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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 06:45

 

Hénok, auteur de l'Ancien Testament

En se révélant à moi par quelques versets picorés de-ci de-là dans la Bible canoniques et les apocryphes, l'Esprit Saint m'a fait comprendre, un peu et autrement, l'ensemble des livres sacrés dans leur unité et leurs particularités.

Dieu se révèle par son scribe de justice, prophète et guetteur, auteur de la totalité de l'Ancien Testament, de la loi et des prophètes, Hénok. Mais il se révèle davantage encore par son Verbe, son Fils incarné, l'envoyé du Seigneur, qui s'est fait homme parfait avec un corps parfait, spirituel. Homme parfait, il a rendu tous les hommes parfaits (cf. art.217), en se chargeant de toutes leurs imperfections, détruites en même temps que son enveloppe charnelle abandonnée sur la croix (cf. art.234). Le même jour, son Esprit rejoignait le Père dans la gloire.

 

La clé de lecture des Ecritures

Au mois de novembre 2009, ont été édités l'article 264 consacré aux clés de lecture des Ecritures, l'article 266 consacré à la façon de comprendre les Ecritures et l'article 267 sur les pièges que sont les anges.

Toutes les visions de Daniel ont déjà été évoquées dans l'article 266, et commentées avec la clé de la croix.

Depuis, l'Evangile de Judas et le Livre d'Enoch ont apporté beaucoup d'éléments nouveaux et obligent à revenir sur ce qui a été écrit, non pas pour le contredire mais pour l'enrichir.

Pour comprendre ce nouvel article, il faut déjà avoir compris les derniers nommés. Ce qui y a été écrit permettra de constater qu'il y a et qu'il y aura toujours du neuf dans la Bible.  

La Bible est écrite par des scribes choisis par Dieu : des hommes, et des anges que sont devenus les hommes en  mourant (cf. art.241). Les hommes écrivent ce qu'ils ont compris et peuvent se tromper ;  les anges ne se trompent pas mais transmettent des messages du Seigneur dans un langage codé. Impossible pour un homme de faire la différence entre un homme et un ange dont l'aspect est celui d'un homme (cf. art. 267). Pour mieux comprendre les Ecritures, il faut déceler les erreurs humaines et décoder le langage des anges.

Le code de lecture des Ecritures est donné dans les Ecritures elles-mêmes, mais dans des livres apocryphes, déclarés hérétiques depuis Irénée : l'Evangile de Judas et le Livre d'Enoch. L'Eglise d'Irénée les a condamnés et le Canon de Muraton les a exclus, en l'an 170, de la liste des livres canoniques. Les derniers papes ont confirmé cette condamnation. L'Eglise romaine se prive ainsi d'une compréhension nouvelle de la Parole de Dieu qu'elle est pourtant chargée d'annoncer au monde.

La récente découverte en 1978 de l'Evangile de Judas dans la région de Minieh en moyenne Egypte est un élément nouveau qui lui donne la possibilité de rouvrir le procès et de reconnaître l'erreur des hommes d'Eglise qui les a  condamné en première instance.

L'ange Judas explique dans son Evangile que les hommes vivent dans l'éon terre, et qu'en mourant ils rejoignent l'éon firmament, sous forme d'étoiles ou l'éon paradis, sous forme d'anges. Parfois, le Seigneur envoie du paradis ses anges porter un message aux hommes : ce sont les étoiles tombées du firmament. Elles tombent dans des éons différents, à toutes époques de l'histoire de la terre. L'homme Juda, fils de Jacob a donné naissance à l'ange Judas-Caïn, et l'homme Enosh à l'ange Hénok-Moïse-Elie-Ezéchiel-Joël-Jean.  Hénok est une clé de lecture des Ecritures.

 

Les Livres de Daniel ou le Livre de Daniel ?

Si l'on en croit les traducteurs de la TOB (Introduction à Daniel), le livre de Daniel a été écrit dans les années 160 d'abord en hébreu, puis en en araméen, et de nouveau en hébreu ; un autre livre de Daniel a été écrit plus tard en grec. Ce Livre a été reconnu canonique et classé le dernier de l'Ancien Testament dans les livres "deutéro-canoniques". Il aurait été écrit par un autre Daniel, un disciple, longtemps après !

Plutôt que de reconnaître trois, quatre  ou cinq Daniel, ils concluent que Daniel mélange tout : il ne connait rien à l'histoire du monde et encore moins à sa chronologie.

En refusant  l'Evangile de Judas et le Livre d'Hénok, l'Eglise romaine prive ses serviteurs des clés nécessaires à la lecture des Ecritures. Ils ne comprennent rien  à de nombreux passages et l'avouent dans leurs commentaires. Ils méprisent Daniel-Hénok  ; ils le chargent d'incohérences ; ils l'accusent de transmettre la Parole de Dieu avec imprécision. C'est pourtant lui qui a vu, en un instant, toute l'histoire de la terre de son début à la fin (cf. art. 403), et qui a inventé le calendrier universel (cf. art 418).

Prétendre que Daniel-Hénok ne connaît rien à l'histoire ni à la chronologie est une énorme erreur judiciaire de l'Eglise ! Qui l'a faite juge ? Jésus a dit : "Vous, vous jugez de façon purement humaine, Moi je ne juge personne" (Jn 8, 15).

Les exégètes ont conclu à l'existence de trois Esaïe et de deux Daniel. Mauvais choix dans les deux cas, mais normal puisque l'Eglise leur interdit l'accès aux apocryphes où se trouvent des clés de lecture.

Les anges sont des pièges (cf. art. 267) ; les exégètes sont tombés dedans ; il faut démonter les pièges pour ne plus y retomber ; il faut lever un à un des nombreux sceaux des Ecritures. Pas seul, bien sûr ! Seulement comme auxiliaire de l'Agneau, seul digne de les lever (Ap 5,10). Avant de démonter les pièges, il faut les déceler.

 

Le Livre de Daniel

"En l'an 3 de Yoyaqim, Nabuchodonosor, roi de Babylone vint vers Jérusalem et l'assiégea." (Dn 1,1)

Yoyaqim ne peut être le Yoakin qui nous a servi de repère historique pour comprendre le Livre d'Ezéchiel : ce dernier  a régné au maximum 2 ans (598-597 dit la chronologie de la TOB) : il n'y  pas d'an 3 dans son règne.

Il s'agit de son prédécesseur Yoyaquim : il régna de 609 à 598 (cf. chronologie de la TOB).

Le livre de Daniel commence avant la première déportation à Babylone ; Ezéchiel est à Jérusalem, Nabuchodonosor et Daniel à Babylone. C'est le moment que choisit le Seigneur pour  y envoyer son prophète Habaquq.

 

L'ange Hénok-Habaquq

En 606, Le Seigneur envoie  à Babylone, Habaquq, son ange, l'ange Hénok-Habaquq : il y écrit le Livre d'Habaquq.

Habaquq subit la violence des chaldéens et reproche  au Seigneur de ne pas répondre à son appel : "Tu n'écoutes pas,  je te crie à la violence, tu ne me sauves pas"( Ha 1,2).

Habaquq a alors une vision : "Je vis surgir les chaldéens, ce peuple impitoyable et impétueux qui parcourt des étendues de pays pour s'approprier des demeures qui ne sont pas à lui" (Ha 1, 6).

"C'est alors que l'Esprit a changé (Ha 1, 11).

C'est Hénok qui continue à parler au Seigneur : "N'est-ce pas toi qui dès l'origine es le Seigneur… Tu ne peux accepter l'oppression. Pourquoi donc accepter le spectacle des traîtres ? (Ha 1, 2-2, 1)

Le Seigneur répond alors par une vision concernant l'échéance : "L'échéance… elle ne mentira pas, si elle paraît tarder, attends-la, car elle viendra à coup sûr (Ha 2, 3).

Le juste doit rester fidèle dans l'épreuve : " Un juste vit dans la fidélité".

Le Livre se poursuit par les malédictions pour les méchants et se termine par la prière d'Habaqu-Hénok : il rappelle tous les bienfaits du Seigneur qu'il a vus lui-même et que l'Ange du Seigneur lui a expliqué quand, du ciel il observait la terre (cf. art. 403).

 

L'ange Hénok-Daniel

Daniel et ses compagnons, dans la fournaise puis dans la fosse aux lions, ont permis d'identifier six anges de premier rang. La vision finale de  l'homme vêtu de lin a permis de découvrir le septième : l'Ange du Seigneur, l'ange Jésus (cf. art. 247).

Daniel est l'ange Hénok qui vient améliorer la révélation de Dieu aux hommes. Faute de pouvoir montrer un Dieu Esprit aux hommes incapables de le voir, il en montre des images codées, des images qu'il faut décrypter avant de les comprendre. Daniel décode pour nous les images et les songes.

 

Les songes de Nabuchodonosor

Le premier songe de Nabuchodonosor, le songe de la statue commence ainsi : "En l'an 2 du règne de Nabuchodonosor, Nabuchodonosor eut des songes" (Dn 2, 1).

Nous sommes donc en 605 puisque Nabuchodonosor monte sur le trône en 604 (cf. chronologie TOB).

Le roi demande à ses magiciens de lui exposer son premier songe et de lui en donner l'interprétation : ils ne le peuvent pas.

"Alors, le mystère fut révélé à Daniel dans une vision de nuit" (Dn 2, 19). et Daniel peut dire au roi : "Tu regardais et voici qu'une grande statue… se dressait devant toi … Cette statue avait une tête en or fin, la poitrine en et les bras d'argent, le ventre et les cuisses de bronze, les jambes de fer, les pieds en partie de fer en parie de céramique. Tu regardais, lorsqu'une pierre se détacha sans l'intermédiaire d'aucune main ; elle frappa la statue sur ses pieds de fer et de céramique et elle se pulvérisa" (Dn 2,31-34).

Et Daniel d'expliquer au roi : " C'est toi qui es la tête d'or (Dn 2, 38). Après toi s'élèveront des royaumes de plus en plus fragiles d'argent, de bronze, de fer, et le dernier sera "un royaume partagé, et il y aura en lui de la solidité du fer, de même que tu as vu le fer mêlé à la céramique d'argile. Quant aux doigts de pieds en partie de fer et en partie de céramique : pour une part, le royaume sera fort, et pour une part, il sera fragile (Dn 2, 41-42).

"Or aux jours de ces rois-là, le Dieu du ciel suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit." (Dn 2,44).

 

Le deuxième songe est celui du grand arbre (Dn 4, 1-3). Il n'est pas daté. Le grand arbre c'est Nabuchodonosor.

"Voici que descendait du ciel un vigilant, un saint. Il s'écria : Abattez l'arbre… Coupez ses rameaux … Mais la souche et les racines, laissez-les dans la terre… On changea son cœur pour qu'il ne soit plus un cœur d'homme, mais un cœur de bête. Et un cœur de bête lui fut donné. (Dn 4, 11-13)

Et Daniel d'expliquer : "On va te chasser d'entre les hommes". Tu auras un cœur de bête "jusqu'à ce que tu reconnaisses que le Très-Haut est maître de la royauté et qu'il la donne à qui il veut" (Dn 4, 22). Et Nabuchodonosor reconnut le Très-Haut et dit :"Je bénirai le Très-Haut. Je célébrerai et glorifierai l'éternel vivant"(Dn 4, 31).

 

Date de l'écriture du songe du grand arbre

Le songe n'est pas daté. Pourquoi en chercher la date ?

C'est un piège, ou plutôt la solution d'un piège. Sa recherche permet de progresser dans la connaissance de Dieu.

Attention ! C'est difficile. La solution est, comme toujours, dans les Ecritures. Cette fois-ci dans la suite du texte, dans les songes de Daniel au temps de Balshassar, et plus précisément dans les songes des quatre bêtes et dans celui du bélier et du bouc.

 

Le songe des quatre bêtes, et celui du bélier et du bouc

Le songe des quatre bêtes commence ainsi :"En l'an premier du règne de Balshassar, roi de Babylone, Daniel vit un songe"(Dn 7, 1).

Le songe du bélier et du bouc commence ainsi : "En l'an trois du règne de Belshassar, une vision m'apparut à moi Daniel… J'étais à Suze la citadelle, qui est dans la province d'Elam… près de la rivière Oulaï"(Dn 8, 2).

Daniel  est alors en Mésopotamie, dans la montagne à cinq cents kms environ à l'est de Babylone.

Belshassar est le dernier des rois de Babylone. Sous son règne, Cyrus le roi de Perse prit la ville en 539 (Cf. chronologie de la TOB).

Les deux visions de Daniel se situent donc dans les années 530.

Si l'on en croit les traducteurs de la TOB, le songe de la statue fut écrit en hébreu, celui du grand arbre en araméen et ceux du temps de Balshassar, de nouveau en hébreu.

Pourquoi ?

La réponse est encore dans les Ecritures, dans le Livre de Daniel lui-même, et dans sa chronologie.

Attention ! Nous retournons en arrière, aux premières visions de Nabuchodonosor.

Nabuchodonosor assiégea Jérusalem en 604, au début de son règne et amena à Babylone Daniel qui parlait hébreu. En arrivant Daniel parle hébreu et écrit en hébreu. Le songe de la statue est écrit en hébreu.

Le second songe, celui du grand arbre est écrit en araméen.

 Pourquoi ?

La réponse est encore dans le Livre de Daniel : " En l'an trois du règne de Yoaqim, roi de Judas Nabuchodonosor, roi de Babylone vint vers Jérusalem et l'assiégea… Le roi ordonna à Ashpénaz, le chef de son personnel, d'amener quelques fils d'Israël… pour qu'ils se tiennent dans le palais du roi  et qu'on leur enseigne la littérature et la langue des chaldéens" (Dn 1, 1-4)

Daniel, choisi pour le service de Nabuchodonosor devra parler littérature avec le roi . Pas en hébreu, évidemment. En araméen, la langue du roi, la langue officielle.

 En l'an 3 du règne de Yoyaqim, il écrit en araméen le songe du grand arbre. Nous sommes très exactement en l'an 606 (-609 + 3) puisque la Tob précise dans  son tableau chronologique :  Yoyaqim (609-598)

Le songe du grand arbre est écrit en hébreu en 606, troisième année du règne de Yoyaqim  Le songe de la statue en araméen en 609.

 

Problème

L'an 3 de Yoyaqim peut être - 606, mais en 606 Nabuchodonosor n'est pas encore roi de Babylone. Il ne monte sur le trône qu'en 604. Dans la chronologie de la TOB, il est écrit : " Nabuchodonosor (604-562) : sa victoire sur les Egyptiens  (pharaon Néko) à Karkémish lui assure le contrôle de l'ancienne Assyrie.

Où est l'erreur ?

Cherchons des précisions sur Internet. Sur le site  http://www.herodote.net/histoire/synthese.php?ID=81  , nous trouvons : "Le 23 septembre de l'an 605 avant notre ère, Nabuchodonosor II est couronné roi de Babylone. Il succède à son père, Nabopolassar. 

Jean-François Zilberman."

Internet et la Tob utilisent le calendrier grégorien. L'année commence en septembre et les années font 365, 25 jours.  Les Babylonien  utilisent  le calendrier babylonien, et les Hébreux  le calendrier hébreux, tous deux issus du calendrier hérétique d'Hénok (cf. art. 418). Dans ces calendriers le premier mois de l'année est le mois de septembre. 

Le 23 septembre 605 est en calendrier grégorien déjà l'année  604 av JC.

"L'erreur est juste" !

Balshassar est donc mort après 539 av JC.

Voilà où mène la recherche de la date d'un songe. Le langage des anges est codé !

Belshassar réalisent les songes prophétiques de Nabuchodonosor

L'article 310 a donné une explication de "MENE MENE TEQEL OU TARSIM, l'inscription que Daniel révéla à Belshassar. Il faut y revenir, car il y a du neuf à ce sujet.

Nabuchodonosor, l'ancêtre de Belshassar, son père au sens biblique du terme, avait ramené de Jérusalem en l'an 604, les ustensiles qui servaient dans le temple.

En 605, son "fils" Balshassar voit en songe la statue dont nous avons rapporté ci-dessus l'interprétation de Daniel : le dernier Royaume sera "un royaume partagé, et il y aura en lui de la solidité du fer, de même que tu as vu le fer mêlé à la céramique d'argile. Quant aux doigts de pieds en partie de fer et en partie de céramique : pour une part, le royaume sera fort, et pour une part, il sera fragile (Dn 2, 41-42).

 

En l'an 533, Belshassar utilise les ustensiles du temple dans un repas organisé en l'honneur des idoles. Il voit alors une main qui écrit sur le mur du palais, sans seulement voir ce qu'elle écrit. Daniel  expliqua au roi sa vision en ces termes : " Mené, compté: Dieu a fait le compte de ton règne et il y a mit fin. Téqel, Pesé :" Tu as été pesé dans la balance et trouvé insuffisant. Pérès, Divisé : Ton royaume a été divisé et il a été donné au Mèdes et aux Perses." (Dn 5,25-28).

 

Le dernier roi de Babylone, Balshassar partagea effectivement le pouvoir avec son père, et Daniel précise qu'il mourut subitement selon la prophétie le lendemain même de l'interprétation de son rève.

 

Supplique de Daniel

"En l'an un de Darius, fils d'Assuerus de la race de Mèdes, qui avait été fait roi du royaume des chaldéens… moi, Daniel, je considérai dans les livres le nombre des années qui selon la parole du Seigneur au prophètes Jérémie, doivent s'accomplir sur les ruines de Jérusalem : 70 années"( Dn 9, 1-2)

Darius a vécu de -336 à -330. En 336, Daniel lit dans les livres ce qu'a annoncé Jérémie, dans le Livre de Jérémie en particulier.

"Ce pays entier deviendra un champs de ruine, une étendue désolée, et toutes ces nations serviront le roi de Babylone pendant 70 ans. Quand ces 70 ans seront révolus, je sévirai contre le roi de Babylone et cette nation-là. Quand 70 ans seront écoulés pour Babylone…  j'accomplirai pour vous mes promesses." (Jr 29, 10)

Jérusalem sera un champs de ruine sous la domination des Babyloniens pendant 70 ans, entre les années 535 à 605 environ. 70 ans, c'est le temps d'un jubilé.

En -336, Daniel adresse une supplique au Seigneur : "Oh ! Seigneur tends l'oreille et écoute… vois nos dévastations … Ce n'est pas à cause de nos actes de justice que nous déposons nos supplications devant toi ; c'est à cause de ta grande miséricorde" (Dn 9, 18).

La supplique de Daniel n'est pas pour les années de Nabuchodonosor, mais pour les années d'Alexandre le grand. Toute la fin du livre de Daniel concerne la période séparant Alexandre le grand de la mort du fils de l'homme.

C'est Gabriel qui vient expliquer à Daniel ce qui va arriver, (Dn 9, 21) : "Il a été fixé soixante-dix septénaires…  pour faire cesser la perversité… pour oindre un Saint des Saints. Sache donc et comprends  : Depuis le surgissement d'une Parole jusqu'à un Messie-chef, il y aura 70 septénaires. Pendant 62 septénaires, places et fossés seront rebâtis mais dans la détresse du temps. Et après 62 septénaires, un oint sera retranché, mais non pas pour lui-même."  (Dn 9, 24)

Oh ! Quelle est importante cette prophétie ! Entre cette Parole du Seigneur, prononcée en l'an un de Darius, et la mort du Messie-chef, du Fils de l'homme sur la croix, il y aura 70 septénaires : 70 x 7 ans soit 490 ans. Places et fossés de Jérusalem seront rebâtis, mais dans la détresse. Huit septénaires, soit 16 ans avant la mort de Jésus, un oint mourra. Sa mort n'est pas importante pour lui. C'est donc un événement capital pour les autres, pour chacun des hommes.

Quel est donc cet oint ?

 

J'écris cette phrase le jeudi 13 janvier 2011 : il est 6 heures 28 à mon ordinateur. Quel est cet oint ? Hier à 22 heures je n'en avais pas la moindre idée. A cette heure je sais seulement où trouver la réponse, mais je n'ai pas la réponse. Cet article doit paraître, si Dieu le veut, demain matin vendredi, comme toutes les semaines. Je sais aussi que cet article sera capital.

 

 Il est 7 h 15 : voici la réponse. Vous l'aurez intégralement en cliquant sur le lien :

 http://remacle.org/bloodwolf/apocryphes/joseph.htm

 

Je fais un copié-collé des passages essentiels de cet ouvrage dont le titre est " Histoire de Joseph, le charpentier" :

En 1832, J. Ch. Thilo, professeur de l'Université de Halle, fit paraître à Leipzig le premier volume du Codex apocryphus Novi Testamenti. C'est un in-8° de clx et de 896 pages; les textes arabes et grecs ont été revus avec soin sur un grand nombre de manuscrits.

 

Sa vie fut de cent onze ans (02), et son départ de ce monde arriva le vingtième du mois d'Abib qui répond au mois d'Ab (03). Que sa prière nous protège. Ainsi soit-il!

 

(02) En rapprochant de ce chiffre le calcul qu'on trouve au chapitre xiv, il en résulte que Joseph mourut dix-huit ans après la naissance de Jésus-Christ

(03)correspond partie à juillet et partie à août.

 

chapitre 1 : Il arriva un jour que le Sauveur, notre Dieu, Seigneur et maître, Jésus-Christ, était assis avec ses disciples sur le mont des Oliviers et que tous étaient réunis ensemble, et il leur dit : O mes frères et mes amis, enfants du père qui vous a choisis parmi tous les hommes, vous savez que je vous ai souvent annoncé qu'il fallait que je fusse crucifié et que je mourusse à cause du salut d'Adam et de sa postérité, et afin que je ressuscite d'entre les morts. J'ai à vous confier la doctrine du Saint-Évangile qui vous a déjà été annoncée afin que vous la prêchiez dans le monde entier, et je vous couvrirai de la vertu d'en haut, et je vous remplirai de l'Esprit-Saint.

 

chapitre 3 : Lorsque Joseph le Juste devint veuf, Marie, ma mère bénie, sainte et pure, avait accompli sa douzième année, ses parents l'avaient offerte dans le temple, lorsqu'elle n'avait que trois ans, et elle passa neuf ans dans le temple du Seigneur. Alors quand les prêtres virent que cette vierge sainte et craignant Dieu, entrait dans l'adolescence, ils parlèrent entre eux, disant : « Cherchons un homme juste et pieux auquel nous confierons Marie jusqu'au temps des noces, de crainte que si elle reste dans le temple, il ne lui arrive ce à quoi les femmes sont sujettes … 

 

chapitre 12 : Il arriva ensuite que l'instant de la mort du pieux vieillard Joseph approcha et que vint le moment où il devait quitter ce monde comme les autres hommes qui sont assujettis à revenir à la terre. Et son corps étant près de sa destruction, l'ange du Seigneur lui annonça que l'heure de sa mort était proche. Alors la crainte s'empara de lui et son esprit tomba dans un trouble extrême

 

chapitre 14 : Il arriva ensuite lorsque Joseph revint chez lui, dans la ville de Nazareth que, saisi par la maladie, il fut retenu au lit. Et le temps était venu où il devait mourir, ainsi que c'est le destin de tous les hommes. Et il éprouvait une vive souffrance de cette maladie, et c'était la première dont il eût été atteint depuis le jour de sa naissance. Et c'est ainsi qu'il avait plu au Christ d'ordonner les choses relatives à Joseph. Il vécut quarante ans avant de contracter mariage. Sa femme passa avec lui quarante-neuf ans, et quand ils furent écoulés, elle mourut. Un an après sa mort, les prêtres confièrent à Joseph, ma mère, la bienheureuse Marie, afin qu'il la gardât jusqu'au temps des noces. Elle resta deux ans dans sa maison et la troisième année de son séjour chez Joseph, étant âgée de quinze ans, elle m'enfanta sur la terre par un mystère qu'aucune créature ne peut pénétrer ni comprendre, si ce n'est moi, mon Père et l'Esprit-Saint, constituant avec moi une unique essence.

 

chapitre 24 : Quand les enfants de Joseph entendirent que je parlais avec ma mère, la Vierge sans tache, ils connurent qu'il avait expiré, et, versant des larmes, ils poussèrent des cris de douleur. Et je leur dis : « La mort de votre père n'est pas la mort, mais la vie éternelle. Car, délivré des tribulations de ce siècle, il est entré dans le repos éternel qui ne connaît point de fin.

 

 

L'apocryphe de Joseph le charpentier corrobore le Livre de Daniel : deux septénaires, 14 ans, séparent la mort de Joseph de la mort de Jésus. 

"(02)En rapprochant de ce chiffre le calcul qu'on trouve au chapitre xiv, il en résulte que Joseph mourut dix-huit ans après la naissance de Jésus-Christ"

Remarques :

- Jésus est mort à 33 ans. 33-18 = 15

- 5 ans grégoriens et 14 ans en calendrier hérétiques d'Hénok, ça fait le compte !

- Joseph est un homme et il est mort comme tous les hommes.

- J'ai intitulé l'article 256 " Judas comme Joseph est un ange". La preuve est là ; je me suis trompé ; je suis un homme ; j'ai droit à l'erreur.


Il est 7 heures 35. Revenons à Daniel

 

Alexandre le grand (21 juillet -356 - 13 juin -.323)

"Quant à la ville, et au sanctuaire, le peuple d'un chef à venir la détruira… Il imposera une alliance à une multitude pendant un septénaire, et pendant la moitié d'un septénaire, il fera cesser sacrifice et oblation… et cela jusqu'à ce que l'anéantissement décrété fonde sur le dévastateur"( Dn 9,26-27).

Daniel écrit cette phrase en 336 av JC. Alexandre le grand est né depuis 20 ans. Dans deux ans, il passera en Asie.

Le Dévastateur, Alexandre le grand, mourra à Babylone le 13 juin 323, soit 13 ans après  (336-323). Dans le langage codé de Daniel cela fait un septénaire + une moitié de septénaire (7 + 3, 5), compte tenu de la transposition  nécessaire du calendrier julien et du calendrier hérétique d'Hénok,  l'année commençant au mois de septembre et comptant 364 jours.

L'accession au trône d'Alexandre sert de date repère pour les livres de la Bible qui lui sont postérieurs comme l'avait été celle de Yoyakin pour le Livre d'Ezéchiel et Darius pour les premières années de son règne.

Alexandre décida le changement du calendrier en 331. Daniel l'avait prédit : "Il se proposera de changer le calendrier et la Loi, et les saints seront livrés en sa main pendant une période.(Dn 7, 25)

 

Chapitre 11 de Daniel

"Quant à moi, en l'an un de Darius, j'avais été en poste pour lui donner force et appui… Voici que trois rois vont encore se lever pour la Perse, puis le quatrième amassera une richesse… il mettra tout en branle contre le royaume de Grèce."(Dn 11,1-3)

Le dernier roi est Darius III (336-331). Le roi de Grèce est Alexandre.

 

Il est 8 h 15 ; je continuerai plus tard.

 

Ce chapitre est le récit, en langage codé, de l'histoire du monde, depuis l'année -336 jusqu'à la fin du monde, c'est à dire jusqu'au moment où Jésus en croix dit : "Tout est consommé" (Jn 19, 30 )

Je ne suis pas historien, et je n'ai jusqu'à ce jour, que parcouru sans rien y comprendre, les livres des Maccabées. Je laisse aux historiens le soin de comparer ce chapitre 11 et les deux livres des Macchabées. Je viens seulement de survoler les introductions de la TOB, et de consulter son tableau chronologique. Voici ce que j'ai compris :

- Macchabées 2 n'est pas la suite de Maccabées 1, mais l'explication des passages importants.

- L'auteur, qu'il ait un nom, Jason de Cyrène, l'abréviateur ou qu'il n'en ait pas, est  l'ange Hénok,

- Il raconte, en langage codé, tout ce qu'il a vu de la terre et que lui a expliqué l'Ange du Seigneur quand il était guetteur, à la porte du ciel.

- Les deux colonnes du tableau chronologique de la TOB mettent face à face les antagonistes du chapitre 11 de Daniel, tous descendants d'Alexandre : d'un côté les Lagides, et de l'autre les Séleucides.

 

Chapitre 12 et dernier de Daniel

"En ce temps-là se dressera Michel, le grand Prince… Ce sera un temps d'angoisse… En ce temps-là, ton peuple en réchappera"(Dn 12, 1)

C'est le temps de la Passion et de la Mort de Jésus.

Jésus aura donné ses pouvoirs à Pierre, l'homme qui a pour étoile l'archange Michel (cf. art. 315).

Temps d'angoisse s'il en est !

Mort qui sauvera le peuple de Dieu, l'humanité.

"Quant à toi, Daniel, garde secrètes ces paroles" (Dn 12, 4)

Il est inutile d'en parler, tant que personne ne peut les comprendre.(cf. art. 222)

L'homme vêtu de lin, Jésus (cf. art. 248) fait alors le serment : "Ce sera pour une période, deux périodes et une demi-période lors ce que la force du peuple sera entièrement brisée, toutes ces choses s'achèveront."(Dn 12, 7)

Quand Jésus dira : "Tout est consommé", ce sera la fin : le 15 avril en calendrier grégorien.

Une période est un septénaire de 70 ans. La demi-période est un temps de 35 ans qui sépare l'annonce de l'incarnation du Verbe, l'Annonciation, de la mort de Jésus, compte tenu des années d'Hénok qui commencent en octobre et comptent  364 jours.

Les deux périodes sont les 140 années précédentes qui nous amènent à l'an –140, en partant de la naissance de Jésus le 01 01 01 et en tenant compte de la différence de calendrier. Cela correspond à la purification du temple : "Le 25 du 9èmemois nommé Kislew, en l'an 48", en l'an -288 ( -336 + 48 ), ils offrirent, conformément à la loi, sur le nouvel autel des holocaustes qu'ils avaient édifiés… à la même époque de l'année et le même jour que les païens l'avaient profané "(1 Ma 4, 52).

La période de 70 ans précédente nous amène en 210, en partant de la naissance de Jésus, à l'équinoxe d'hiver de l'an 1, et en tenant compte des différence de calendrier. Inutile de chercher, Daniel nous dit : " A partir du moment où cessera le sacrifice perpétuel et où sera placée l'abomination dévastatrice" (Dn 12, 11).

C'est le premier livre des Macchabées qui va préciser : "Le 15ème jour de Kislew, en l'an 145, le roi construisit l'abolition de la dévastation sur l'autel des holocaustes. On sacrifiait sur l'autel les femmes qui avaient circoncis leur enfant… leurs nourrissons pendus à leurs  cous "( 1 Ma 1, 60).

Le 15 de Kislew de l'an 145, c'est le 15 Juillet 191 (-336 + 145).

191 n'est pas 210. Il faut tenir compte de la naissance du Christ en 1,  des années à 364 jours et commençant au 9ème mois de l'année précédente… et des erreurs que je peux faire. 

 

Il y a un truc

Il est 21 heures ; j'ai fait bien d'autres choses dans la journée.

Vous pensez : Menteur ! Il connaissait bien les Macchabées, l'histoire d'Alexandre et d'Antiochus 4, il connaissait l'apocryphe de Joseph.

J'en connaissais ce que peut connaître un bachelier. Pas plus.

Alors, il y a un truc. Oui, il y a un truc.

Connaissez-vous le jeu "ça chauffe, ça brûle, c'est froid, ça gèle " ?

Gosse, j'y jouais avec mes frères et sœurs. Dans la salle à manger, l'un de nous cachait un objet que les autres devaient trouver. Pour les aider, il disait : "cest froid", "ça chauffe" ou "c'est brûlant".

Jour et nuit, l'Esprit Saint joue avec moi à ce petit jeu. Choisi comme scribe, j'ai deux mains : la droite qui écrit, la gauche qui n'écrit pas.

Quand la nuit, je "bavarde avec le Seigneur", il répond à mes questions par des picotements  dans la main droite ou dans la main gauche. A droite, c'est oui ; à gauche, c'est non. Plus je suis prêt de trouver, plus ça chauffe, plus ça picote à droite. Quand je suis tout prêt du but, ça fait mal. Plus je gèle, plus ça picote dans ma main gauche.

Je sais alors qu'il faut chercher ailleurs.

Quand je lis, ou quand j'écris, c'est pareil. Ma main écrit sous contrôle.

C'est mon truc, le truc que le Seigneur m'a donné.

 

Je n'ai jamais parlé de mes picotements à mon médecin ; il m'aurait "filé une drogue", et  je n'aurais plus, ni sensibilité, ni insomnie.

 

A la semaine prochaine.

Le laboureur te salue.

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Published by Le Laboureur
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La Fleur Spirituelle 29/03/2011 14:24


Bonjour, J'ai également eu une période où ma main écrivais sous contrôle mais cela fait un moment que je n'ai pas écrit comme cela (que je n'ai pas écrit tout cours d'ailleur) car je ne savait pas
si cela venais de Dieu ou de personne décédées de manière mystérieuse (que j'ai connu de leur viviant ou parfois non). Qu'en pensez-vous ?


Le Laboureur 31/03/2011 11:22



Ami, bonjour,


Ce que je pense n'a aucune importance. L'important est ce que Dieu pense : c'est donc à lui qu'il faut poser votre question.


Dieu veut avoir besoin des hommes, et a besoin de tous les hommes. Il les choisit comme auxiliaires.


Tous les hommes sont ses auxiliaires d'une façon ou d'une autre. Le père et la mère sont les auxiliaires de Dieu pour faire des enfants d'hommes
dont il fera ses enfants.


Dieu a besoin des hommes pour leur faire découvrir les lois qu'il a imposées au monde : il a besoin des exégètes, des prêtres, des philosophes,
des  savants…


C'est Dieu qui choisit ses auxiliaires et non l'inverse. Les auxiliaires peuvent répondre oui ou non. Ils peuvent même, ne pas entendre le
message qui leur est envoyé : par inattention ou par refus d'entendre. Cela dispense de répondre.


Il choisit des scribes parmi les hommes pour faire passer ses messages, et les hommes sont libres d'accepter ou de refuser. De toutes façons,
Dieu fera passer son message. Par un scribe ou par un autre ! Quelle importance ?


Le scribe n'est pas un médium dont la main écrit un message tout préparé.


Le scribe a un cerveau qui cherche et une main qui écrit ce que son cerveau lui fait écrire. Il peut écrire la pensée de Dieu ou sa propre
pensée.


Le bon scribe cherche et Dieu le fait trouver ; le bon scribe demande à Dieu de guider son cerveau et sa main pour écrire son message sans trop
le déformer.


Le lecteur, à son tour, devra demander à l'Esprit, de bien comprendre le message, de discerner ce qui vient de l'homme et ce qui vient de
Dieu,  et d'agir en fonction de ce qui vient de Dieu.


Le lecteur est un homme qui peut aussi se tromper. Il peut ne pas comprendre le message de Dieu ; il peut l'ignorer par inattention ; il peut le
refuser ; il peut le combattre. Le lecteur est un homme libre.


Pour se tromper le moins possible, le lecteur doit aussi se confier humblement à l'Esprit. La confiance en l'Esprit est
la vraie foi. La foi est confiance et non croyance.



Ames 17/02/2011 11:33


Pas mal tes écrits


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