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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 07:56

 

Nos mérites ne nous sauvent pas

Nos péchés ne nous condamnent pas (cf. art. 260). Nos mérites nous sauveraient-ils ?

Paul répond : "C'est bien par la grâce que vous êtes sauvés, à cause de votre foi. Cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Cela ne vient pas de vos actes, il n'y a pas à en tirer orgueil. C'est Dieu qui nous a fait, il nous a créés en Jésus-Christ, pour que nos actes soient vraiment bons, conformes à la voie que Dieu a tracée pour nous et que nous devons suivre." (Ep. 2, 8-9)

Jésus l'avait déjà dit en parabole.

Le figuier desséché

"Jésus… eut faim. Voyant de loin un figuier qui avait des feuilles, il alla voir s’il y trouverait quelque chose ; mais, en s’approchant, il ne trouva que des feuilles, car ce n’était pas la saison des figues. Alors, il dit au figuier : Que  jamais plus personne ne mange de tes fruits ! " (Mc 11, 12-14)

"Le lendemain matin, en passant, les disciples virent le figuier desséché jusqu‘aux racines. Pierre, se rappelant ce qui s’était passé, dit à Jésus : Rabbi,  regarde : le figuier que tu as maudit est desséché.

Quelle incohérence dans le comportement de Jésus ! Il cherche des figues sur un figuier alors que ce n’est pas la saison ! Les propos de Dieu ne peuvent être incohérents que pour nous. Il nous faut donc comprendre autrement. Le figuier n’est pas condamné pour n’avoir pas donné de fruits, mais il n’est pas sauvé parce qu'il pourrait en donner. Dieu seul décide si le figuier doit donner des fruits ou ne pas en donner.

Les mérites des saints

Lui seul décide : nos propres œuvres ne nous mènent à rien. Paul le dit : "Israël, qui avait pour but une loi donnant la justice n'a pas atteint son but. Pourquoi ? Parce qu'au lieu de la foi, ils pensaient l'obtenir par les oeuvres. Ils ont butté sur la pierre." (Rm. 10, 31-32)

L'Eglise fait la même erreur qu'Israël : elle pense influer sur la justice divine par le mérite des saints  qu'elle désigne elle-même : "Accorde-nous, par leurs prières et leurs mérites, d'être, toujours et partout, forts de ton secours et de ta protection." (Ordinaire de la messe)

Les saints sont des serviteurs quelconques

"Quand vous aurez fait tout ce que Dieu vous a demandé, dites-vous : Nous sommes des serviteurs quelconques : nous n'avons fait que notre devoir" ( Lc 17, 10)

Les saints sont ses serviteurs quelconques : ils ne font que leur devoir.

L'Eglise choisit les saints selon leurs mérites

L'Eglise canonise. Elle élève au rang de saints, et garantit le ciel aux hommes qu'elle choisit, en raison de leurs mérites. Elle n'a pas écouté Paul  qui dit : "Israël … n'a pas atteint son but. Pourquoi ? Parce qu'… ils pensaient l'obtenir par les oeuvres." (Rm. 10, 31).

Ce ne sont pas les mérites qui ouvrent les portes du paradis, mais le Christ sur la croix. Il a dit au "bon" larron : "Amen, je te le déclare : aujourd'hui même tu seras dans le paradis." (Lc 23, 43). Le "bon" larron est  au ciel : il ne le méritait vraiment pas par ses œuvres ! L'Eglise ne reconnaît donc pas sa sainteté.

A leur mort, les hommes qui le méritent iraient au ciel directement ; ceux qui ne le méritent pas tout à fait devraient le mériter par un stage au purgatoire dont la durée serait proportionnelle à leurs fautes ; ceux qui ne le méritent pas du tout iraient en enfer ! Où donc devrait être le " bon" larron ?

Jésus sur la croix fait de tous les hommes des anges

Ce ne sont pas les mérites qui sauvent, c'est le sang de Jésus répandu sur la croix : "Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de l'alliance, répandu pour la multitude en rémission des péchés" (Matth 26, 27).

Les mérites ne sauvent pas plus que les péchés ne condamnent. Quoi qu'il ait fait, le vieil homme devient parfait par la croix du Christ. A sa mort, il devient un homme nouveau, un ange (cf. art. 241). Il devient un ange en passant de ce vieux monde dans l'autre, celui qu'a vu Jean dans l'Apocalypse : "Alors, j'ai vu un ciel nouveau et une terre nouvelle, car le premier ciel et la première terre avaient disparu… Alors celui qui siégeait sur le trône déclara : Voici que je fais toutes choses nouvelles… Puis il ajouta : … Moi je donnerai gratuitement à celui qui a soif  l'eau de la source de vie." (Ap. 21, 1-6)

"Gratuitement, à celui qui a soif". Gratuitement ! A celui qui a soif, pas à celui qui le mérite par ses œuvres !

A la semaine prochaine.

Le laboureur te salue.

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Published by Le Laboureur
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