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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 06:46

"Et je vis dans la main droite de celui qui se tient sur le trône, un livre écrit au-dedans et au-dehors, scellé de sept sceaux. Et je vis un ange puissant qui proclamait d'une voix forte : Qui est digne d'ouvrir le Livre et d'en rompre les sceaux ? " (Ap 5, 1-2)

Le Livre au sept sceaux est la Bible (cf. art. 276).

L'Apocalypse est révélation divine par la levée des sceaux de la Bible.

 

Le Livre scellé

"Et je vis dans la main droite de celui qui siège sur le trône, un livre écrit au-dedans et au-dehors, scellé le sept sceaux" (Ap 4, 1)

Le Père qui siège sur le trône de la gloire (cf. art 503) tient dans sa main droite un livre, le Livre, la Bible, le Livre écrit par le scribe qu'il a nommé lui-même, Hénok. (Enoch 12, 1-7) et (En 15, 1)

Le Livre  "scellé de sept sceaux" est bien la Bible. Le chiffre sept n'a pas un sens quantitatif : il est symbole de Dieu, de la plénitude  divine.

Le rouleau sur lequel est écrite la Bible est "écrit au-dedans et au-dehors". D'un côté est écrit l'Ancien Testament, et sur l'autre le Nouveau… plus les Apocryphes.

L'incarnation du Verbe marque une rupture dans la continuité de l'histoire du monde. Avant Jésus, l'Ancien Testament écrit sur la première face ; après, le Nouveau Testament est l'histoire de Jésus et de ce qui se passe après son retour au Père, dévoilé dans les Apocryphes.

Un seul livre, la Bible, l'histoire du monde, histoire des rapports entre le Créateur et sa créature.

 

La Bible est destinée à l'homme qui comprend ce qu'il peut

Dieu se révèle à l'homme dans la Bible, dans un langage codé. L'homme peut en comprendre le sens en fonction de la clé qu'il détient. Il y a autant de clés que de lecteurs. Mais il y a trois principales : la foi, la loi, la croix (cf. art 264).

La deuxième clé est la foi. La foi a deux sens : croyance et confiance. Il y a donc deux clés de lecture pour celui qui a la foi. Le croyant pense être sauvé parce qu'il croit. Il croit en Dieu qui sauve, il sera donc sauvé. Cette clé est mauvaise : elle n'ouvre pas le paradis. La preuve : celui qui croit au Dieu qui sauve croit en même temps au diable. S'il croit au diable, en toute logique, le diable devrait l'emmener en enfer.

Au contraire, le confiant pense être sauvé parce qu'il fait confiance à celui qui a le pouvoir de le sauver.

La troisième clé est la clé de la croix. Celui qui n'a pas droit au ciel, ira, même s'il n'y croit pas, car le Christ en mourant sur la croix donne le " bon droit " à celui qui n'y a pas droit (cf. art. 224 et 225). Dieu est plus libre de nous faire entrer au ciel que l'homme de refuser d'y entrer.

Il y a bien d'autres petites clés qui permettent à chaque lecteur de ne pas comprendre pareil. Chacun croit à sa vérité et la défend , bec et ongle.

Et on en arrive aux guerres de religion.

Un religion qui mène à la guerre est une mauvaise religion !

La Bible est au-dessus des religions. Elle est Livre scellé et seul l'Agneau est digne d'en lever les sceaux.

 

Seul l'Agneau aux sept cornes est digne de rompre les sept sceaux du livre aux sept sceaux

"Alors je vis, au milieu du trône et des quatre animaux, au milieu des anciens, un agneau se dressait, qui semblait immolé. Il avait sept cornes  et sept  yeux qui sont les sept esprits de Dieu envoyés sur toute la terre. Il s'avança pour recevoir le livre de la main  droite de celui qui siégeait sur le trône. Et quand il eut reçu le livre, les quatre animaux et les vingt-quatre anciens se prosternèrent devant l'Agneau… Ils chantaient un chant nouveau : Tu es digne de recevoir le livre et d'en rompre les sceaux, car tu a été immolé, et tu as racheté pour Dieu, par ton sang, des hommes de toutes tribu, langue, peuple et nation. Tu en as fait, pour notre Dieu, un Royaume."(Ap 5, 6-10)

L'Agneau "qui semblait immolé" a été effectivement immolé. Son sacrifice a racheté tous les hommes quels que soient leur "tribu, langue, peuple et nation". Quelles que soit leur race et leur religion. De tous, il fait un Royaume unique.

Cet agneau a sept cornes. Le sept est le symbole de la plénitude, et la corne est le symbole de la puissance des rois. L'agneau à sept cornes est le Roi dans la plénitude du Royaume des cieux. Il est le Roi des rois, le roi du paradis où il fait entrer les "hommes de toutes tribu, langue, peuple et nation".

Il a racheté tous les hommes par son sang et " il est digne, l'Agneau immolé, de recevoir puissance, richesse, sagesse, force honneur, gloire et louange" (Ap 5, 12).

Lui seul est "digne de recevoir le livre et d'en rompre les sceaux".

Son immolation assure le salut de la multitude.

La multitude des élus

"Après cela je vis quatre anges debout aux quatre coins de la terre… Et je vis un autre ange monter de l'orient.  Il tenait le sceaux du Dieu vivant. D'une voix forte, il cria aux quatre anges… Gardez-vous de nuire à la terre, à la mer et aux arbres avant que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu." (Ap 7, 1-3)

L'Ange qui tient le sceau et marque le front des élus est le Christ. C'est lui qui, par sa croix, transforme les hommes en élus. En s'adressant aux quatre anges, il s'adresse au monde entier, car le quatre, comme les quatre coins de l'horizon, est symbole de la terre entière. Même symbole que les chérubins à quatre faces qui se déplacent dans les quatre directions ( Ez ch 1).

Ceux qui seront marqués du sceau seront épargnés : ils seront 144.000.

 

Le piège des cent quarante quatre mille

"Et j'entendis le nombre de ceux qui étaient marqués du sceau : ils étaient cent quarante quatre mille de toutes les tribus d'Israël."(Ap 7, 7,4)

Douze mille de chacune des douze tribus d'Israël.

144.000 est un piège. Il faut le démonter pour ne pas tomber dedans, et en faire la clé qui ouvrira beaucoup de portes.

Tomber dans le piège, c'est comprendre que les 144.000 sont la totalité d'Israël, 12.000 pour chacune des 12 tribus d'Israël. Les juifs ont compris qu'ils seraient tous sauvés sans se préoccuper des autres. Les chrétiens ont compris que les juifs, en refusant de reconnaître le Seigneur, avaient perdu tous leurs droits, et qu'ils en étaient les héritiers naturels. Pour eux les 144.000 sont ceux qu'ils baptiseront au nom de Jésus, sans davantage s'occuper des autres.

Dans l'Apocalypse tout est symbole : les nombres sont symbole. Il faut démonter 144.000 en autant de symboles que de nombres premiers. Hénok le fait pour nous.

 

L'observateur Hénok explique les symboles

Les symboles ne sont pas une invention arbitraire. Ils sont le fait d'observations par Hénok du rythme des luminaires.

Guetteur à la porte du ciel (cf. art. 419), il a observé la lune et ses quatre phases de sept jours (cf.art. 408) : la lune marche sur le rythme de sept. Inventeur de tout et des mathématiques en particulier, Hénok a traduit : la lune fonctionne en base 7. Rapporteur de la création, il présente dans la Genèse, la création  en sept jours : Dieu créa le monde en six jours et se reposa le septième. Dans son calendrier universel, il a inventé la semaine de sept jours, six jours travaillés et le septième consacré au Seigneur. C'est le Sabbat, le jour du Seigneur, et le Sabbat des Sabbats est le jour du jubilé : il sera fêté, tous les sept fois sept jours, tous les sept fois sept ans, ou tous les septénaires, dix fois sept ans.

Le sept est le symbole de Dieu, de la plénitude divine.

Hénok a observé le soleil et ses passages réguliers dans le ciel tous les douze mois. Il a observé son passage régulier dans les douze signes du zodiaque (Pistis Sophia). Référence plus précise impossible car le Pistis Sophia ou "Fidèle Sagesse" n'est pas divisé en chapitre et en versets. On peut le retrouver sur Internet avec le lien :

 http://remacle.org/bloodwolf/apocryphes/pistissophia.htm (cf. art. 407).

Hénok a conclu que le soleil marche sur le rythme de douze. En terme mathématique, Hénok a conclu que le soleil marchait en base 12 : son calendrier sera divisé en douze mois.

Hénok a considéré que la base dix, était beaucoup plus facile à manipuler que les autres, et il l'utilise pour compter au quotidien. Il parle du trentième jour de la première semaine de la quinzième année du règne de Tartempion…

Maintenant nous pouvons démonter le piège 144.000.

 

144.000, c'est 12 fois 12 fois mille

Douze, c'est 4 fois 3.

3 est la Trinité, c'est Dieu.

4 - nous venons de le dire - est les 4 coins de l'horizon, c'est la terre entière.

12 est le symbole de la présence de Dieu partout, de son l'universalité, de la providence divine.

12 fois 12, c'est la perfection de la présence divine.

1000 fois douze fois douze, c'est la perfection de la perfection, c'est l'infini, c'est la totalité.

144.000 est la totalité de l'humanité, l'infini de la miséricorde divine, l'omniprésence de sa providence.

 

144.000, c'est aussi [(10 x 10) + (4 x 11) 1000]

10 x 10, c'est beaucoup.

4,  c'est, partout.

11, c'est moins que douze.

12 c'est 4  x 3 : c'est Dieu parfait partout.

11, c'est moins. Ce n'est pas Dieu ou Jésus, Fils de Dieu ; c'est Jésus, le Fils de l'homme ; c'est l'incarnation de Jésus ; c'est le Verbe fait chair.

1000, c'est  comme les myriades de myriades, c'est l'infini.

144.000, est la multitude infinie des fils d'hommes, l'humanité entière.

144.000 ! Rien à voir avec les 12 petites tribus d'Israël !

Le piège démonté devient une clé de compréhension de la Bible, histoire du monde.

 

La multitude des élus

"Après cela je vis une foule immense que nul ne pouvait dénombrer, de toutes nations, tribus, peuples et langues. Ils se tenaient devant le trône et devant l'Agneau, vêtus de robes blanches et de palmes à la main. Ils proclamaient à haute voix : Le salut est à notre Dieu.( Ap 7, 9-11)

Jean répète  : une foule immense "de toutes nations, tribus, peuples et langues". Cette foule n'est ni la totalité d'Israël, ni la totalité des baptisés, mais l'humanité entière revêtue du Christ (Ga 3, 27).

L'humanité entière chante la gloire de l'Agneau sauveur par la croix.

Jean continue le récit de sa vision.

 

La grande épreuve

"L'un des anciens me dit : D'où viennent-ils ? Je lui répondis : C'est toi qui le sais, Mon Seigneur. Il reprit : Ils viennent de la grande épreuve ; ils ont lavés leurs vêtements, ils les ont purifiés dans le sang de l'Agneau." (Ap 7, 13-14)

La grande épreuve n'est pas la traversée du désert des hébreux avant l'arrivée en terre promise ; elle  n'est pas le martyr des premiers chrétiens persécutés par Néron ou par Titus. La grande épreuve est le passage sur terre de tous les hommes en chemin vers le paradis.

La grande épreuve est l'épreuve de tous les hommes, de l'humanité entière. Son vêtement est blanc : c'est le Christ qui par son sang a lavé le vêtement de tous les hommes.

 

L'Agneau est le berger

"Celui qui siège sur le trône les abritera sous sa tente. Ils n'auront plus faim, ils n'auront plus soif. Le soleil et ses feux ne les frapperont plus, car l'Agneau qui se tient au milieu d'eux sera leur berger, il les conduira vers les sources d'eaux vives." (Ap 7, 15-17)

Le bon berger, la source qui coule du temple, l'eau vive de la Samaritaine… toutes les Ecritures relues et mieux comprises avec la clé des pièges démontés !

"Et Dieu essuiera  toutes larmes de leurs yeux"

Finies les larmes après la mort ! Fini l'enfer ! Fini le purgatoire et les indulgences !

 

Le Juge sur le trône

Il n'y a rien à craindre du juge sur le trône. Sur le trône siège Dieu, le Père et le Fils.

Le Père comme le Fils ne sont pas des juges. Jésus l'a dit par la voix de Jean : "Le Père ne juge personne, il a remis tout jugement au Fils (Jn 5, 22). Et un peu plus loin le Fils dit : "Je ne suis pas venu pour juger le monde, mais pour le sauver  (Jn 12, 47)

Il n'y a de jugement à craindre ni du Père, ni du Fils. C'est la Bonne Nouvelle que tout serviteur doit annoncer.

Ce n'est pas Pierre qui siège sur le trône dans l'Apocalypse ; Pierre n'est jamais monté sur aucun trône, sauf sur celui que lui ont érigé les hommes, une statue où il est représenté assis, dans les ors du Vatican.

Les successeurs de Pierre siègent sur un trône à Rome et jugent les hommes. Ils intronisent les saints et les classent selon leurs mérites ;  ils excluent de l'Eglise et du paradis les pécheurs publiques, et envoient les pécheurs au purgatoire ou en enfer suivant qu'ils ont commis des péchés véniels ou mortels.

De quel droit ? Du leur, celui qu'ils ont institué : le droit canon !

 

L'Apocalypse de Jean n'est pas le dernier livre de la Bible

L'Apocalypse de Jean n'est pas le dernier livre de la Bible, si l'on tient compte des apocryphes ; il n'est pas le Livre annonçant la fin des temps ; il est une étape dans la Révélation divine. Hénok poursuivra la Révélation divine,  sous le nom de Jean, dans son Apocryphon, ou sous le nom d'Esdras, dans l'Apocalypse d'Esdras.

Très récemment, la TOB vient d'inclure dans la Bible, l'Apocalypse d'Esdras. Un Evénement ! Un livre apocryphe dans la Bible canonique ! Avec ou sans l'imprimatur de Rome ?

Peu importe ! Ce n'est pas le fait du hasard. C'est un premier pas œcuménique vers la reconnaissance des Apocryphes, un recul du mystère, une avancée vers la connaissance, vers la Gnose.

 

A la semaine prochaine.

Le Laboureur te salue.

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Published by Le Laboureur
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