Partager l'article ! 19 - L'erreur du monde sur le péché: "Quand il viendra (l'Esprit de Vérité), il dénoncera l'erreur du monde sur le péché, s ...
Je m'appelle René George, et je signe "le laboureur", à cause de l'origine grecque de mon nom. Ge, la terre et Ergon, le travail ont fait de moi le travailleur de la terre, le laboureur.
Retraité, j'ai été catéchiste, j'ai étudié le dogme catholique avant de l'enseigner, pendant huit ans, aux élèves de sixième de ma paroisse : Saint Epvre à Nancy. J'ai ensuite fait partie, pendant huit années, de l'équipe d'aumônerie de l'hôpital central de Nancy. Au chevet des souffrants et des mourants, j'ai vu l'Esprit Saint travailler en direct, et perçu le fossé séparant l'espérance des malades et l'enseignement de l'Eglise catholique.
Un jour, un malade m'a dit : " Ce que j'attends de vous, c'est l'Evangile."
Je me suis donc plongé dans l'Evangile et me suis arrêté un jour sur le passage de Matthieu : "Tout scribe, devenu disciple du Royaume est comme un maître de maison qui tire de son trésor de l'ancien et du neuf." (Mt 13, 52)
Le Seigneur m'a dit : " Ce n'est pas toi qui me choisis, c'est moi qui te choisis (Jean 15, 16 ) comme scribe ; tu vas chercher, en maître de maison, l'ancien qui est dépassé et le neuf qui n'est pas encore découvert, dans la bible où je me suis révélé. Je te dirai quoi lire et comment le comprendre, et toi, en bon scribe, tu écriras ce que tu as compris. Si tu comprends de travers, ce n'est pas grave ; tu es un homme ; tu te tromperas donc forcément un jour ou l'autre ; mais n'aie pas peur (Matth 17, 7), Je serai avec toi (Matth 28, 20), mon esprit te guidera (Jean 16, 13), Je t'envoie dans le monde parmi les hommes (Jean 17, 18)
Il m'a encore dit : "Je collerai ta langue à ton palais ; tu seras muet,… mais quand je parlerai, j'ouvrirai ta bouche et tu leur diras : Ainsi parle le Seigneur : qui veut écouter qu'il écoute ; qui ne veut pas écouter qu'il n'écoute pas. " (Ezéchiel 3, 25-27)
Que répondre ? Ce n'est pas moi qui ai choisi !
Alors je demande tous les jours à l'Esprit Saint de m'éclairer. Tous les jours, il m'inonde de sa lumière. Puis-je la mettre sous le boisseau (Matth. 5, 15) ?
Suis-je inondé de lumière ? Ou suis-je un illuminé ?
Libre à vous d'en décider, …mais après avoir demander l'aide de L'Esprit Saint.
Il a toujours le dernier mot : lui seul est Seigneur, lui seul est Vérité. (Jean 14, 6)
"Quand il viendra (l'Esprit de Vérité), il dénoncera l'erreur du monde sur le péché, sur le bon droit, et sur la condamnation. Il montrera où est le péché, car on ne croit pas en moi…" (Jn 16, 8-9)
Jésus parle du péché sans parler du péché originel. Bizarre ! Où est donc l'erreur du monde sur le péché ?
L’erreur sur le péché est de ne pas croire que Jésus en est vainqueur par sa croix.
L'ancien Testament, et le Nouveau jusqu'à la passion du Christ, ne pouvait croire à Jésus en croix, parce que la révélation de la croix n'était qu'esquissée. Tout ce qui est écrit dans les Ecritures avant le Vendredi-Saint est donc erreur sur le péché.
Manger le fruit de l'arbre de la connaissance n'est péché qu'en raison de la défense qui en a été faite par le Seigneur Dieu. C'est la loi qui crée le péché :
"Là où il n'y a pas de loi, il n'y a pas de désobéissance." (Rom 4, 15)
"La loi fait seulement connaître le péché."( Rom. 3, 20)
Dès la proclamation de la loi, il y a péché, et en bonne justice, sanction par l'auteur de la loi, le Seigneur Dieu. La loi régit alors le monde, et le péché est puni par la justice de Dieu.
Le Vendredi-Saint, tout change. Le Christ élevé sur la croix, pardonne le péché par l'offrande de son sang.
"Dieu a exposé le Christ sur la croix afin que, par l'offrande de son sang, il soit le pardon pour ceux qui croient en lui."( Rom. 4, 25)
Pour Paul, c'est la foi en Jésus qui sauve et non la loi :
"Dieu a fait de nous des justes par la foi."( Rom. 5, 1")
Le Christ en croix sauve. Il ne sauve pas sous la condition qu'on croit en lui. Par contre, ne pas croire en lui, plonge dans l'erreur. L'Esprit est venu montrer l'erreur du monde qui ne croit pas en Jésus.
"Il dénoncera l'erreur du monde… Il montrera où est le péché, car on ne croit pas en moi…"
La foi étant don gratuit de Dieu, et Dieu ne faisant pas de différence entre les hommes, (Rom. 3, 22-23 et 30) nous recevrons tous gratuitement la foi, lorsque nous rencontrerons le Fils et le verrons tel qu'il est vraiment.(1 Jean 3, 2)
Le péché originel est manifestation de la liberté
Le bien que peut faire l'homme n'a de valeur que parce qu'il est libre de faire le mal.
Le mal met en lumière le bien, de la même façon que le noir est nécessaire dans un clair-obscur pour faire ressortir la lumière : une toile toute blanche est plus lumineuse, mais elle n'est pas une œuvre, elle n'est pas création.
Il n'y a pas de bien sans mal, de Vishnou sans Shiva, de Yin sans Yang, d'Allah sans Satan, de ciel sans enfer.
Le Christ en croix pardonne le péché. Pardonner n'est pas oublier : pardonner est transformer.
Le péché est sublimé par la croix, comme l'est un bloc de glace. La glace peut tuer par sa basse température. Sublimée, la glace passe directement à l'état de gaz, de vapeur d'eau, sans passer par l'ébullition qui, elle aussi, tue.
Le petit nuage moutonné dans le ciel bleu est comme un péché sublimé : il fait ressortir le bleu du ciel, comme le noir fait ressortir la lumière du clair-obscur. Le péché sublimé n'est pas détruit, il est transformé : il est évaporé. Il est constitué des éléments du péché, du péché avant l'existence de la loi, mais il n'est plus le mal.
La pécheresse au
parfum
Simon, un pharisien, avait invité Jésus à sa table, lors qu'une pécheresse " Tout en pleurs se tenait derrière lui, à ses pieds, et ses larmes mouillaient les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et y versait le parfum…
Jésus dit à Simon :
"Je te le dis : si ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, c'est à cause de son grand amour. Puis il dit à cette femme: Tes péchés sont pardonnés… Ta foi t'a sauvée, tes péchés sont pardonnés… Va en paix." (Luc 7, 36, 50)
Entre le péché et le pardon, la pécheresse a rencontré Jésus. Cette rencontre est un échange de confiance entre la pécheresse et Jésus. Jésus a fait confiance à cette femme en lui apportant son pardon, comme la femme lui avait fait confiance en venant à sa rencontre, malgré son péché. Confiance et foi, c'est le même mot, mais le mot confiance indique en plus une réciprocité : la confiance, comme le pardon, comme l'amour, se donne et se reçoit, selon la loi universelle d'amour. (cf.art. 13)
Lors de notre rencontre avec le Fils, à notre dernière heure, nous lui ferons librement confiance, comme il nous a fait confiance, en nous donnant la liberté dès l'origine du monde. Nous croirons en lui ; nous aurons la foi qui sauve.
L'Esprit nous révèle l'erreur sur le péché ; il révèle aussi l'erreur du monde sur le bon droit et sur la condamnation.
A la semaine prochaine.
Le laboureur te salue.
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