Vendredi 17 février 2012 5 17 /02 /Fév /2012 16:15

Hier, jeudi 16 février 2012, j'ai assisté aux obsèques de ma nièce et filleule, Chantal.

Vous ne la connaissez pas encore. Sachez seulement que pendant 7 ans elle a lutté contre un cancer du sein récidivant, et qu'après de multiples chimios, elle a eu droit à une lobectomie du foie, métastases osseuses, cérébrales etc.

 

Famille et amis remplissaient une église parisienne du 11ème à Paris.

Au cours des témoignages, je pris la parole  sans note, confiant dans la parole de Jésus : "Ne soyez pas inquiet à l'avance de ce que vous direz ; mais ce qui vous sera donné de dire, dites-le ; car ce n'est pas vous qui  parlerez, mais l'Esprit Saint."  (Mc 13,11)

Je dis en substance ce qui suit, mais dans un langage lourd, décousu, maladroit et provocateur, donnant à tous l'impression que je déraillais :

 

" Chantal, qui oubliera jamais ton sourire ?

Qui oubliera jamais ta souffrance ?

Qui oubliera jamais ton sourire dans la souffrance ? "

Puis me tournant vers l'assistance : "Vous êtes tous témoins et vous serez tous dans la confidence, avant les autres.

Chantal est un cas. La mort de Chantal est un signe. Chantal, Jeanne de Chantal, comme Jean, a préparé pendant 7 ans le chemin du Seigneur, le chemin qu'elle nous invite a suivre.

Ce chemin dans 7 semaines nous mènera à la mort du Fils de l'homme.

Cette année 2012 est l'année du jubilé de la mort du Fils de l'homme : c'est l'année de la colère de Dieu, l'année des 7 coupes de la colère de Dieu  annoncées par Jean dans son Apocalypse.

Notre monde vivant sans Dieu a usé la patience divine. La coupe déborde ; le monde ignore Dieu.  Dieu va lui rappeler qu'il est, il va sévir en toute justice et le monde reconnaîtra qu'il est le Seigneur.

Je n'ai pas pu aller au bout de mon propos. L'officiant  me retira le micro et je lui dit : Père, Non ! Monsieur le Curé, vous m'avez coupé la parole.

 

L'Esprit m'avait-il abandonné ? C'est ce qu'a conclu toute l'assemblée : j'avais perdu l'esprit.

Non ! L'Esprit ne m'a pas abandonné. J'avais seulement oublié deux choses :

- Moïse était bègue.

- Jonas avait été jeté par-dessus bord par ceux qui voguaient dans la même nef, effrayés par la tempête que Dieu avait provoquée.

Dieu s'est exprimé par les bégaiements de Moïse et laissa Jonas 3,5 jours dans l'eau trouble.

Le Seigneur, " le Grand Esprit Invisible" a parlé par la voix de son serviteur, dans un bégaiement humain.

C'est le Seigneur qui a provoqué l'assemblée, par le bégaiement bien plus que par l'éloquence. La preuve est que tous les témoins se posent des questions et se souviendront.

Ils se posent des questions ; ils auront bientôt les réponses.

 

L'Esprit a provoqué l'assemblée dans la tempête. Il annonce la colère de Dieu. Là est l'important : l'important n'est pas le messager, l'important est le message, celui qui le reçoit et ce qu'il en fait. Le messager est un serviteur quelconque : il ne fait que son devoir (Lc 17, 10). Peu importe son humiliation : le Seigneur s'est présenté dans les Ecritures comme le serviteur souffrant (Es 52,13-15). Lui aussi a été humilié, Combien plus !

 

Le message de Chantal est celui d'Esaïe : "Je ferai marcher les aveugles sur un chemin incannu d'eux, sur des sentiers inconnus d'eux, je les ferai cheminer. Je transformerai devant eux les ténèbres en lumière, et les détours en ligne droite. Ces projets, je vais les exécuter et nullement les abandonner." (Es 42, 16)

 

Le Seigneur m'avait prévenu, mais dans un songe que j'avais oublié. En ville, je conduisais dans une rue étroite et je vis sur la gauche, une forge d'où émanait une lumière extra-ordinaire et d'où s'échappait une fumée si épaisse dans l'étroit passage que je devais emprunter, que je me trouvai très vite dans l'obscurité totale.

Le rideau de fumée passé, le soleil rayonnait.

Jeudi, j'ai traversé dans la honte un rideau de fumée.

Pas seul !

Tous les témoins ont traversé un rideau de fumée, et sont encore dans le nuage de fumée.  Ils ne voient rien : ils sont aveugles.

 

L'officiant ne m'a pas coupé la parole : c'est le Seigneur qui a arrêté mon témoignage.

Je devais seulement déclencher la tempête du Seigneur, être jeté par-dessus bord de la nef et passer trois jours et demi la tête sous l'eau. Comme Jonas !

Je n'étais pas à Ninive, seulement sous la mer en direction de Tarse, pas en direction de Ninive.

Aujourd'hui, le lendemain du départ de Chantal, j'ai la tête sous l'eau et n'émergerai que dans 3 jours et demi. J'irai alors vers Ninive : je pourrai parler.

Aujourd'hui, je ne peux rien dire, et ce que j'écris ne sera lu que dans trois jours quand j'aurai sorti la tête de l'eau.

Comme Jonas !

Hier, je ne devais pas dévoiler le message dont j'étais porteur ; je ne l'annoncerai pas davantage aujourd'hui. Par contre, le 1er avril 2011, j'ai publié l'article 511 intitulé, "La colère de Dieu". Je ne m'en souvenais plus ; je l'ai relu : il ne dévoile pas le message, mais donne la clé de lecture de l'Apocalypse de Jean : elle se trouve dans Ezéchiel.

 

Nombreux ont été les témoins de ce qui s'est passé hier.

Cet article est daté d'aujourd'hui 17 février 2012 ; la date est notée par Internet et fera foi.

 

Le laboureur te salue.

Par Le Laboureur
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