Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 06:35

 

 

La colère de Dieu

"Et j'entendis une grande voix qui du temple disait aux anges : Allez et répandez sur la terre les sept coupes de la colère de Dieu." (Ap 16,1)

Le Livre aux sept sceaux est la Bible (cf. art. 276).

La clé qui permet de lever les sceaux est cachée dans l'Apocalypse (cf. art. 511).

Les sept coupes de la colère de Dieu de l'Apocalypse cachent la clé qui explique la colère de Dieu dans la Bible, et d'abord dans l'Exode :

"Tout premier-né mourra dans le pays d'Egypte, du premier-né du Pharaon, qui doit s'asseoir sur son trône au premier-né de la servante qui est à la meule et à tout premier-né du bétail" (Ex 11, 5).

Les sept coupes de la colère divine expliquent la mort des enfants d'Egypte, l'ennemie d'Israël (cf. art.511).

Elles expliquent aussi la colère de Dieu contre Israël.

 

Les prémices dans l'Apocalypse

" Et  je vis : L'agneau était debout sur la montagne de Sion, et avec lui, 144.000 qui portent son nom et le nom de son Père écrits sur leur front… Ils chantaient un cantique nouveau, devant le trône, devant les quatre animaux et les anciens… Ils ont été rachetés d'entre les hommes comme prémices pour Dieu et pour l'Agneau." (Ap 14, 1-5)

Les 144.000 rachetés sont les prémices, les premiers fruits rachetés par les vainqueurs de la bêtes. Ils sont marqués au nom de l'Agneau et de son Père. 666 est la marque de l'homme, de l'Agneau Jésus,  mais aussi celle de son Père. 666, le chiffre de Kesbel, est le serment du Dieu-Trinité (cf. art. 508).

Les 144 000 prémices seront suivis par "la foule immense que nul ne peut dénombrer, de toutes nations, tribus, peuples et langue" (Ap 7, 9)... vêtus de robes blanches (id 13) qui..." viennent de la grande épreuve (id 14) et "ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l'Agneau" (id 14)

Jésus, le vainqueur de la bête, a racheté les douze tribus d'Israël, c'est à dire la totalité du peuple choisi. Israël, le premier des peuples de Dieu constitue les prémices.

 

Les prémices sont les premiers fruits

Dieu se réserve les premiers fruits : "Le Seigneur adressa la parole à Moïse : Consacre-moi tout premiers-nés, ouvrant le sein maternel, parmi les fils d'Israël, parmi les hommes comme parmi le bétail. Il est à moi" (Ex 13, 1-2). Telle est la première loi de Moïse : les premiers-nés appartiennent à Dieu, aussi bien les premier-nés des hommes que ceux des bêtes.

Cette loi précède le décalogue. Les tables de la loi sont pour plus tard.

 

Les prémices dans l'Exode

Les Egyptiens traitaient le peuple de Dieu en esclave et refusait de lui donner sa liberté. Dans sa colère, le Seigneur extermina tous les premiers-nés égyptiens, il prit ses prémices : "A minuit, le Seigneur frappa tout premier-né au pays d'Egypte" (Ex 12, 29).

A peine le Seigneur eût-il exterminé les premiers-nés égyptiens qu'il demanda pour lui les premiers-nés d'Israël : "Le Seigneur adressa la parole à Moïse : Consacre-moi tout premier-né, ouvrant le sein maternel, parmi les fils d'Israël, parmi les hommes comme parmi le bétail. Il est à moi" (Ex 13, 1-2).

Tout premier-né de son peuple ou de "pas son peuple" (Os 1,16, 25) est au Seigneur ; ce sont ses prémices. Il en dispose  selon sa volonté. 

 

Les prémices dans la Bible

Respectueux des ordres du Seigneur, les juifs ont toujours présenté leurs premiers-nés au temple pour l'offrir au Seigneur en prémices. Ils ont toujours offert les plus beaux animaux pour les offrir au Seigneur.

Marie et Joseph, en bons juifs ont présenté Jésus au temple.

Le Seigneur réserva parfois un sort exceptionnel aux prémices. C'est notamment le cas des premiers-nés des femmes stériles qui priaient le Seigneur de lever leur honte.

La stérilité, en  effet était cause de mépris et couvrait la femme de honte : elle n'avait pas d'enfant et donc aucun espoir de compter le Messie dans sa descendance.

Bien des femmes juives ont imploré le Seigneur de leur donner un enfant et ont promis de le consacrer au Seigneur : de l'offrir en prémices.

 

Samuel, fils d'Anne, prémices offertes aux Seigneur

Samuel est le portrait type des prémices consacrées aux Seigneur par la volonté des parents.

Elqana, un éphratien (habitant de Bethléem), avait deux femmes. Anne et Peninna. "Pennina avait des enfants, Anne n'en avait pas" (1Sa 1, 2).

Elqana aimait Anne, Peninna la méprisait à cause de sa stérilité. Anne implora le Seigneur de lui donner un fils et s'engagea à le lui consacrer. Elle fut exaucée et eut un fils, Samuel.  Après l'avoir sevré, elle"le fit entrer dans la maison du Seigneur à Silo, et l'enfant devint servant" (1 Sa 1, 24). Alors Anne pria et dit : "J'ai le cœur joyeux grâce au Seigneur… Le Seigneur fait mourir et il fait vivre" (id 2, 1 et 6).

Par la suite Samuel donna l'onction royale à Saül et à David.

 

Marie, fille d'Anne, prémices offertes au Seigneur

Cette Anne est un ange et réapparaît dans le Protévangile de Jacques, apocryphe qui nous dévoile le nom des grands-parents de Jésus (cf. art. 272) : Joachim et Anne.

Marie, enfant d'Anne et de Joachim, est comme Samuel, fils d'Anne et d'Elqana,  prémices offertes au Seigneur, par une mère initialement stérile. Elle pria le Seigneur et lui promis de lui consacrer son premier-né : "Aussi vrai que vit le Seigneur Dieu, je ferai don de mon enfant, garçon ou fille, au Seigneur mon Dieu et il le servira tous les jours de sa vie. " (Prot Jacques  4, 1)

Ce même ange Anne réapparaît dans l'Evangile canonique de Luc, mais en langage caché : "Il y avait là (au temple) une femme qui était prophète, Anne, fille de Phanuel de la tribu d'Azer, demeurée veuve après sept ans de mariage, elle avait atteint l'âge de quatre vingt quatre ans. Elle ne s'éloignait pas du temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. S'approchant d'eux à ce moment, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l'enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem " (Lc 2, 36-38).

Anne a offert Marie en prémices au Seigneur. Marie est devenue la Mère de Dieu.

 

Ismaël et Isaac, fils d'Abraham, prémices offertes au Seigneur

Abraham avait deux femmes : Saraï était stérile, Hagar ne l'était pas. C'est à lui, le père, que furent demandés en prémices, ses deux fils premiers-nés : Ismaël, fils d'Hagar, et Isaac, fils de Sara.

Abraham sacrifia Ismael, le fils de la servante, au caprices de Sara, la femme légitime : "Chasse la servante et son fils" (Gn 21, 10) ordonna Sara à Abraham. "Cette parole fâcha beaucoup Abraham" (Gn 16, 11). Il ne céda que sous la pression du Seigneur lui-même : "Ne te fâche pas à propos du garçon et  de ta servante. Ecoute tout ce que te dit Sara" (Gn 21,12). 

Abraham sacrifia ensuite Isaac à la demande directe du Seigneur. Ce fils devait pourtant lui assurer la multitude comme descendance. Contre toute logique, Abraham fit pourtant confiance au Seigneur : c'est ça la foi d'Abraham, la confiance envers et contre tout : la confiance,  pas la croyance (cf. art. 413).

Il fut récompensé ; l'Ange arrêta son bras et ce geste a une double signification :

1- Le Seigneur refuse les sacrifices humains

2- Le Seigneur exige la confiance et ne la déçoit jamais.

Le Seigneur a exigé les prémices d'Abraham ; il lui a demandé ses deux enfants. Abraham les lui a donnés.

Le Seigneur fit de chacun le père d'une multitude.

 

Joseph, premier-né de Rachel, prémices offertes au Seigneur

Jacob fut berné par son beau-père Laban (Gn 29, 1-35). Il travailla sept ans pour épouser Rachel qu'il aimait ; Laban le trompa et lui donna Léa qu'il n'aimait pas ; Jacob dut travailler sept ans de plus pour obtenir Rachel.

Elle était stérile, et pour satisfaire la jalousie réciproque des deux sœurs, Jacob coucha avec leurs servantes. Il eut ainsi dix fils et une fille, avant que Dieu se souvienne de Rachel (Gn 30, 22-24). Elle eut un fils premier-né : Joseph. Le Seigneur le prit comme prémices en le faisant vendre par ses frères.

Pire ! Ses parents le croyaient mort.

Joseph fut enlevé à ses parents, mais arraché à ses parents.

Ensuite, il sauva la famille de la famine et reconstitua l'unité d'Israël.

 

Jésus, fils de Marie, prémices offertes au Seigneur

"Huit jours plus tard, quand  vint le moment de circoncire l'enfant, on l'appela du nom de Jésus, comme l'ange l'avait appelé avant sa conception. (Lc 2, 21)

Jésus fut circoncis huit jours après sa naissance : "Puis, quand vint le jour où suivant la loi de Moïse, ils devaient être purifiés, ils l'amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur - ainsi qu'il est écrit : Tout garçon premier-né sera consacré au Seigneur "(Lc 2, 22-23).

Marie monta au temple pour sa purification et amena Jésus pour l'offrir en prémices.

En bons juifs, Joseph et Marie ont appliqué la première loi que le Seigneur donna à Moïse : " Consacre-moi tout premier-né, ouvrant le sein maternel, parmi les fils d'Israël, parmi les hommes comme parmi le bétail. Il est à moi" (Ex 13, 1-2).

 

Une fête de famille  ! Les retrouvailles

"Or, il y avait à Jérusalem un homme du nom de Syméon (Lc 2, 25)… Il y avait aussi une prophétesse, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d'Azer. Elle était fort avancée en âge ; après avoir vécu sept ans avec son mari, elle était restée veuve et avait atteint l'âge de quatre-vingt-quatre ans. " (Lc 2, 36).

Luc confirme en langage codé la présence d'Anne, la grand-mère de Jésus à la présentation de son petit-fils au temple.

En langage plus codé encore, il annonce aussi la présence du grand-père, l'ange Joachim- Elqana-Syméon : "Il y avait à Jérusalem un homme du nom de Syméon. Cet homme était juste et pieux, il attendait la consolation d'Israël et l'Esprit-Saint était sur lui. Il lui avait été révélé par l'Esprit-Saint qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Christ du Seigneur. Il vint alors au temple poussé par l'Esprit ; et quand les parents de l'enfant Jésus l'amenèrent pour faire ce que la loi prescrivait à son sujet, il le prit dans ses bras et bénit Dieu en ces termes : Maintenant, Maître, c'est en paix, comme tu l'as dit, que tu renvoies ton serviteur. Car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé face à tous les peuples : lumière pour la révélation aux païens et gloire d'Israël ton peuple."(Lc 2, 25-32)

Tout est révélé par Joseph, la Lumière créatrice, le sort du peuple de Dieu et le sort du "pas peuple de Dieu" (cf. art.225), la gloire de Dieu et de ses auxiliaires (Ez 1, 1), la confirmation des apocryphes…

De quoi étonner les parents !

Joachim prophétisa l'avenir de son petit-fils : "Il est là pour la chute et le relèvement de beaucoup en Israël et pour être un signe contesté" (Lc 2, 34).

Il annonça aussi à Marie le sort que Dieu le Père réservait aux prémices Jésus : Dieu le Père offrirait le Fils de Marie, son propre Fils, Fils de l'homme et Fils de Dieu, en prémices pour le salut du monde : "Et toi-même, un glaive te transpercera l'âme  ; ainsi sera dévoilés les débats de bien des cœurs."(Lc 2, 35).

 

Les prémices aujourd'hui

Aujourd'hui, c'est pour tous les hommes de tous les temps, le temps des prémices, le temps pendant lequel ils sont hommes sur terre.

Au temps du Christ, le rite des prémices étaient liés à la purification de la mère et de l'enfant et avaient lieu huit jours après la circoncision. Deux cérémonies différentes séparées de huit jours pour ne pas tomber un jour chômé. Quinze jours après la naissance, l'enfant circoncis était offert en prémices au temple. Joseph et Marie présentèrent Jésus au temple en prémices.

Les juifs, aujourd'hui en 2011, ont gardé la circoncision, huit jours après la Pâque et la fête des épis, cinquante jours après la Pâque, Le jour de la circoncision, est offert le prépuce en prémices et le jour de la fête des épis le Seigneur prend tous les fruits pour les mettre dans son grenier, le paradis. L'enfant circoncis entre dans la communauté juive.

Les catholiques aujourd'hui, suivant les instructions de Pierre et Paul (Actes 11, 1,17)ne procèdent plus à la circoncision. Le baptême, fait du baptisés un membre de l'Eglise,

Le rite du baptême ne mentionne aucune offrande de l'enfant au Seigneur. Il est bien question d'offrande, mais au bénéfice de l'Eglise : l'administration d'un sacrement est gratuite et les frais ne peuvent être honorés par une redevance.

Le baptême remplace la circoncision pour intégrer l'enfant dans la communauté religieuse, mais rien ne remplace les prémices. C'est dû à l'erreur des hommes  (cf. art. 224 et 225), à l'égarement des prêtres : "Aux générations humaines il a été dit : Voici Dieu a reçu votre sacrifice des mains des prêtres - prêtre, c'est à dire un ministre de l'égarement"(Ev Judas 40) (cf. art. 510).

Au temps d'Ezéchiel, personne ne pratiquait plus l'offrande du premier-né au Seigneur. Alors le Seigneur envoya Ezéchiel chez les hommes révoltés leur dire : "Fils d'homme, je t'envoie vers les fils d'Israël, vers des gens révoltés, des gens qui se sont révoltés contre moi, eux et leurs pères, jusqu'à aujourd'hui… Tu leur diras : Ainsi parle le Seigneur Dieu. Alors, qu'ils écoutent ou qu'ils ne t'écoutent pas - car c'est une engeance de rebelles - ils sauront qu'il y a un prophète au milieu d'eux." (Ez 2, 2-5)

Le Seigneur envoya Ezéchiel pour être le "prophète guetteur", et prévenir les responsables des dangers qui menacent  le peuple de Dieu (Ez  3, 17 et 33, 1-9) (cf. art. 519).

Le message d'Ezéchiel est valable pour tous les hommes de tous les temps.

Alors, aujourd'hui en 2011, les hommes n'offrent plus les prémices au Seigneur. Le Seigneur, sans prévenir, les exigent ; il arrache les premiers-nés à leurs parents, incapables de comprendre ce qui leur arrive ; les parents désemparés se révoltent. Ils sont d'autant plus désemparés et révoltés qu'ils sont "bons" catholiques pratiquants.

L'Eglise leur a appris que Dieu était bon. Ils ne peuvent croire à un Dieu méchant, ni l'accuser d'être méchant. Alors ils cherchent un diable responsable : ils ne croient plus en Dieu, mais au diable !

Ils ont raison ; Dieu est bon ; il donne la mort sur terre et donne la vie éternelle au ciel. Le Seigneur est un tueur, par amour (cf. art. 308).

 

Le Seigneur veut le bonheur de l'homme dès cette terre

L'homme est affronté à des événements parfois catastrophiques et souvent très injustes. Il n'a pratiquement aucune possibilité d'y changer quoi que ce soit. Comment ne serait-il pas malheureux et amer ?

Certes, il ne peut changer l'événement, mais il a un comportement libre vis à vis de l'événement : il peut manifester sa colère ou faire confiance au responsable de l'événement : mettre sa confiance en Dieu.

C'est le message du Livre de Job.

Par jeu avec le diable (Jb 1,11), le Seigneur envoie à l'homme Job, des misères plus catastrophiques les unes que les autres (Jb 1, 13-19 et 2, 7). Job souffre, discute, ergote, mais se déclare innocent (Jb 6 ,10  27, 5).

Ses amis veulent lui prouver sa culpabilité ; Job confirme sa confiance à l'auteur des catastrophes : (id 9, 2) ; il ne comprend pas, mais espère : "C'est bien dans ma chair que je contemplerai Dieu… Mes yeux le verront" (Jb 19, 26-27).

Dès cette terre le Seigneur lui redonne tout ce qu'il lui avait pris(Jb 42, 10-16).

Dieu ne joue pas à rendre l'homme malheureux. Tout ce qu'il fait a un sens, mais nous ne sommes pas en mesure de comprendre : "Dieu ! Que tes projets sont difficiles pour moi" (Ps 139, 17).

 

A la semaine prochaine.

Le laboureur te salue.

Partager cet article

Repost 0
Published by Le Laboureur
commenter cet article

commentaires

Du Neuf Dans La Bible

Le MONDE TRINITAIRE - LA REVELATION EVOLUTIVE

Si vous souhaitez lire le document de référence, prenez contact avec
lelaboureur@numericable.fr
je vous le ferai parvenir dans les meilleurs délais

Archives

Liens