Partager l'article ! 18 - Le péché originel et la justice de Dieu: Le catéchisme de l'Eglise catholique intitule son sous-chapitre 388 : "Le péché originel ...
Je m'appelle René George, et je signe "le laboureur", à cause de l'origine grecque de mon nom. Ge, la terre et Ergon, le travail ont fait de moi le travailleur de la terre, le laboureur.
Retraité, j'ai été catéchiste, j'ai étudié le dogme catholique avant de l'enseigner, pendant huit ans, aux élèves de sixième de ma paroisse : Saint Epvre à Nancy. J'ai ensuite fait partie, pendant huit années, de l'équipe d'aumônerie de l'hôpital central de Nancy. Au chevet des souffrants et des mourants, j'ai vu l'Esprit Saint travailler en direct, et perçu le fossé séparant l'espérance des malades et l'enseignement de l'Eglise catholique.
Un jour, un malade m'a dit : " Ce que j'attends de vous, c'est l'Evangile."
Je me suis donc plongé dans l'Evangile et me suis arrêté un jour sur le passage de Matthieu : "Tout scribe, devenu disciple du Royaume est comme un maître de maison qui tire de son trésor de l'ancien et du neuf." (Mt 13, 52)
Le Seigneur m'a dit : " Ce n'est pas toi qui me choisis, c'est moi qui te choisis (Jean 15, 16 ) comme scribe ; tu vas chercher, en maître de maison, l'ancien qui est dépassé et le neuf qui n'est pas encore découvert, dans la bible où je me suis révélé. Je te dirai quoi lire et comment le comprendre, et toi, en bon scribe, tu écriras ce que tu as compris. Si tu comprends de travers, ce n'est pas grave ; tu es un homme ; tu te tromperas donc forcément un jour ou l'autre ; mais n'aie pas peur (Matth 17, 7), Je serai avec toi (Matth 28, 20), mon esprit te guidera (Jean 16, 13), Je t'envoie dans le monde parmi les hommes (Jean 17, 18)
Il m'a encore dit : "Je collerai ta langue à ton palais ; tu seras muet,… mais quand je parlerai, j'ouvrirai ta bouche et tu leur diras : Ainsi parle le Seigneur : qui veut écouter qu'il écoute ; qui ne veut pas écouter qu'il n'écoute pas. " (Ezéchiel 3, 25-27)
Que répondre ? Ce n'est pas moi qui ai choisi !
Alors je demande tous les jours à l'Esprit Saint de m'éclairer. Tous les jours, il m'inonde de sa lumière. Puis-je la mettre sous le boisseau (Matth. 5, 15) ?
Suis-je inondé de lumière ? Ou suis-je un illuminé ?
Libre à vous d'en décider, …mais après avoir demander l'aide de L'Esprit Saint.
Il a toujours le dernier mot : lui seul est Seigneur, lui seul est Vérité. (Jean 14, 6)
Le catéchisme de l'Eglise catholique intitule son sous-chapitre 388 : "Le péché originel : une Vérité essentielle de la foi."
et termine ainsi le paragraphe 389 :
"L'Eglise qui a le sens du Christ sait bien que l'on ne peut pas toucher à la révélation du péché originel sans porter atteinte au mystère du Christ."
Le résumé du chapitre dit :
"Par son péché Adam, en tant que premier homme, a perdu la sainteté et la justice originelle qu'il avait reçue de Dieu non seulement pour lui, mais pour tous les humains." (416)
Comment Adam peut-il perdre la "justice originelle" ? Le justiciable ne choisit pas de garder ou de perdre la justice : il la subit. C'est le législateur qui décide de la loi et le juge qui la fait appliquer. Pas le justiciable !
Le contexte historique
Abraham vécut à l'âge du bronze, et le Seigneur ne lui a pas révélé l'existence d'un au-delà. Les auteurs de la Genèse ont écrit, à l'époque, ce qu'ils ont compris de la révélation que leur a faite l'Esprit sur la création du monde.
Israël a connu de grandes misères dont le Seigneur Dieu ne pouvait être directement responsable. La vérité révélée rendait responsable, à la fois, le diable et l'homme : le diable tentateur, et l'homme succombant à la tentation.
Le péché explique la punition
Le péché d'Adam et Eve permet à Dieu de révéler sa justice. Dieu interdit de manger le fruit de l'arbre de la connaissance ; l'homme désobéit ; Dieu punit.
Le créateur condamne Adam et Eve à souffrir et à mourir :
"Je ferai, qu'enceinte, tu sois dans de grandes souffrances." (Gen 3, 16)
"Tu es poussière et à la poussière, tu retourneras." (Gen 3, 19)
En condamnant Adam à mourir, Le Seigneur limite, pour lui, la sanction à la durée de sa vie, car :
"La loi n'a de pouvoir sur les personnes que durant leurs vies."( Rom. 7, 1)
La misère d'Israël est à la mesure de la faute d'Adam : énorme. La sanction ne peut être qu'énorme, et Adam ne peut l'assumer pendant sa propre vie. La justice de Dieu exige donc que la faute soit expiée par sa descendance, jusqu'à la fin des temps, tant est grand le péché originel. Tous les hommes sont donc condamnés à expier la faute d'un seul : c'est la justice de Dieu révélée par le péché originel.
La Première Alliance
Le Seigneur a établi une alliance avec Abraham, (Gen 17, 7) ; il a donné sa loi à Moïse (Ex 34), et il la fait respecter. Il châtie son peuple et ignore les autres. Pire ! Il considère tous les peuples comme ennemis du sien. Par justice envers Israël, il lui donne la victoire : il est le "Deus Sabaoth"(Isaïe 6, 3), le Dieu des armées, le Dieu vainqueur. Du même coup, il fait des ennemis d'Israël, les vaincus, et il fait d'eux leurs esclaves.
Le Dieu de la première Alliance est le Dieu d'un seul peuple, un Dieu sévère, qui juge et punit avec justice, mais un Dieu qui sépare Israël des autres nations.
Justice de privilège ? Oui :
"Je ferai miséricorde à qui je veux, je montrerai ma tendresse à qui je veux. (Rom. 9, 15 citant Ex 33, 19)
Le Messie
L'Ancien Testament annonce le Messie, qui sera roi comme David son père, et qui libèrera Israël de l'oppresseur. Il supprimera la misère d'Israël par le partage du butin et la mise en esclavage des vaincus.
Jésus, Fils de Dieu, en prenant la nature humaine ne libèrera pas Israël de ses ennemis, il les libèrera du péché originel et sa justice s'adressera, non plus à un peuple, mais à chaque homme en particulier. Libéré de la condamnation originelle, l'homme pourra mériter son ciel. Le bon grain ira dans le grenier du maître de la moisson, (Matth 13, 24-30 et 36-43) et les brebis, les bénies, iront au paradis. (Matth25, 31-46)
La révélation sur la justice est progressive
La justice de Jésus est plus accessible à l'homme d'aujourd'hui que celle de l'Ancien Testament. L'homme mérite son ciel au lieu d'être condamné sans responsabilité propre, mais cette justice condamne à l'enfer des hommes créés par Dieu… pour les aimer !
Où est donc l'erreur ?
A la semaine prochaine.
Le laboureur te salue.
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