découle. La semence est faite pour perpétuer l'espèce malgré la mort de l'individu. L'individu végétal sexué meurt et redevient matière.

Le quatrième jour, Dieu créa le système solaire et le temps :

" Dieu dit :  Qu'il y ait des luminaires au firmament du ciel pour séparer le jour de la nuit, qu'ils servent de signes tant pour les fêtes que pour les jours ou les années et qu'ils servent de luminaires…"

Dans l'immensité du cosmos, une étoile est née. Notre étoile, notre soleil est né, et avec lui, la terre et la lune. Le système solaire est né ; il est le temps terrestre et la pendule à le mesurer ; il détermine les jours, les mois, les saisons, les années, et les fêtes. Temps terrestre puisque Dieu est hors du temps : il est "Je Suis", l'éternel présent.

Le cinquième jour, Dieu fit les poissons et les oiseaux :

" Dieu dit :Que les eaux grouillent de bestioles vivantes et que l'oiseau vole."

Nouvelle étape ; le végétale s'anime ; il se déplace dans la mer dans les airs.

Le sixième jour, les êtres vivants gagnèrent la terre ferme :

" Dieu dit : Que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce."

Aux animaux, Dieu donna l'autonomie. L'animal est mu par un "anima", une "âme". (Deux mots qui ne figurent pas dans les Ecritures). L'animal a un cerveau et un cœur, mais l'animal n'a pas d'esprit. Le plus performant des animaux est l'homme qui n'a pas encore reçu l'esprit. Cet homme sans esprit n'est qu'un corps, un animal. Son cerveau est le plus puissant de tous, mais n'est que chair, destiné à redevenir matière.

Etape importante réalisée selon  la loi universelle de l'amour. L'animal se déplaçant attire ou repousse : le mâle  attire la femelle pour assurer la reproduction de l'espèce et repousse son congénère pour assurer sa domination et son territoire. Il assure sa domination en faisant souffrir l'autre. La loi animale est la loi du plus fort, imposée au plus faible par la souffrance. La  souffrance, la guerre et la misère qui en découle sont d'ordre animal. L'animal mort ne souffre plus ; l'homme mort ne souffre plus, son corps redevenant matière. Le suicide et l'euthanasie sont des remèdes à la souffrance, mais l'esprit, libéré du corps animal, se présentera à la porte du paradis devant Jésus qui l'accueillera. La souffrance est d'ordre animal !

Au soir du sixième jour, Dieu a fini de préparer le nid de l'homme ; le paradis terrestre est prêt pour le recevoir. Le paradis terrestre n'a d'autre esprit que celui de Dieu. Sa loi n'y est pas contestée.

Au soir du sixième jour, Dieu "créa l'homme à son image" ; "il insuffla dans les narines de son corps, l'haleine de vie", l'esprit. Le premier Adam est né. La création n'est pas terminée, mais tout est changé. L'esprit de l'homme est à l'image de l'Esprit de Dieu : libre ! Désormais, deux esprits libres sont en présence. Le conflit est inévitable entre Dieu et le premier Adam. Le nouvel Adam viendra le résoudre.

Le Verbe incarné est le terme de l'évolution du monde trinitaire, la perfection de la création, la créature parfaite ; il rendra la création parfaite.

A la semaine prochaine. Le laboureur te salue.
Par Le Laboureur
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Vendredi 8 août 2008 5 08 /08 /Août /2008 10:40

"Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa."( Gen 1, 27)

"Dieu insuffla dans ses narines l'haleine de vie, et l'homme devint un être vivant."(Gen 2, 7)

Le souffle de Dieu dans les narines du corps de l'homme, corps animal fait de poussière, fit de l'animal un homme, un être vivant, vivant comme Dieu. Cet homme est à l'image de Dieu, à l'image de l'Esprit de Dieu : l'homme pense comme Dieu, il est "Je suis" comme Dieu, il est conscient de son existence.

L'homme est amour comme Dieu

"Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa ; mâle et femelle, il les créa."( Gn 1, 27)

Mâle et femelle ! Image de Dieu Père et Fils ? Image du sexe ? Non. Image de l'amour !

Dieu a créé le sexe dès le troisième jour, en donnant à la plante la possibilité de se reproduire et l'obligation de mourir. En lui donnant son Esprit, Dieu a fait de l'homme l'image de sa Trinité. Deux personnes qui s'aiment d'amour, deux personnes de même nature.

"Le Seigneur Dieu fit tomber dans une torpeur l'homme qui s'endormit ; il prit une de ses côtes et referma les chairs à sa place. Le Seigneur Dieu transforma la côte qu'il avait prise à l'homme en une femme qu'il lui amena."(Gen2, 21-22)

Dieu ne créa qu'un corps d'homme celui d'Adam et prit une partie de ce corps pour Eve : Adam et Eve sont un seul et même corps, de même nature "Chair de ma chair". Le couple est image de la Trinité.

Dieu créa le couple selon la loi de l'amour : l'un donne et l'autre reçoit, ils s'attirent ou se repoussent mutuellement : Adam a chassé Eve hors de son corps ; il a donné son corps à Eve et Eve l'a reçu.

L'homme est libre comme Dieu

Dieu est tout-puissant ; il ne dépend que de lui : il est infiniment libre. Son image, l'homme, est imparfaitement libre, infiniment  moins libre que son créateur.

Dieu donna à Adam la liberté en mettant à sa disposition l'arbre de la connaissance du bien et du mal et en lui interdisant d'en manger :

"Le Seigneur Dieu fit germer du sol tout arbre d'aspect attrayant et bon à manger. L'arbre de vie au milieu du jardin et l'arbre de la connaissance de ce qui est bon et mauvais…  Le Seigneur Dieu prescrivit à l'homme : Tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance de ce qui est bon ou mauvais, car du jour où tu en mangeras, tu devras mourir " (Gn 2, 9-17)

L'homme est libre parce qu'il peut choisir. Il peut choisir d'obéir à Dieu et ne pas manger le fruit défendu ; il peut choisir de lui désobéir et d'en manger. L'arbre de la connaissance du bien et du mal est l'arbre de la liberté. En en mangeant, l'homme a usé de sa liberté.

L'homme est né le jour où il a pris conscience de sa liberté, et en a usé. L'homme est né le jour où il a pu narguer Dieu, en sachant qu'il le narguait. L'homme est né le jour où Dieu a donné à l'animal qu'il était encore, un esprit à l'image du sien : libre. La liberté est originelle.

Le serpent "l'animal le plus astucieux des bêtes des champs que le Seigneur Dieu avait faites."(Gen 3, 1) n'a pas menti : il avait dit à Eve :

" Dieu sait que le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront et vous serez comme des dieux possédant la connaissance de ce qui est bon ou mauvais." (Gen 3,4-5)

Le Seigneur le reconnaît :

"Le Seigneur Dieu dit : Voici que l'homme est devenu comme l'un de nous par la connaissance de ce qui est bon ou mauvais." (Gen 3, 22)

L'homme est devenu comme l'un de nous. Le Seigneur n'est pas "un" ; il est "nous". Image de la Trinité !

En donnant la liberté à l'homme, Dieu lui a donné la liberté de l'aimer ou de ne pas l'aimer.

L'homme libre d'aimer… ou de haïr

Dieu a créé l'homme selon la loi d'amour. L'homme peut-il la transformer en loi de haine ?

Il n'y a pas deux lois, il n'y en a qu'une. La haine se donne et se reçoit, attire ou repousse, comme l'amour. L'homme peut attirer par amour, mais aussi, par haine en tendant un piège ; il peut repousser par amour et aussi par haine. La  différence vient de la façon dont il se présente à Dieu ou à son congénère : côté pile, il attire et se laisse attirer ; côté face, il repousse et se laisse repousser. Seul des créatures, l'homme est libre de choisir d'aimer ou de haïr. Il peut se retourner : se retourner vers le Seigneur, comme ont incité à le faire les prophètes et Jean Baptiste  (Matth 3, 11 ), nous retourner vers nos frères pour nous réconcilier avec eux (Matth5, 23).

L'homme responsable de son image

Nous sachant image de Dieu, nous ne pouvons plus nous regarder sans estime et respect de nous-même. Le psalmiste et le prophète l'ont dit :

" Je reconnais devant toi le prodige, l’être étonnant que je suis." (Ps 138-139, 4)

" J'ai du poids aux yeux du Seigneur." (Is 49, 5)

Cela nous oblige à montrer au monde, une image de Dieu aussi peu déformée que possible, et à regarder les autres comme des images de Dieu, quelle soit attirante ou repoussante.

A la semaine prochaine. Le laboureur te salue.

Par Le Laboureur
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Vendredi 15 août 2008 5 15 /08 /Août /2008 08:14


Dieu Amour ?

Il faut être aveugle pour croire au "Bon Dieu", alors qu'il y a tant de misère dans le monde ! 

Si Dieu est tout-puissant, il ne peut être bon, et accepter en même temps la misère des hommes. Il est donc méchant ! Un Dieu méchant ne peut s'appeler Dieu ; son nom est démon, diable. Un diable tout-puissant !

Il est aussi impossible de croire à un Dieu méchant qu'à un diable tout-puissant. Alors, on ne croit plus ni à Dieu, ni à diable : on a perdu la foi… et c'est très bien ainsi ! Il vaut mieux ne croire à rien que croire en un Dieu méchant ou en un diable tout-puissant.

Où est donc l'erreur ?

L'homme comprend à contre-sens et marche à contre sens : il fait un contre-sens sur l'amour et sur la liberté de l'amour.

 

Le contre-sens sur l'amour

Un Dieu bon ne devrait-il donner aux hommes que du bon ?  C'est oublier la loi de l'amour : l'amour se donne et se reçoit, attire et éloigne. Le Seigneur a donné à l'homme la connaissance du bien et du mal pour qu'il puisse faire le bien. Dieu éduque l'homme comme un père éduque son enfant ; il lui inculque le sens du bien et du mal, l'incite au bien, et le corrige quand il fait le mal. Il use de la carotte et du bâton. Il le corrige en l'éloignant de lui, en le chassant, avec amour.

Faire appliquer la loi en sévissant n'est pas un manque d'amour. Ne pas sévir est un manque d'amour s'il entraîne au mal.

Le Seigneur Dieu de l'Ancien Testament fait ainsi preuve d'amour en chassant Adam et Eve du paradis terrestre (Gen3, 23) ; il fait preuve d'amour en exilant son peuple à Babylone (2Rois 25,18-21) ; Jésus fait preuve d'amour en chassant les marchands hors du temple (Marc 11, 15).

"Ces événements étaient destinés à nous servir d'exemple, pour nous empêcher de désirer le mal comme l'ont fait nos pères."(1 Cor 10, 6)

 

Le contre-sens sur la liberté de l'amour

Dieu a donné la liberté à l'homme pour qu'il puisse l'aimer et aimer librement son prochain.

L'homme se veut libre d'aimer et revendique le droit à l'amour libre, le droit de s'aimer lui-même au détriment des autres. La liberté d'aimer n'est pas la licence. La licence ne libère pas: elle rend esclave :

"Tout homme qui commet le péché devient esclave du péché."Jean 8,34)

La licence est le contraire de la liberté, le contraire de l'amour.

 

Dieu a payé le prix de la liberté d'aimer

Etre libre d'aimer donne le droit de ne pas aimer, et justifie la nécessité de bien connaître le bien et le mal et leurs conséquences. La loi est nécessaire et la sanction juste. Le Dieu de l'Ancien Testament est juste

Jésus, le Dieu du Nouveau Testament est bon, car il remplace le droit ancien par le bon droit qu'il donne à l'homme en mourant sur la croix :

"Quand il viendra (l'Esprit de Vérité), il dénoncera l'erreur du monde sur le péché, sur le bon droit, et sur la condamnation. …Il montrera où est le bon droit, car je m'en vais auprès du Père, et vous ne me verrez plus. " (Jn 16, 8-11)

Jésus en croix est vraiment le "Bon" Dieu.

 

Dieu Trinité est le "Bon" Dieu

Dieu ne donne pas que du bon pour attirer. Il aime aussi bien en repoussant qu'en attirant. Dieu est le "Bon Dieu". Il  est Amour : il est Trinité. Le Père et le Fils s'aiment d'un amour réciproque, et ensemble ont décidé la création de l'homme pour l'aimer et en être aimé librement. Le Père a donné son Fils au monde par amour (Jean 3,16), et le Fils a donné sa vie pour le monde par amour. (Jean 15, 13)

Par la croix, le Fils libère le licencieux de sa licence, le pécheur de son péché ; il justifie le pécheur ; il le ramène au Père. Par la croix, il donne naissance à l'homme nouveau, libéré du péché, de la souffrance et de la mort.

Dieu a créé l'homme pour l'aimer et en être aimé, pas pour le condamner ; pour la vie, pas pour la mort. Il y a des ouvriers de la onzième heure (Matth. 20, 1-16) : il y a les sauvés de la dernière seconde.

Quoi que nous pensions, Dieu est le "Bon" Dieu. Nous serons bien heureux de le découvrir le moment venu.

 

A la semaine prochaine

Le laboureur te salue.

Par Le Laboureur
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Vendredi 22 août 2008 5 22 /08 /Août /2008 10:18

Le catéchisme de l'Eglise catholique intitule son sous-chapitre 388 : "Le péché originel : une Vérité essentielle de la foi."

et termine ainsi le paragraphe 389 :

"L'Eglise qui a le sens du Christ sait bien que l'on ne peut pas toucher à la révélation du péché originel sans porter atteinte au mystère du Christ."

Le résumé du chapitre dit :

"Par son péché Adam, en tant que premier homme, a perdu la sainteté et la justice originelle qu'il avait reçue de Dieu non seulement pour lui, mais pour tous les humains." (416)

Comment Adam peut-il perdre la "justice originelle" ? Le justiciable ne choisit pas de garder ou de perdre la justice : il la subit. C'est le législateur qui décide de la loi et le juge qui la fait appliquer. Pas le justiciable !

Le contexte historique

Abraham vécut à l'âge du bronze, et le Seigneur ne lui a pas révélé l'existence d'un au-delà. Les auteurs de la Genèse ont écrit, à l'époque, ce qu'ils ont compris de la révélation que leur a faite l'Esprit sur la création du monde.

Israël a connu de grandes misères dont le Seigneur Dieu ne pouvait être directement responsable. La vérité révélée rendait responsable, à la fois, le diable et l'homme : le diable tentateur, et l'homme succombant à la tentation.

Le péché explique la punition

Le péché d'Adam et Eve permet à Dieu de révéler sa justice. Dieu interdit de manger le fruit de l'arbre de la connaissance ; l'homme désobéit ; Dieu punit.

Le créateur condamne Adam et Eve à souffrir et à mourir :

"Je ferai, qu'enceinte, tu sois dans de grandes souffrances." (Gen 3, 16)

"Tu es poussière et à la poussière, tu retourneras." (Gen 3, 19)

En condamnant Adam à mourir, Le Seigneur limite, pour lui, la sanction à la durée de sa vie, car :

"La loi n'a de pouvoir sur les personnes que durant leurs vies."( Rom. 7, 1)

La misère d'Israël est à la mesure de la faute d'Adam : énorme. La sanction ne peut être qu'énorme, et Adam ne peut l'assumer pendant sa propre vie. La justice de Dieu exige donc que la faute soit expiée par sa descendance, jusqu'à la fin des temps, tant est grand le péché originel. Tous les  hommes sont  donc condamnés à expier la faute d'un seul : c'est la justice de Dieu révélée par le péché originel.

La Première Alliance

Le Seigneur a établi une alliance avec Abraham, (Gen 17, 7) ; il a donné sa loi à Moïse (Ex 34), et il la fait respecter. Il châtie son peuple et ignore les autres. Pire ! Il considère tous les peuples  comme ennemis du sien. Par justice envers Israël, il lui donne la victoire : il est le "Deus Sabaoth"(Isaïe 6, 3), le Dieu des armées, le Dieu vainqueur. Du même coup, il fait des ennemis d'Israël, les vaincus, et il fait d'eux leurs esclaves.

Le Dieu de la première Alliance est le Dieu d'un seul peuple, un Dieu sévère, qui juge et punit avec justice, mais un Dieu qui sépare Israël des autres nations.

Justice de privilège ? Oui :

"Je ferai miséricorde à qui je veux, je montrerai ma tendresse à qui je veux. (Rom. 9, 15 citant Ex 33, 19)

Le Messie

L'Ancien Testament annonce le Messie, qui sera roi comme David son père, et qui libèrera Israël de l'oppresseur. Il supprimera la misère d'Israël par le partage du butin et la mise en esclavage des vaincus.

Jésus, Fils de Dieu, en prenant la nature humaine ne libèrera pas Israël de ses ennemis, il les libèrera du péché originel et sa justice s'adressera, non plus à un peuple, mais à chaque homme en particulier. Libéré de la condamnation originelle, l'homme pourra mériter son ciel. Le bon grain ira dans le grenier du maître de la moisson, (Matth 13, 24-30 et 36-43) et les brebis, les bénies, iront au paradis. (Matth25, 31-46)

La révélation sur la justice est progressive

La justice de Jésus est plus accessible à l'homme d'aujourd'hui que celle de l'Ancien Testament. L'homme mérite son ciel au lieu d'être condamné sans responsabilité propre, mais cette justice condamne à l'enfer des hommes créés par Dieu… pour les aimer !

Où est donc l'erreur ?

A la semaine prochaine.

Le laboureur te salue.





Par Le Laboureur
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Vendredi 29 août 2008 5 29 /08 /Août /2008 09:38


"Quand il viendra (l'Esprit de Vérité), il dénoncera l'erreur du monde sur le péché, sur le bon droit, et sur la condamnation. Il montrera où est le péché, car on ne croit pas en moi…" (Jn 16, 8-9)

Jésus parle du péché sans parler du péché originel. Bizarre ! Où est donc l'erreur du monde sur le péché ?

L’erreur sur le péché est de ne pas croire que Jésus en est vainqueur par sa croix.

Erreur sur le péché originel

L'ancien Testament, et le Nouveau jusqu'à la passion du Christ, ne pouvait croire à Jésus en croix, parce que la révélation de la croix n'était qu'esquissée. Tout ce qui est écrit dans les Ecritures avant le Vendredi-Saint est donc erreur sur le péché.

Manger le fruit de l'arbre de la connaissance n'est péché qu'en raison de la défense qui en a été faite par le Seigneur Dieu. C'est la loi qui crée le péché :

"Là où il n'y a pas de loi, il n'y a pas de désobéissance." (Rom 4, 15)

"La loi fait seulement connaître le péché."( Rom. 3, 20)

Dès la proclamation de la loi, il y a péché, et en bonne justice, sanction par l'auteur de la loi, le Seigneur Dieu. La loi régit alors le monde, et le péché est puni par la justice de Dieu.

Le Vendredi-Saint, tout change. Le Christ élevé sur la croix, pardonne le péché par l'offrande de son sang.

"Dieu a exposé le Christ sur la croix afin que, par l'offrande de son sang, il soit le pardon pour ceux qui croient en lui."( Rom. 4, 25)

Pour Paul, c'est la foi en Jésus qui sauve et non la loi :

"Dieu a fait de nous des justes par la foi."( Rom. 5, 1")

Est-ce la foi qui sauve ?

Le Christ en croix sauve. Il ne sauve pas sous la condition qu'on croit en lui. Par contre, ne pas croire en lui, plonge dans l'erreur. L'Esprit est venu montrer l'erreur du monde qui ne croit pas en Jésus.

"Il dénoncera l'erreur du monde… Il montrera où est le péché, car on ne croit pas en moi…"

La foi étant don gratuit de Dieu, et Dieu ne faisant pas de différence entre les hommes, (Rom. 3, 22-23 et 30) nous recevrons tous gratuitement la foi, lorsque nous rencontrerons le Fils et le verrons tel qu'il est vraiment.(1 Jean 3, 2)

Le péché originel est manifestation de la liberté

Le bien que peut faire l'homme n'a de valeur que parce qu'il est libre de faire le mal.

Le mal met en lumière le bien, de la même façon que le noir est nécessaire dans un clair-obscur pour faire ressortir la lumière : une toile toute blanche est plus lumineuse, mais elle n'est pas une œuvre, elle n'est pas création.

Il n'y a pas de bien sans mal, de Vishnou sans Shiva, de Yin sans Yang, d'Allah sans Satan, de ciel sans enfer.

La croix sublime le péché

Le Christ en croix pardonne le péché. Pardonner n'est pas oublier : pardonner est transformer.

Le péché est sublimé par la croix, comme l'est un bloc de glace. La glace peut tuer par sa basse température. Sublimée, la glace passe directement à l'état de gaz, de vapeur d'eau, sans passer par l'ébullition qui, elle aussi, tue.

Le petit nuage moutonné dans le ciel bleu est comme un péché sublimé : il fait ressortir le bleu du ciel, comme le noir fait ressortir la lumière du clair-obscur. Le péché sublimé n'est pas détruit, il est transformé : il est évaporé. Il est constitué des éléments du péché, du péché avant l'existence de la loi, mais il n'est plus le mal.


La pécheresse au parfum                                                          

Simon, un pharisien, avait invité Jésus à sa table, lors qu'une pécheresse " Tout en pleurs se tenait derrière lui, à ses pieds, et ses larmes mouillaient les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et y versait le parfum…

Jésus dit à Simon :

"Je te le dis : si ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, c'est à cause de son grand amour. Puis il dit à cette femme: Tes péchés sont pardonnés… Ta foi t'a sauvée, tes péchés sont pardonnés…  Va en paix." (Luc 7, 36, 50)

Entre le péché et le pardon, la pécheresse a rencontré Jésus. Cette rencontre est un échange de confiance entre la pécheresse et Jésus. Jésus a fait confiance à cette femme en lui apportant son pardon, comme la femme lui avait fait confiance en venant à sa rencontre, malgré son péché.  Confiance et foi, c'est le même mot, mais le mot confiance indique en plus une réciprocité : la confiance, comme le pardon, comme l'amour, se donne et se reçoit, selon la loi universelle d'amour. (cf.art. 13)

Lors de notre rencontre avec le Fils, à notre dernière heure, nous lui ferons librement confiance, comme il nous a fait confiance, en nous donnant la liberté dès l'origine du monde. Nous croirons en lui ; nous aurons la foi qui sauve.

L'Esprit nous révèle l'erreur sur le péché ; il révèle aussi l'erreur du monde sur le bon droit et sur la condamnation.

A la semaine prochaine.

 Le laboureur te salue.

Par Le Laboureur
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Vendredi 5 septembre 2008 5 05 /09 /Sep /2008 08:32

"Quand il viendra (l'Esprit de Vérité), il dénoncera l'erreur du monde sur le péché, sur le bon droit, et sur la condamnation. Il montrera où est le péché, car on ne croit pas en moi. Il montrera où est le bon droit, car je m'en vais auprès du Père, et vous ne me verrez plus. Il montrera où est la condamnation, car le prince de ce monde est déjà condamné." (Jn 16, 8-11)

Jésus parle du péché sans parler du péché originel, du droit au salut sans parler de la loi, de la condamnation sans parler d'enfer. Bizarre ! Où est donc l'erreur du monde ?

Erreur sur le péché

Se reporter au chapitre précédent.

Erreur sur le bon droit

"L'Esprit montrera où est le bon droit, car je m'en vais auprès du Père et vous ne me verrez plus." (Jn 16, 10)

Le bon droit, n'est pas le droit. Le ciel ne se mérite pas, il est donné par le bon droit, par le Christ qui, sur la croix, l'a établi pour tous et qui va préparer la place de chacun en retournant vers le Père, de sorte qu'on ne le voit plus sur cette terre.

Le droit juge, et sépare le bon et le mauvais, le bon droit rend juste le mauvais, aimé ce qui n'était pas aimé :

" Celui qu'on appelait Pas mon peuple,  je l'appellerai Mon peuple. J'aimerai celle qu'on appelait Non aimée. Et là où Dieu leur avait dit : Vous n'êtes pas mon peuple, là ils seront appelés Fils du Dieu vivant." (Rom. 9, 25-26)

La croix permet à Jésus de descendre aux enfers justifier ceux qui étaient condamnés :

"C'est ainsi qu'il est allé proclamer son message à ceux qui étaient prisonniers de la mort."(1 Pierre 3, 22 )

Le bon droit, c'est la Nouvelle Alliance, par opposition à l'Ancienne qui était basée sur le droit et le bon vouloir du Seigneur. (Ex 33, 19)

Le Nouveau Testament commence avec la naissance de Jésus, mais tout ce qui précède sa Passion relève du droit de l'Ancien Testament. Toute Parole concernant le Dieu juste qui punit devient caduque : elle est dépassée par la croix qui rend juste et qui sauve. La révélation par la Parole est évolutive.

Le bon droit n'est pas un droit ; le salut ne se mérite pas ; il est don gratuit.

Le bon droit des condamnés par le droit

Judas n'a connu que le droit et ne s'est pas reconnu le droit de vivre : il s'est pendu. Son erreur est de ne pas avoir cru au bon droit que lui donnait Jésus :

"Jetant alors les pièces d'argent dans le temple, il se retira et alla se pendre."( Matth 27, 5)

Les larrons, crucifiés en même temps que Jésus, n'ont jamais appliqué la loi, ni celle des hommes, ni celle de Dieu ; ils ne pouvaient  revendiquer aucun droit au paradis : ils n'y avaient pas droit. Le bon larron a cru que Jésus s'en allait vers le Père, et a bénéficié du bon droit : le jour même, il était au paradis :

"Amen, je te le déclare : aujourd'hui, avec moi, tu seras dans le paradis." ( Luc 23, 43)

Le fait de ne pas croire au bon droit ne supprime pas le droit d'en bénéficier : le bon droit est don gratuit de Dieu sans contrepartie. Sans y avoir cru, Judas et le "mauvais" larron ont eu droit au bon droit. Ils ne sont pas en enfer.

Erreur sur la condamnation

"L'Esprit montrera où est la condamnation, car le prince de ce monde est déjà condamné." (Jn 16, 11)

Le prince de ce monde est évidemment Satan, le chef des anges déchus. Il est déjà condamné depuis sa rébellion, et ne peut plus l'être.

Le prince de ce monde est le mal : Satan n'est que son image. Le mal est sur terre, en chacun de nous ; il est le mauvais choix que nous avons fait de la liberté. Le mal est déjà condamné par le Christ qui va mourir en croix, car le temps est une donnée humaine : les déjà, après, avant, passé, futur, n'ont qu'une portée humaine :

"Pour le Seigneur, un seul jour est comme mille ans et mille ans sont comme un seul jour." (2 Pierre 3, 8)

Avant la venue de Jésus, personne ne pouvait le connaître, personne ne  pouvait déceler les erreurs du monde. Depuis, Jésus a dit : "Quand il viendra (l'Esprit de Vérité), il dénoncera l'erreur du monde". Il ne nous reste plus qu'à l'entendre.

La loi est dépassée par la croix. Il n'y a plus de condamnation ! Plus de condamnés ! Plus d'enfer ! Plus d'erreur ! L'enfer, comme le péché, n'est plus qu'un repère virtuel. L'homme a été créé pour le ciel ; il est prédestiné au ciel, et au ciel seulement.

A la semaine prochaine.

Le laboureur te salue.

Par Le Laboureur
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Du Neuf Dans La Bible

  • : L'auteur fait une lecture nouvelle des Evangiles et de la Bible. Jésus, le Christ, Fils de l'homme et Fils de Dieu, n'est ni l'homme ni le Dieu d'une religion. Il est l'Homme et le Dieu de l'humanité, reconnu Dieu par les chrétiens et homme par les autres. Le Christ a une dimension cosmique. Non ! Le cosmos a une dimension christique et trinitaire. Ce blog réconcilie foi et science et n'a d'autres références que les Evangiles et la Bible. Oui il y a du neuf dans la Bible.
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