Partager l'article ! 5 - Le combat de Jacob: Jacob a volé à son aîné le droit d'aînesse et la bénédiction paternelle. Il assure, à la place d ...
Je m'appelle René George, et je signe "le laboureur", à cause de l'origine grecque de mon nom. Ge, la terre et Ergon, le travail ont fait de moi le travailleur de la terre, le laboureur.
Retraité, j'ai été catéchiste, j'ai étudié le dogme catholique avant de l'enseigner, pendant huit ans, aux élèves de sixième de ma paroisse : Saint Epvre à Nancy. J'ai ensuite fait partie, pendant huit années, de l'équipe d'aumônerie de l'hôpital central de Nancy. Au chevet des souffrants et des mourants, j'ai vu l'Esprit Saint travailler en direct, et perçu le fossé séparant l'espérance des malades et l'enseignement de l'Eglise catholique.
Un jour, un malade m'a dit : " Ce que j'attends de vous, c'est l'Evangile."
Je me suis donc plongé dans l'Evangile et me suis arrêté un jour sur le passage de Matthieu : "Tout scribe, devenu disciple du Royaume est comme un maître de maison qui tire de son trésor de l'ancien et du neuf." (Mt 13, 52)
Le Seigneur m'a dit : " Ce n'est pas toi qui me choisis, c'est moi qui te choisis (Jean 15, 16 ) comme scribe ; tu vas chercher, en maître de maison, l'ancien qui est dépassé et le neuf qui n'est pas encore découvert, dans la bible où je me suis révélé. Je te dirai quoi lire et comment le comprendre, et toi, en bon scribe, tu écriras ce que tu as compris. Si tu comprends de travers, ce n'est pas grave ; tu es un homme ; tu te tromperas donc forcément un jour ou l'autre ; mais n'aie pas peur (Matth 17, 7), Je serai avec toi (Matth 28, 20), mon esprit te guidera (Jean 16, 13), Je t'envoie dans le monde parmi les hommes (Jean 17, 18)
Il m'a encore dit : "Je collerai ta langue à ton palais ; tu seras muet,… mais quand je parlerai, j'ouvrirai ta bouche et tu leur diras : Ainsi parle le Seigneur : qui veut écouter qu'il écoute ; qui ne veut pas écouter qu'il n'écoute pas. " (Ezéchiel 3, 25-27)
Que répondre ? Ce n'est pas moi qui ai choisi !
Alors je demande tous les jours à l'Esprit Saint de m'éclairer. Tous les jours, il m'inonde de sa lumière. Puis-je la mettre sous le boisseau (Matth. 5, 15) ?
Suis-je inondé de lumière ? Ou suis-je un illuminé ?
Libre à vous d'en décider, …mais après avoir demander l'aide de L'Esprit Saint.
Il a toujours le dernier mot : lui seul est Seigneur, lui seul est Vérité. (Jean 14, 6)
Jacob a volé à son aîné le droit d'aînesse et la bénédiction paternelle. Il assure, à la place d'Esaü, la descendance promise à son grand-père, Abraham.
Il a fui pendant vingt ans la colère de son frère. Il revient avec ses femmes et ses enfants dans la terre de ses pères, occupée par Esaü. L'affrontement est pour demain.
Jacob a peur. Il s'est isolé pour la nuit.
Le passage du Yabboq
"Un homme se roula avec lui dans la poussière jusqu'au lever de l'aurore. Il vit qu'il ne pourrait l'emporter sur lui, il heurta Jacob à la courbe de la hanche qui se déboîta…
Il lui dit : - Laisse-moi, car l'aurore s'est levée. - Je ne te laisserai pas tant que tu ne m'aies béni. Il lui dit : - Quel est ton nom ? - Jacob répondit-il. Il reprit : - On ne t'appellera plus Jacob, mais Israël, car tu as lutté avec Dieu et avec les hommes, et tu l'as emporté. Jacob lui demanda : - De Grâce, indique-moi ton nom. - Et pourquoi, dit-il me demandes-tu mon nom ? Là même, il le bénit. Jacob appela ce lieu Peniel - c'est à dire Face de Dieu - car j'ai vu Dieu face à face, et ma vie a été sauve.
Le soleil se levait… Il boitait de la hanche." ( Gn 32, 24-32)
Jacob combattit toute une nuit avec un homme en qui il reconnut Dieu. Il le déclara vainqueur.
Dieu, battu par Jacob ! Dieu sous la dépendance de Jacob ?
Oui.
La rencontre
L'Homme-Dieu se met au service de Jacob pour battre son frère Esaü. Pas par les armes, par l'amour. Le Seigneur transforme la peur de Jacob et le désir de vengeance d'Esaü en un amour réciproque.
L'amour se donne et se reçoit : l'amour est échange.
"Esaü courut à sa rencontre, l'étreignit, se jeta à son cou et l'embrassa. Ils pleurèrent." (Gn 33, 3-4)
"Jacob s'écria : Si j'ai pu trouver grâce à tes yeux, tu accepteras de ma main mon présent, en effet, puisque j'ai vu ta face comme on voit la face de Dieu et que tu m'as agréé, reçois donc de moi le bienfait qui t'a été apporté, car c'est Dieu qui m'en a gratifié, j'ai tout à moi. Il le pressa et l'autre accepta." (Gn 33, 10-11)
Le combat avec l'Homme-Dieu était le combat qui précédait la paix entre les frères.
Où est le droit ?
Où est le droit dans ce passage biblique ? L'usurpateur l'a emporté sur le droit.
Le Seigneur n'a que faire du droit humain. Le vrai droit est sa volonté.
Son droit n'est pas notre droit, sa cohérence n'est pas notre cohérence. Toutes les décisions de Dieu ont un sens qu'il ne nous explique pas. C'est son droit, et c'est… notre bon droit. Sa justice ne condamne pas, elle rend juste.
"Quand il viendra ( l'Esprit de Vérité),… Il montrera où est le bon droit." (Jean 16, 8-11)
Tout combat laisse des séquelles. Les clous de la croix et la lance du soldat ont aussi laissé des marques sur le corps de Jésus. Thomas les a vus. Les boiteries et les cicatrices des combats passés sont des rappels quotidiens qui nous préparent au grand combat futur, celui de la mort. Nous verrons Jésus, "Fils de l'Homme" et "Fils de Dieu", Homme-Dieu, face à face : il s'interposera sur notre chemin, nous déclarera vainqueur et assurera notre passage sur l'autre rive.
A la semaine prochaine.
Le laboureur te salue.
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