Vendredi 23 mai 2008 5 23 /05 /Mai /2008 12:05

 

Jacob a volé à son aîné le droit d'aînesse et la bénédiction paternelle. Il assure, à la place d'Esaü, la descendance promise à son grand-père, Abraham.

Il a fui pendant vingt ans la colère de son frère. Il revient avec ses femmes et ses enfants dans la terre de ses pères, occupée par Esaü. L'affrontement est pour demain.

Jacob a peur.  Il s'est isolé pour la nuit.

 

Le passage du Yabboq

"Un homme se roula avec lui dans la poussière jusqu'au lever de l'aurore. Il vit qu'il ne pourrait l'emporter sur lui, il heurta Jacob à la courbe de la hanche qui se déboîta…

 Il lui dit : - Laisse-moi, car l'aurore s'est levée. - Je ne te laisserai pas tant que tu ne m'aies béni. Il lui dit : - Quel est ton nom ? - Jacob répondit-il. Il reprit : - On ne t'appellera plus Jacob, mais Israël, car tu as lutté avec Dieu et avec les hommes, et tu l'as emporté. Jacob lui demanda : - De Grâce, indique-moi ton nom. - Et pourquoi, dit-il me demandes-tu mon nom ? Là même, il le bénit. Jacob appela ce lieu Peniel - c'est à dire Face de Dieu - car j'ai vu Dieu face à face, et ma vie a été sauve.

Le soleil se levait…  Il boitait de la hanche." ( Gn 32, 24-32)

Jacob combattit toute une nuit avec un homme en qui il reconnut Dieu. Il le déclara vainqueur.

Dieu, battu par Jacob ! Dieu sous la dépendance de Jacob ?

Oui.

La rencontre

L'Homme-Dieu se met au service de Jacob pour battre son frère Esaü. Pas par les armes, par l'amour. Le Seigneur transforme la peur de Jacob et le désir de vengeance d'Esaü en un amour réciproque.

L'amour se donne et se reçoit : l'amour est échange.

"Esaü courut à sa rencontre, l'étreignit, se jeta à son cou et l'embrassa. Ils pleurèrent." (Gn 33, 3-4)

"Jacob s'écria : Si j'ai pu trouver grâce à tes yeux, tu accepteras de ma main mon présent, en effet, puisque j'ai vu ta face comme on voit la face de Dieu et que tu m'as agréé, reçois donc de moi le bienfait qui t'a été apporté, car c'est Dieu qui m'en a gratifié, j'ai tout à moi. Il le pressa et l'autre accepta." (Gn 33, 10-11)

Le combat avec l'Homme-Dieu était le combat qui précédait la paix entre les frères.


Où est le droit ?

Où est le droit dans ce passage biblique ? L'usurpateur l'a emporté sur le droit.

Le Seigneur n'a que faire du droit humain. Le vrai droit est sa volonté.

Son droit n'est pas notre droit, sa cohérence n'est pas notre cohérence. Toutes les décisions de Dieu ont un sens qu'il ne nous explique pas. C'est son droit, et c'est… notre bon droit. Sa justice ne condamne pas, elle rend juste.

"Quand il viendra ( l'Esprit de Vérité),… Il montrera où est le bon droit." (Jean 16, 8-11)

 

"Il boitait de la hanche"

Tout combat laisse des séquelles. Les clous de la croix et la lance du soldat ont aussi laissé des marques sur le corps de Jésus. Thomas les a vus. Les boiteries et les cicatrices des combats passés sont des rappels quotidiens qui nous préparent au grand combat futur, celui de la mort. Nous verrons Jésus, "Fils de l'Homme" et "Fils de Dieu", Homme-Dieu,  face à face : il s'interposera sur notre chemin, nous déclarera vainqueur et assurera notre passage sur l'autre rive.

 

A la semaine prochaine.

Le laboureur te salue.
Par Le Laboureur
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Le MONDE TRINITAIRE - LA REVELATION EVOLUTIVE

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