Partager l'article ! 7 - Le neuf n'est pas de l'ancien rafistolé: L'ancien sera transformé en neuf "Personne ne raccommode un vieux vêtement ave ...
Je m'appelle René George, et je signe "le laboureur", à cause de l'origine grecque de mon nom. Ge, la terre et Ergon, le travail ont fait de moi le travailleur de la terre, le laboureur.
Retraité, j'ai été catéchiste, j'ai étudié le dogme catholique avant de l'enseigner, pendant huit ans, aux élèves de sixième de ma paroisse : Saint Epvre à Nancy. J'ai ensuite fait partie, pendant huit années, de l'équipe d'aumônerie de l'hôpital central de Nancy. Au chevet des souffrants et des mourants, j'ai vu l'Esprit Saint travailler en direct, et perçu le fossé séparant l'espérance des malades et l'enseignement de l'Eglise catholique.
Un jour, un malade m'a dit : " Ce que j'attends de vous, c'est l'Evangile."
Je me suis donc plongé dans l'Evangile et me suis arrêté un jour sur le passage de Matthieu : "Tout scribe, devenu disciple du Royaume est comme un maître de maison qui tire de son trésor de l'ancien et du neuf." (Mt 13, 52)
Le Seigneur m'a dit : " Ce n'est pas toi qui me choisis, c'est moi qui te choisis (Jean 15, 16 ) comme scribe ; tu vas chercher, en maître de maison, l'ancien qui est dépassé et le neuf qui n'est pas encore découvert, dans la bible où je me suis révélé. Je te dirai quoi lire et comment le comprendre, et toi, en bon scribe, tu écriras ce que tu as compris. Si tu comprends de travers, ce n'est pas grave ; tu es un homme ; tu te tromperas donc forcément un jour ou l'autre ; mais n'aie pas peur (Matth 17, 7), Je serai avec toi (Matth 28, 20), mon esprit te guidera (Jean 16, 13), Je t'envoie dans le monde parmi les hommes (Jean 17, 18)
Il m'a encore dit : "Je collerai ta langue à ton palais ; tu seras muet,… mais quand je parlerai, j'ouvrirai ta bouche et tu leur diras : Ainsi parle le Seigneur : qui veut écouter qu'il écoute ; qui ne veut pas écouter qu'il n'écoute pas. " (Ezéchiel 3, 25-27)
Que répondre ? Ce n'est pas moi qui ai choisi !
Alors je demande tous les jours à l'Esprit Saint de m'éclairer. Tous les jours, il m'inonde de sa lumière. Puis-je la mettre sous le boisseau (Matth. 5, 15) ?
Suis-je inondé de lumière ? Ou suis-je un illuminé ?
Libre à vous d'en décider, …mais après avoir demander l'aide de L'Esprit Saint.
Il a toujours le dernier mot : lui seul est Seigneur, lui seul est Vérité. (Jean 14, 6)
"Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d'étoffe neuve." (Mc 2, 21)
"Alors, j'ai vu un ciel nouveau et une terre nouvelle, car le premier ciel et la première terre avaient disparu." (Ap 21, 1)
Le paradis ne sera pas un paradis terrestre rafistolé et l'homme nouveau ne sera pas l'homme terrestre réparé, le vieux retrouvant sa jeunesse, le borgne retrouvant son œil et l'amputé sa jambe.
L'homme ne sera pas réparé et on ne lui mettra pas non plus, un vêtement neuf par-dessus le vieux. Paul a dit :
" Nous ne voudrions pas nous dévêtir, mais revêtir un vêtement par-dessus l'autre, pour que notre corps mortel soit absorbé par la vie." (2 Co 5, 4)
Il n'en sera rien : notre corps, ce vieux vêtement, ne sera pas ravaudé : il sera abandonné. Le pécheur ne sera pas un pécheur rhabillé ou blanchi de son péché : il sera un juste, un homme nouveau. Son corps de chair périssable, son corps de pécheur sera abandonné pour laisser place à son corps impérissable, tout esprit.
C'est encore Paul qui le dit :
"Nous serons transformés. Car il faut que ce qui est périssable en nous devienne impérissable" (1 Co 15, 52-53)
L'homme nouveau changera de nature, comme la chenille devient papillon ; de terrestre, il deviendra céleste ; il changera de forme ; il sera transformé.
Le neuf remplacera l'ancien, mais ancien et neuf ne font qu'un. Le papillon remplace la chenille, mais papillon et chenille restent le même individu. Le neuf garde l'identité du vieux.
L'homme nouveau n'aura plus rien de terrestre : il sera transformé en esprit. Paul le dit :
"Ce qui est semé est un corps humain, ce qui est ressuscité est un corps spirituel." (1 Cor 15, 44)
Corps humain, corps spirituel : même identité !
Transformé ?
Oui, mais pas replâtré !
Ce corps ne passera pas dans un atelier de réparation, un purgatoire où il serait débarrassé de ses imperfections pour le rendre présentable aux yeux de Dieu : il ne subira pas un lavage de cerveau et son cœur n'ira pas dans un camp de rééducation pour le rendre meilleur. En un mot : il ne fera pas un temps de purification, un temps de purgatoire.
Sur la croix, le Christ en en a fait un juste. Jésus a donné pour lui sa vie d'homme et lui donne une vie nouvelle, sa vie de Dieu. Don parfait ! Vie parfaite ! Pas de rafistolage. Le juste n'est pas un pécheur replâtré. Sur la croix, le "Fils de l'homme" fait d'un fils d'homme pécheur, un juste fils de Dieu.
Le Christ, en une seule Parole, a rendu juste un pécheur, le "bon" larron. En s'adressant à lui, sur le point de mourir, Jésus s'adresse à chacun de nous. Au moment de notre mort, nous l'entendrons aussi nous dire :
"Amen, je te le déclare : aujourd'hui même tu seras dans le paradis." (Lc 23, 43)
A la semaine prochaine.
Le laboureur te salue
Jésus est ressuscité. L'homme Jésus est ressuscité. Il est apparu à ses disciples sans changement apparent . Il a montré ses mains et ses pieds à Thomas, il a mangé avec ses apôtres et avec les compagnons d'Emmaüs. Son corps n'est pourtant pas celui qu'il avait avant de mourir. Il apparait et disparait sans passer par les portes, il monte au ciel et disparait de la vue de ses disciples.
Le corps qu'ont vu les témoins de sa résurrection est le corps ressuscité de l'homme Jésus : un corps d'homme ressuscité. Notre corps ressuscitera de la même façon, et ressemblera à celui de Jésus ressuscité. Nous garderons notre identité et notre personalité, comme Jésus: nous resterons nous même homme mais avec un corps ressuscité, spirituel et non périssable, comme dit Paul.
Cette apparition de Jésus ressuscité n'est pas sa gloire. La gloire de Jésus est publique : c'est sa croix. Il est mort en "fanfare". Tout le monde l'a su. Sa résurrection si discrète a pour seul but de permettre de croire que Jésus n'est pas mort définitivement, qu'il est ailleurs, dans le monde nouveau où il nous a préparé une place à tous. Y croire n'est pas raisonnable , c'est une question de foi.
Quand nous verrons Jésus tel qu'il est vraiment et non plus en image, nous croirons. Cela deviendra raisonnable : nous croirons sur preuve.
Le laboureur
Le laboureur n'a pas trouvé trace de purgatoire dans les Ecritures.
Ce n'est pas le pécheur qui se purifie, c'est dans le sang de l'agneau que la multitude se purifie :
"Après cela, j'ai vu une foule immense... L'un des anciens prit alors la parole et me dit : Tous ces gens vêtus de blanc, qui sont-ils ? D'où viennent–ils ?... Il reprit : Ils viennent de la grande épreuve ; ils ont lavé leurs vêtements, ils les ont purifiés dans le sang de l'Agneau. C'est pourquoi ils se tiennent devant le trône de Dieu et le servent..."(Ap 7 ,9-15)
C'est la croix qui rend juste le pécheur, aux yeux de Dieu. Il ne se présente pas nu devant le Père. C'est le Fils qui le mène au Père, justifié par sa croix