Du neuf dans la Bible

Du Neuf dans la Bible


Je m'appelle René George, et je signe "le laboureur" à cause de l'origine grecque de mon nom. Ge, la terre, et Ergon, le travail ont fait de moi le travailleur de la terre, le laboureur.
 

Arrivé à la retraite, j'ai été catéchiste. J'ai étudié puis enseigné pendant huit ans le dogme catholique aux élèves de sixième de ma paroisse, Saint Epvre de Nancy. J'ai ensuite fait partie de l'équipe d'aumônerie de l'Hôpital central de Nancy. Au chevet des souffrants et des mourants, j'ai vu l'Esprit Saint travailler en direct, et j'ai perçu le fossé séparant l'espérance des malades et l'enseignement de l'Eglise catholique. 

Un jour, un malade m'a dit : "Ce que j'attends de vous, c'est l'Evangile." Alors, je me suis plongé dans l'Evangile et, un jour, je me suis arrêté sur le passage de Matthieu : "Tout scribe, devenu disciple du Royaume, est comme un maître de maison qui tire de son trésor de l'ancien et du neuf." (Matth. 13, 52).

Le Seigneur m'a dit : " Ce n'est pas toi qui me choisis, c'est moi qui te choisis.  (Jean 15, 16).

Je te choisis comme scribe. Tu chercheras, en maître de maison, l'ancien qui est dépassé et le neuf qui n'est pas encore découvert dans la Bible où je me suis révélé. Je te dirai quoi lire et comment le comprendre, et toi, en bon scribe, tu écriras ce que tu as compris.Si tu comprends de travers, ce n'est pas grave, tu es un homme et un jour ou l'autre, tu te tromperas, mais n'aie pas peu

Le Seigneur m'a dit : " Ce n'est pas toi qui me choisis, c'est moi qui te choisis.  (Jean 15, 16).

Je te choisis comme scribe. Tu chercheras, en maître de maison, l'ancien qui est dépassé et le neuf qui n'est pas encore découvert dans la Bible où je me suis révélé. Je te dirai quoi lire et comment le comprendre, et toi, en bon scribe, tu écriras ce que tu as compris.Si tu comprends de travers, ce n'est pas grave, tu es un homme et un jour ou l'autre, tu te tromperas, mais n'aie pas peur (Matth. 17, 7), je serai avec toi (Matth. 28, 20), mon Esprit te guidera (Jean  16, 13).  Je t'envoie dans le monde (Jean 17, 18), parmi les hommes :


 

" Je collerai ta langue à ton palais ; tu seras muet..., mais quand je parlerai, j'ouvrirai ta bouche et tu leur diras : Ainsi parle le Seigneur : qui veut écouter qu'il écoute ; qui ne veut pas écouter qu'il n'écoute pas. (Ezéchiel 3, 25-27)

"Ne crains pas ... Sois fort ! (Daniel 10, 19)

"La multitude sera perplexe, mais la connaissance avancera." (Daniel 12, 4)

Que répondre ? Ce n'est pas moi qui ai choisi !

Alors, j'ai demandé, et je demande, tous les jours à l'Esprit Saint de m'éclairer, et tous les jours, il m'inonde de sa lumière. Puis-je la mettre sous le boisseau ? (Matth. 5, 15)

Suis-je inondé de lumière ? Ou suis-je un illuminé ?

Libre à vous d'en décider, mais après avoir demandé l'aide de l'Esprit, car il a toujours le dernier mot. Lui seul est Vérité. (Jean 14, 6)

Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /Juin /2009 15:25

Jésus vient d'établir Pierre chef de son Eglise. Il précise : "Le Fils de l'homme va venir dans la gloire de son Père … Amen je vous le dis : parmi ceux qui sont ici certains ne connaîtront pas la mort avant d'avoir vu le Fils de l'homme venir dans son règne. Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmena à l'écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière. Voici que leur apparurent Moïse et Elie…les disciples tombèrent la face contre terre…Levant les yeux, ils ne virent plus que Jésus seul." (Mt 17, 1- 9)

"En descendant de la montagne, Jésus leur défendit de raconter à personne ce qu'ils avaient vu, avant que le Fils de l'homme soit ressuscité d'entre les morts. Et ils  restèrent fermement attachés à cette consigne, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire : ressusciter d'entre les morts." (Mc 9, 10)

Qui est ce Jésus transfiguré ?

"Son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière."

Pierre, Jacques et Jean ont vu comme Jésus l'avait annoncé six jours avant, le Fils de l'homme dans la gloire de son Père. Ils ont vu Jésus dans la gloire, différent du Jésus qu'ils voyaient tous les jours. C'est le même Jésus, mais avec un visage brillant comme le soleil et des vêtements blancs comme la lumière. Jésus est le Verbe, Lumière créatrice. (cf.art.210) Pierre, Jacques et  Jean n'ont pas vu la Lumière créatrice qui est Esprit ; ils n'ont pas vu le Verbe créateur qui est Esprit ; l'Esprit est invisible aux yeux terrestres. Personne sur terre ne peut voir Dieu Esprit, ni Dieu le Père, ni le Fils de Dieu :

"Tu ne peux voir ma face, car l'homme ne saurait me voir et vivre." (Ex 33, 20)

Pierre, Jacques et Jean ont vu un homme, Jésus, mais un homme Jésus différent de l'homme Jésus qu'ils côtoyaient tous les jours.

Qui donc est ce Jésus transfiguré, ce Jésus, l'envoyé du Père qui se montre dans la gloire du Père ?

Jésus a demandé à son Père, avant de mourir  : " Moi, je t'ai glorifié en accomplissant l'œuvre que tu m'avais confiée. Toi, Père, glorifie-moi maintenant auprès de toi : donne-moi la gloire que  j'avais auprès de toi avant le commencement du monde." (Jn 17, 4-5)

Pierre Jacques et Jean ont vu Jésus dans la gloire du Père, gloire redonnée à Jésus après la mort sur la croix ! Comme annoncé six jours avant : "Le Fils de l'homme va venir dans la gloire de son Père." Ils ont vu Jésus ressuscité ! Ils ont vu le Jésus qui nous accueillera à la porte du paradis à l'heure de notre mort, celui que peuvent voir les yeux terrestres ! Jésus, lumière que peuvent supporter les yeux humains !

Jésus transfiguré est le Christ ressuscité.

"Parmi ceux qui sont ici certains ne connaîtront pas la mort avant d'avoir vu le Fils de l'homme venir dans son règne."

Jésus ressuscité est bien le Fils de l'homme venu dans son règne. Par la croix ! Jésus ressuscité l'a dit aux disciples d'Emmaüs :

" Ne fallait-il pas que le Messie souffrit tout cela pour entrer dans la gloire ?" (Lc 24, 26)

Les précisions de Marc

Nous empruntons à Marc la fin du récit de la transfiguration parce qu'il est plus complet :

"En descendant de la montagne, Jésus leur défendit de raconter à personne ce qu'ils avaient vu, avant que le Fils de l'homme soit ressuscité d'entre les morts. Et ils  restèrent fermement attachés à cette consigne, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire : ressusciter d'entre les morts." (Mc 9, 10)

Pourquoi n'en parler à personne ?

Jésus interdit à Pierre, Jacques et Jean de parler de la transfiguration avant sa résurrection, car cela ne sert à rien au monde de connaître quelque chose qui, pour lui, n'aura de sens qu'après la résurrection.

Pour Pierre Jacques et Jean, au contraire, c'est une assurance de la Puissance de Jésus qui va se montrer apparemment impuissant contre la mort, alors que c'est tout le contraire.

Que veut dire ressusciter d'entre les morts ?

"Et ils  restèrent fermement attachés à cette consigne, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire : ressusciter d'entre les morts."

Pierre, Jacques et Jean ne sont pas saducéens ; ils croient à la résurrection et pourtant ils se posent la question. Pourquoi ?

Parce que Moïse, Elie et Jésus transfiguré n'ont pas surgit de terre : ils sont descendus du ciel !

A la semaine prochaine.

Le laboureur te salue.

Par Le Laboureur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /Juin /2009 15:30

Jésus transfiguré interdit à ceux qui l'ont vu d'en parler sur le champs, il interdit aussi au miraculé de parler du miracle dont ils ont bénéficié !

Guérison d'un sourd et muet

"On lui amena un sourd et muet…Jésus l'emmena à l'écart …lui mit les doigts dans les oreilles, et, prenant de la salive, lui toucha la langue et lui dit : Effeta ! c'est à dire : Ouvre-toi. Ses oreilles s'ouvrirent. Aussitôt sa langue se délia et il parlait correctement. Alors, Jésus leur recommanda de n'en rien dire à personne ; mais, plus il leur recommandait, plus il le proclamait."(Marc 7, 32-36)


Guérison d'un lépreux

"Un lépreux vint trouver Jésus. …Pris de pitié devant cet homme, Jésus… dit : Je le veux, sois purifié. A l'instant même la lèpre le quitta et il fut purifié. Aussitôt, Jésus le renvoya avec cet avertissement sévère : Attention ne dis rien à personne … Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte qu'il n'était plus possible à Jésus d'entrer ouvertement dans une ville." (Marc 1, 40-45)


Guérison de deux aveugles

"Deux aveugles le suivirent… Il leur toucha les yeux… Leurs yeux s'ouvrirent, et Jésus leur dit sévèrement : Attention ! Que personne ne le sache ! Mais, à peine sortis, ils parlèrent de lui dans toute la région." (Matth.9, 27-31)

Avertissements sévères et répétés ! " Attention ne dis rien à personne."

 

Pourquoi ces avertissements ?

Jésus fait des miracles pour qu'on croie en lui. Il faut donc que ça se sache… et cela se sait… au prix de désobéissances !

"Attention ne dis rien à personne"… parce que cela ne sert à rien de le dire dans l'instant. Personne au moment où Jésus fait ces miracles ne peut en comprendre la vraie signification, parce que personne, à ce moment, n'a la bonne clé de lecture des miracles.

En lisant avec la clé de la loi, nous comprenons : "Les lépreux et les sourds sont punis." Jésus dit : "C'est faux" :

"Ses disciples l'interrogèrent : Rabbi, pourquoi cet homme est-il né aveugle ? Est-ce lui qui a péché ou bien ses parents ? Jésus répondit : Ni lui, ni ses parents." ( Jean 9, 1-3)

En lisant avec la clé de la foi, nous comprenons : "Il faut croire en Jésus faiseur de miracle." Ce n'est pas dans ce Jésus qu'il nous faut croire. La science aussi fait des miracles, les mêmes que Jésus : la médecine guérit la lèpre, fait entendre les sourds et parler les muets.


Effeta !

"Ouvre-toi."…  "Ouvre-toi aux Ecritures." Personne, au moment où Jésus fait des miracles, ne peut s'ouvrir complètement aux Ecritures, parce que les Ecritures sont incomplètes : elles se limitent alors à l'Ancien Testament. C'est donc dans le Nouveau, dans l'Evangile, qu'il faut chercher la raison de ce silence imposé.

 

La Transfiguration

"Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements blancs comme la lumière. … En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l'homme soit ressuscité d'entre les morts." (Matth. 17, 1-9)

La clé est dans cette Parole de Dieu : " Avant que le Fils de l'homme soit ressuscité d'entre les morts.".

La résurrection d'entre les morts est l'élément qui manquait pour comprendre : "Ne le dis rien à personne ".

Jésus ressuscité d'entre les morts, nous pouvons proclamer les miracles de Jésus, parce qu'il est désormais possible d'en comprendre le sens. Nous ne proclamerons plus le justicier ou le faiseur de miracles ; nous proclamons le rédempteur qui fait des miracles pour que nous croyions en sa puissance, en sa capacité  de sauver le monde. Quel est le plus important ? Remettre les péchés du paralysé ou le remettre sur ses jambes ?

"Qu'est-ce qui est le plus facile ? de dire au paralysé : tes péchés sont pardonnés, ou bien de dire : Lève-toi, prends ton brancard et marche." (Marc 2, 9)

Les miracles n'ont de sens que par la croix. Le vrai miracle, n'est pas la guérison des corps : le vrai miracle est la vie éternelle que donne Jésus à l'homme qui ne la mérite pas. C'est en mourant qu'il donne la vie. Les autres miracles prouvent qu'il en a la puissance.

La croix est la clé de tout, des Ecritures et du monde.

Jésus, mourant sur la croix rend caduc tout ce qu'il a dit auparavant. Ce qu'il fait dépasse ce qu'il dit. Cette clé neuve permet de comprendre les nombreuses contradictions des Ecritures.


A la semaine prochaine.

Le laboureur te salue.

Par Le Laboureur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /Juin /2009 15:32

"Un homme était tombé malade. C'était Lazare de Béthanie… Quand il (Jésus) apprit que celui-il était malade, il demeura pourtant deux jours à l'endroit où il se trouvait. Alors seulement il dit à ses disciples : Revenons en Judée. Les disciples lui dirent : Rabbi, tout récemment les juifs cherchaient à te lapider, et tu retournes là bas ?Jésus répondit : Ne fait-il pas jour pendant douze heures ? Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas, parce qu'il voit la lumière de ce monde ; mais celui qui marche pendant la nuit trébuche, parce que la lumière n'est pas en lui. …Alors, il leur dit clairement : Lazare est mort, et je me réjouis de n'avoir pas été là, pour que vous croyiez…Mais allons auprès de lui ! Thomas dit aux autres disciples : Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui.

Quand Jésus arriva, il trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours… Beaucoup de Juifs étaient venus… Certains disaient : … Ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ?… Jésus dit : enlevez la pierre.. Marthe, la sœur du mort dit : Mais Seigneur, il sent déjà ; voilà quatre jours qu'il est là… On enleva donc la pierre… Après quoi, il (Jésus) cria d'une voix forte : Lazare, viens dehors ! Et le mort sortit, les pieds et les mains attachés, le visage enveloppé d'un suaire. Jésus leur dit : Déliez-le et laissez-le aller." (Jn 11, 1- 44)

Ne fait-il pas jour pendant douze heures ?

Non ! Pas partout et pas toujours ! Il fait jour pendant douze heures veut dire : il fait jour toujours ! Douze est le symbole de la plénitude, comme les cent quarante quatre mille représentants des douze tribus d'Israël sont symbole de l'humanité entière  (12X12 = 144) et comme le 12 = 3 X 4 est le symbole de la Trinité aux quatre coins du monde.

Il fait toujours jours pour celui qui "voit la lumière de ce monde", le Verbe, Lumière invisible. (cf.art.211) Celui qui ne la voit pas est dans la nuit, et il trébuche. Thomas a trébuché ; il est dans la nuit et n'a pas vu qui était vraiment Jésus ; il pense mourir avec Jésus.

Lazare est mort

Lazare est bien mort. Jésus a attendu deux jours, et à son arrivée, il était mort depuis quatre jours et il sentait déjà. Qui pourrait prétendre qu'il dormait ?

Lazare est ressuscité

De nombreux témoins ont vu Lazare sortir du tombeau vivant. Ils ont assisté à sa résurrection en direct. Lazare est vraiment ressuscité : il est ressuscité pour ne plus mourir. Pourquoi Jésus aurait-il donné un simple sursis à Lazare ? Pour faire un plaisir éphémère à deux amies, et leur imposer plus tard un deuxième deuil ?

La résurrection de Lazare n'est pas un simulacre : Jésus ne triche pas. Les témoins ont vu le corps spirituel de Lazare ressuscité, (I Cor. 15,40-46 ) et c'est encore ce corps spirituel de Lazare qu'ont vu les participants au repas donné en l'honneur de Jésus la vieille des "Rameaux" :

"On donna un repas en l'honneur de Jésus. Marthe faisait le service, et Lazare était avec Jésus  parmi les convives." (Jn 12, 2)

Les hommes sans pouvoir sur la vie

"Les chefs des prêtres décidèrent alors de faire mourir aussi Lazare." (Jn 12, 10)

Les chefs des prêtres n'ont évidemment jamais réalisé leur projet ? Impossible de faire périr l'impérissable! Lazare est un homme comme tous les hommes : ressuscité, son corps-esprit ne peut plus mourir.

Lazare est mort et ressuscité. Comme Lazare, nous mourrons, et nous ressusciterons pour ne plus jamais mourir. (I Cor. 15, 53-55). Impossible de supprimer la vie !

L'homme, en quittant la terre, entre dans un monde nouveau. Sa vie n'est pas arrêtée, elle est transformée :

"Nous serons tous transformés, et cela, en un clin d'œil."(I Cor.15, 51)

L'homme qui tue, ou qui se tue, ne supprime pas la vie ; la femme qui se fait avorter ne supprime pas la vie de son bébé ; le scientifique qui supprime des embryons ne supprime pas la vie des embryons. Tous accélèrent le passage de la vie terrestre à la Vie Eternelle.

L'homme contribue à donner la vie, mais il ne peut la supprimer. L'arbre de vie est hors de sa portée.

"Ayant chassé l'homme, il (Le Seigneur Dieu) posta les chérubins à l'orient du jardin d'Eden avec la flamme de l'épée foudroyante pour garder l'arbre du chemin de vie." (Gen.3, 24)

Jésus en croix est le chemin de la Vie Eternelle inaccessible à l'homme. L'homme ne peut enlever la vie à Jésus sur la croix, mais Jésus sur la croix donne la vie éternelle aux homme en donnant sa vie terrestre.

Lazare est mort. Lazare semble avoir retrouvé une vie terrestre : il a déjà reçu la Vie Eternelle : il est vraiment ressuscité.

Et Jésus ?

A la semaine prochaine.

Le laboureur te salue.

Par Le Laboureur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /Juin /2009 15:34

"Quand il viendra (l'Esprit de Vérité), il dénoncera l'erreur du monde sur le péché, sur le bon droit, et sur la condamnation. Il montrera où est le péché, car on ne croit pas en moi…" (Jn 16, 8-9)

Avant de prononcer ces paroles, Jésus a annoncé son départ : Jésus va mourir pour réparer les erreurs du monde.

Jésus parle du péché sans parler du péché originel. Bizarre ! Où est donc l'erreur du monde sur le péché ?

L’erreur sur le péché est de ne pas croire au Fils : " L’Esprit montrera où est le péché car on ne croit pas en moi. "

Erreur sur le péché originel

L'ancien Testament, et le Nouveau jusqu'à la passion du Christ, ne pouvait croire à Jésus en croix, parce que la révélation de la croix n'était qu'esquissée. Tout ce qui est écrit dans les Ecritures jusqu'à la passion est donc erreur sur le péché. Seul l'Esprit peut nous montrer où est l'erreur.

Manger le fruit de l'arbre de la connaissance n'est péché qu'en raison de la défense qui en a été faite par le Seigneur Dieu. C'est la loi qui crée le péché. Paul l'a dit :"Là où il n'y a pas de loi, il n'y a pas de désobéissance." (Rm 4, 15) et encore"La loi fait seulement connaître le péché."( Rom. 3, 20)

Dès la proclamation de la loi, il y a péché, et en bonne justice sanction. Tant que Dieu n'a pas révélé le Christ en croix, la loi régit le monde. La vérité révélée s'arrête à la punition du péché par la loi. Cette vérité révélée est Parole de Dieu, mais elle est dépassée par une vérité révélée par le Christ en croix qui lui est supérieure et la rend caduque : "Dieu a exposé le Christ sur la croix afin que, par l'offrande de son sang, il soit le pardon pour ceux qui croient en lui."( Rm. 4, 25)

C'est donc la foi en Jésus qui sauve et non la loi : "Dieu a fait de nous des justes par la foi."( Rm. 5, 1")

Le péché originel est manifestation de la liberté

Le bien que peut faire l'homme n'a de valeur que parce qu'il est libre de faire le mal. Le mal met en lumière le bien, de la même façon que le noir est nécessaire dans un clair-obscur pour faire ressortir la lumière.

Une toile toute blanche est plus lumineuse, mais n'est pas une œuvre.

La croix sublime le pécheur

Le Christ en croix pardonne le pécheur. Pardonner n'est pas oublier : Marie Madeleine a péché et le monde s'en souvient encore aujourd'hui. Pardonner, c'est transformer. Le pécheur est sublimé par la croix. Sublimer, c'est passer d'un état à un autre, sans étape intermédiaire : La glace solide se sublime en vapeur sans passer par le stade liquide.  Dieu sublime le pécheur : il en fait un juste directement par sa croix, sans purgatoire intermédiaire.

La foi sauve-t-elle ?

Le Christ en croix sauve le monde gratuitement sans condition. Il ne le sauve pas sous la condition qu'il croit en lui. Ce n'est pas la foi qui sauve, c'est la croix.

Par contre le manque de foi nous plonge dans l'erreur. Nous serons dans la vérité le jour où le Seigneur nous donnera la foi, car la foi est don de Dieu  (Ep 2, 8-9) et Dieu ne fait pas de différence entre les hommes ( Rm 2,11).

La pécheresse au parfum

Simon, un pharisien, avait invité Jésus à sa table, lors qu'une pécheresse apporta un vase de parfum, le répandit sur les pieds de Jésus, les baisant et les essuyant avec ses cheveux. Jésus dit à Simon : "Je te le dis : si ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, c'est à cause de son grand amour. Puis il dit à cette femme: Tes péchés sont pardonnés… Ta foi t'a sauvé, tes péchés sont pardonnés. Va en paix." (Lc 7, 36, 50)

Entre le péché et le pardon, la pécheresse a rencontré Jésus. Cette rencontre est un échange de confiance entre la femme et Jésus. Jésus a fait confiance à cette femme en lui apportant son pardon comme la femme avait fait confiance à Jésus en venant à sa rencontre, malgré son péché.  Confiance et foi, c'est le même mot, mais le mot confiance indique en plus une réciprocité : la confiance, comme le pardon, comme l'amour se donne et se reçoit, selon la loi universelle d'amour.

Lors de notre rencontre avec le Fils, à notre dernière heure, nous lui ferons librement confiance, comme il nous a fait confiance en nous donnant la liberté dès l'origine du monde.

Croire en Jésus, c'est reconnaître que nous nous trompons sur le péché. Mortel ou non, il ne mène pas à l'enfer… à cause de la croix.  

L'Esprit nous révélera aussi l'erreur du monde sur le bon droit et sur la condamnation.

A la semaine prochaine.

Le laboureur te salue.

Par Le Laboureur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /Juin /2009 15:36

"Quand il viendra (l'Esprit de Vérité), il dénoncera l'erreur du monde sur le péché, sur le bon droit, et sur la condamnation. Il montrera où est le péché, car on ne croit pas en moi. Il montrera où est le bon droit, car je m'en vais auprès du Père, et vous ne me verrez plus. Il montrera où est la condamnation, car le prince de ce monde est déjà condamné." (Jn 16, 8-11)

Jésus parle du droit au salut sans parler de la loi, de la condamnation sans parler d'enfer. Bizarre ! Où est donc l'erreur du monde ?

Erreur sur le bon droit

"L'Esprit montrera où est le bon droit, car je m'en vais auprès du Père et vous ne me verrez plus." (Jn 16, 10)

Le bon droit, n'est pas le droit. Le ciel ne se mérite pas, il est donné par le bon droit, par le Christ, mort sur la croix. Quand il dit en mourant : "Entre tes mains je remets mon esprit" (Lc 23, 46), Jésus retourne vers le père, et après son Ascension, nous ne le voyons plus.

Le droit juge ; il récompense le bon et condamne le mauvais. Le bon droit rend juste le mauvais. C'est le bon droit du larron : il ne  mérite pas le ciel, mais il y rentre sans condition.

Paul a trouvé dans le Livre d'Osée (Os 2, 1), l'annonce du bon droit : Dieu choisit d'aimer tous les hommes, qu'ils le méritent ou non : "Celui qu'on appelait Pas mon peuple,  je l'appellerai Mon peuple. J'aimerai celle qu'on appelait Non aimée. Et là où Dieu leur avait dit : Vous n'êtes pas mon peuple, là ils seront appelés Fils du Dieu vivant." (Rm. 9, 25-26)

Le bon droit ne contredit pas le droit, il le dépasse. La Nouvelle Alliance ne détruit pas l'Ancienne, elle la dépasse.

Le Nouveau Testament commence avec la naissance de Jésus, mais tout ce qui précède la Passion et la mort sur la croix relève du droit de l'Ancien Testament.

Toute Parole concernant le Dieu juste qui punit devient caduque : elle est dépassée par la croix qui rend juste et qui sauve. Le bon droit n'est pas un droit ; il ne se mérite pas ; il est don gratuit.

Le bon droit des condamnés par le droit

Judas n'a connu que le droit et ne s'est pas reconnu le droit de vivre : il s'est pendu. Son erreur est de ne pas avoir cru au bon droit que lui donnait Jésus : "Jetant alors les pièces d'argent dans le temple, il se retira et alla se pendre."( Matth 27, 5)

Les larrons, crucifiés en même temps que Jésus, n'ont jamais appliqué la loi, ni celle des hommes, ni celle de Dieu ; ils ne pouvaient  revendiquer aucun droit au paradis : ils n'y avaient pas droit. Le bon larron a cru que Jésus s'en allait vers le Père, et a bénéficié du bon droit : le jour même, il était au paradis : "Amen, je te le déclare : aujourd'hui, avec moi, tu seras dans le paradis." ( Lc 23, 43)

Le fait de ne pas croire au bon droit ne supprime pas le droit d'en bénéficier : le bon droit est don gratuit de Dieu sans contrepartie. Sans y avoir cru, Judas et le "mauvais" larron ont eu droit au bon droit. Ils ne sont pas en enfer.

Erreur sur la condamnation

"L'Esprit montrera où est la condamnation, car le prince de ce monde est déjà condamné." (Jn 16, 11)

Le prince de ce monde est évidemment Satan, le chef des anges déchus. Il est déjà condamné depuis sa rébellion, et ne peut plus l'être.

Le prince de ce monde est le mal : Satan n'est que son image. Le mal est sur terre, en chacun de nous ; il est le mauvais choix que nous faisons de la liberté originelle qui nous a été donnée.

Le mal est déjà condamné par le Christ qui va mourir en croix, car le temps est une donnée humaine : les déjà, avant et après, passé et futur, n'ont qu'une portée humaine : "Pour le Seigneur, un seul jour est comme mille ans et mille ans sont comme un seul jour." (2 Pierre 3, 8)

La justice du Dieu qui punit est dépassée par l'Amour de Jésus en croix qui justifie. Jusqu'à la croix, personne ne pouvait déceler l'erreur du monde sur la condamnation, mais Jésus a annoncé avant de mourir : "Quand il viendra (l'Esprit de Vérité), il dénoncera l'erreur du monde".

La loi est dépassée par la croix. Il n'y a plus de condamnation ! Plus de condamnés ! Plus d'enfer ! Plus d'erreur ! L'enfer, comme le péché, n'est plus qu'un repère virtuel. L'homme a été créé pour le ciel ; il est prédestiné au ciel, et au ciel seulement. Désormais, l'Esprit parle ; mais faisons-nous le nécessaire pour l'entendre ?

A la semaine prochaine.

Le laboureur te salue.


Par Le Laboureur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /Juin /2009 15:38

"Vous ne mangerez pas la chair avec sa vie, c'est à dire avec son sang. (Gn. 9, 4)

 Cette Parole est adressée par le Seigneur, à Noé et à ses fils. Manger Kacher n'est pas une loi de Moïse. Cette loi s'adresse à l'humanité entière épargnée du déluge : elle n'est pas réservée aux juifs et aux musulmans, fils d'Abraham.

La chair est nourriture et le sang est vie. Message universel ! Il va se préciser tout au long des Ecritures.

Le pain est nourriture descendue du ciel

La manne a nourri les hébreux au désert  (Ex. 16, 15) : elle est nourriture : condition nécessaire à la vie, mais pas vie.

En multipliant les pains, (Jn 6, 1-13) Jésus nourrit la foule avec du pain qui entretien la vie, mais ne la donne pas.

En se disant le pain descendu du ciel, Jésus entretien la vie, et la donne :

"Moi, je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n'aura plus jamais faim."(id 35)

"Le pain que je donnerai, c'est ma chair pour que le monde ait la vie."(id 51)

Le pain descendu du ciel est bien Jésus, le Fils de l'homme, qui donnera sur la croix sa chair comme nourriture :

"Nourriture qui se garde jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l'homme, lui que Dieu, le Père a marqué de son empreinte. (id 27)

Manger le corps du Fils de l'homme !

"Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est une vraie nourriture et mon sang est une vraie boisson" (Jn 6, 54-55)

Celui qui lit cette Parole de Dieu, et la prend à la lettre, comprend que l'anthropophagie fait partie des dogmes de l'Eglise. Certains disciples ont pris la déclaration de Jésus à la lettre, et l'ont quitté :

" Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, s'écrièrent : Ce qu'il dit est intolérable, on ne peut pas continuer à l'écouter… A partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s'en allèrent et cessèrent de marcher avec lui." (Jn 6, 60- 66)

Jésus ne parle pas au premier degré et le précise.

Ces Paroles sont esprit

Jésus a répondu à ces disciples, raisonnables et révoltés :

"C'est l'esprit qui fait vivre, la chair n'est capable de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie." (Jn 6, 63)

La chair est périssable et n'est capable de rien : elle doit disparaître. Seul l'esprit compte : l'esprit est vie. Les Paroles de Jésus sont esprit et elles sont vie.

L'eucharistie

Manger le corps de Jésus n'est pas manger la chair du Fils de l'homme, c'est se nourrir de son esprit, de sa Parole. Le Verbe incarné est Parole mise à portée des hommes : il est nourriture assimilable par les hommes jésus a dit : "Ce n'est pas seulement de pain que l'homme doit vivre, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu."(Lc 4, 4)

Pain et Parole sont nourriture : Ezéchiel dut manger le livre (Ez. 3,3 ) et Jean aussi. (Ap. 10, 8-10) )

Jésus esprit n'a pas de corps et ne peut être mangé qu'en image. L'hostie est une image pour les hommes de Dieu esprit.

Boire le Sang de Jésus n'est pas vivre en vampire ; c'est vivre du sang répandu ; c'est vivre de la croix

A la semaine prochaine.

Le laboureur te salue.

Par Le Laboureur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /Juin /2009 15:41

Le Sang est vie

"Dieu bénit Noé et ses fils, il leur dit : Je vous donne tout. Toutefois vous ne mangerez pas la chair avec sa vie, c'est à dire son sang. Et de même, de votre sang, qui est votre propre vie, je demanderai compte à toute bête et j'en demanderai compte à l'homme : à chacun je demanderai compte de la vie de son frère. (Gn. 9, 4-5)

Le sang est le signe de la vie. Et Dieu, en bonne justice, demandera des comptes à tout homme qui aura fait verser le sang de son frère.

Un corps exsangue est mort ; la vie l'a quitté, mais il est nourriture, la seule autorisée par la loi, la viande Kacher. "Vous ne mangerez pas la chair avec sa vie, c'est à dire avec son sang". (Gen. 9, 4)

Pourquoi ne pas manger le sang ? Parce qu'il doit être versé.

Le sang doit être versé

"Tiens ferme à ne pas manger le sang, car le sang, c'est la vie ; tu ne mangeras pas la vie avec la viande ; tu n'en mangeras pas ; tu le verseras sur la terre comme de l'eau."(Dt. 12, 23-24)

Le Deutéronome précise : "Tu feras tes holocaustes, viande et sang, sur l'autel du Seigneur ; le sang de tes sacrifices sera versé sur l'autel du Seigneur ton Dieu et la viande, tu la mangeras."

Le sang sera versé sur l'autel du Seigneur et la viande nous la mangerons.

Le sang versé sur les linteaux des portes a préservé la vie des enfants d'Israël : "Le sang vous servira de signe, sur les maisons où vous serez. Je verrai le sang, … et le fléau ne vous frappera pas." (Exode 12, 13)

Et le jour de la Pâque tout Israël mangea l'agneau préparé sans son sang, en toute hâte. "Mangez la ainsi : la ceinture aux reins, les sandales aux pieds, le bâton à la main, Vous la mangerez à la hâte." (Ex 12, 11)

Le Lévitique est prophétique : il y est écrit : "La vie d'une créature est dans le sang, et moi, je vous l'ai donné, sur l'autel, pour l'absolution de votre vie."(Lv. 17,11)

Le corps exsangue doit être mangé et le sang, doit être bu

Les  Jeudi et Vendredi Saints, Jésus réalisa ce qu'annonçait le Lévitique.

Le Jeudi, il dit : " Prenez, mangez : ceci est mon corps…  Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de l'alliance, répandu pour la multitude"(Mt 26, 28).

Durant la nuit du jeudi au vendredi, Jésus répandit son sang sur le sol durant son agonie : "Sa sueur devint comme des gouttes de sang qui tombaient jusqu'à terre" (Lc 22, 44),

Le Vendredi, la dernière goutte de son sang s'écoula mêlée d'eau du cœur de Jésus transpercé par la lance du soldat romain. (Jn 19, 34)

Le Sang, signe de l'Alliance

Le sang des animaux du sacrifice était le signe de l'Ancienne Alliance. " Moïse prit le sang, en aspergea le peuple et dit : Voici le sang de l'Alliance que le Seigneur a conclue avec vous." (Ex. 24, 6-8)

Le sang versé par Jésus en croix est le signe de l'Alliance Nouvelle et éternelle : " Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de l'alliance, répandu pour la multitude en rémission des péchés." (Matth 26, 27)

Les jours de l'Alliance doivent être commémorés

Aux enfants de Noé avec lesquels il faisait alliance, le Seigneur a dit : "Ce jour là vous servira de mémorial" (Gen 9, 4).

Le jour de la sortie d'Egypte, Le Seigneur donna à Moïse ses instructions pour célébrer la Pâque et dit : " Ce jour-là vous servira de mémorial " (Ex 12, 14).

En instituant l'eucharistie, Jésus a dit : "Faites-ceci en mémoire de moi. " (Lc 22, 19).

Le jour de la cène est un jour de mémorial.

A la semaine prochaine.

Le laboureur te salue

Par Le Laboureur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /Juin /2009 15:43

Judas, l'un des douze, est le maudit

"Aucun ne s'est perdu, sauf celui qui s'en va à sa perte de sorte que l'Ecriture soit accomplie." (Jn 17, 12)

Judas s'en est allé à sa perte : il fait partie des maudits que Jésus condamne à l'enfer : "Alors il dira à ceux qui sont à sa gauche : Allez-vous en loin de moi, maudits, dans le feu éternel préparé pour le démon et ses anges. (Mt 25, 41)

Judas, l'un des douze, a trahi : c'est un démon : "N'est-ce pas moi qui vous ai choisi tous les douze ? Et l'un de vous est un démon. Il parlait de Judas, fils de Simon Iscariote, car celui-ci allait le livrer ; et pourtant c'était l'un des douze." (Jn 6, 70)

Et pourtant ! Jésus a promis aux douze apôtres de siéger sur douze trônes pour juger le monde : " Quand viendra le monde nouveau, et que le Fils de l'homme siègera sur son trône de gloire, vous qui m'avez suivi, vous siègerez vous-même sur douze trônes pour juger les douze tribus d'Israël." (Mt 19, 28)

Douze trônes ! Pas onze. Judas siège sur l'un des douze trônes, comme les onze autres. Contradiction ! Du neuf à découvrir.

Judas le traître sans mobile

Judas n'a aucune haine, n'est pas jaloux et n'a aucun motif de vengeance. Au contraire, il a bénéficié pendant trois ans de toutes les attentions et de tous les enseignements du maître.  Il a un défaut, c'est un voleur, et il sait la valeur de l'argent : "Six jours avant la Pâque,… Marie avait pris une livre d'un parfum  très pur et de très grande valeur ; elle versa le parfum sur les pieds de Jésus… Judas… dit alors : Pourquoi n'a-t-on vendu ce parfum pour trois cents pièces d'argent, que l'on aurait donnés aux pauvres ? Il parla ainsi, non parce qu'il se préoccupait des pauvres, mais parce que c'était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait pour lui ce que l'on y mettait." (Jn 12, 1-6)

Judas livra Jésus pour trente pièces d'argent (Mc 14, 5). Dix fois moins que la valeur du parfum de Marie ! Trahit-on un maître comme Jésus pour trente deniers, quand on connaît la valeur de l'argent ?

Judas n'a pas trahi pour si peu d'argent. Judas a trahi sans mobile… mais pour une raison.

Judas est disciple de Jésus au service des Ecritures

Judas est apôtre choisi par Jésus, comme les onze autres. Il n'a fait qu'obéir à Jésus qui lui a dit : "Ce que tu fais, fais-le vite." (Jn 13, 27)

Il fallait bien que se réalisent les Ecritures. C'était écrit :

"Mais tout cela est arrivé pour que s'accomplissent les écrits des prophètes." (Mt 26, 56)

"Moi, je sais quels sont ceux que j'ai choisis, mais il faut que s'accomplisse la parole de l'Ecriture : Celui qui partageait mon pain a voulu me faire tomber."( Jn 13, 18  citant le Psaume 40, 10)

"Ils prirent les trente pièces d'argent, le prix de celui qui fut mis à prix par les enfants d'Israël, et ils les donnèrent pour le champs du potier, comme le Seigneur l'avait ordonné." (Mt 27, 9) se reportant à  Zacharie (11, 12-13) et à Jérémie (32, 6-9).

Jésus a choisi de mourir, abandonné de ses disciples, renié par Pierre et trahi par Judas. C'est le prix qu'il a choisi de payer pour le mauvais usage que nous avons fait de la liberté qu'il nous a donnée. La trahison était nécessaire ; Judas ne le savait pas et a trahi sans savoir ce qu'il faisait. Il s'est pendu aussi sans savoir ce qu'il faisait et Jésus lui-même l'a dit :

"Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font." (Lc 23, 34)

Selon la volonté de Jésus, Judas a participé, à la façon qui était prévue, à sa passion et à sa croix. Comme les autres qui, à part Jean, l'ont abandonné ou renié.

Comme l'autre Juda

Judas, l'un des douze apôtres, a permis la réalisation du plan de Dieu en vendant son maître Jésus. Comme l'autre Juda ! L'autre Juda, l'un des douze fils de Jacob, a permis la réalisation du plan de Dieu en vendant son frère Joseph (Gen.37, 26-27).

Tout prend un sens nouveau par la croix

Avant la croix, Jésus en bonne justice condamne la trahison et le traître :"Aucun ne s'est perdu, sauf celui qui s'en va à sa perte de sorte que l'Ecriture soit accomplie." (Jn 17, 12)

Une fois sur la croix, le langage n'est plus le même : "Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font." (Lc 23, 34)

Judas ne savait pas ce qu'il faisait. Il n'a compris qu'en arrivant à la porte du ciel. Comme le "mauvais larron", il a compris que la croix lui donnait le "bon droit" d'aller au ciel. (cf. art. 225)

Judas est au ciel

L'un des douze piliers de la Jérusalem céleste porte son nom : les onze autres portent les noms des onze autres apôtres :"La muraille de la cité reposait sur douze fondations portant les noms des douze apôtres de l'Agneau" (Ap. 21,14)

Douze apôtres, Pas onze !

A la semaine prochaine.

Le laboureur te salue.
Par Le Laboureur
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /Juin /2009 15:45

En refusant l'aide de Pierre et de son épée, Jésus accepte librement la coupe que lui propose le Père pour sauver le monde, non pas pour apaiser son courroux, mais pour payer le prix de la liberté donnée et mal utilisée par l'homme.

Obéissance au Père

Isaïe, décrivant le serviteur souffrant, décrit le Christ en croix :

"Un homme de douleur, familier de la souffrance, qui porte nos souffrances et nos douleurs …  qui n’ouvre pas la bouche … comme un agneau traîné à l’abattoir. … Le Seigneur a voulu le broyer par la souffrance en sacrifice de réparation. (Es ch. 52 et 53)

Le Christ, traîné à l'abattoir contre son gré, broyé par le Seigneur, n'ouvrant pas la bouche par obéissance et souffrant pour réparer nos péchés est de l'ancien, qui sera dépassé par le neuf qui est le Christ en croix.

Le peuple juif  n'a pas la révélation de l'amour du Fils de Dieu ; il ne connaît que le péché, le péché puni par le Seigneur. Il attend un Messie comme un roi terrestre. Esaïe lui révèle un Messie qui sauvera du péché, un Messie bouc émissaire, un Messie qui portera notre péché et mourra avec notre péché. Pour lui c'est du neuf. Pour nous c'est de l'ancien.

Jésus en croix n'est pas mort par obéissance. Il est mort librement, par amour ! C'est son amour qui sauve, pas la souffrance !

Jésus n'est pas sacrifié par le Père

Le péché originel a conduit tous les hommes à la condamnation. C'est Paul qui le dit : "La faute commise par un seul a conduit tous les hommes à la condamnation." ( Rm. 5, 18)

Pour effacer cette faute, Dieu le Père a envoyé son Fils en victime expiatoire. C'est Jean qui le dit : "Il a envoyé son Fils qui est la victime offerte pour nos fautes." (1 Jean 4, 10)

Jésus lui-même confirme : "Le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude."  (Mt ; 20, 2) (Mc 10, 45)

C'est clair :

" Le Fils de  l’homme est venu sauver ce qui était perdu". (Lc 19, 10)

C'est clair. La croix sauve ce qui était perdu par le péché originel. C'est clair ! Mais ces Paroles de Dieu sont en contradiction avec d'autres Paroles de Dieu. Dieu refuse le sacrifice. Le Seigneur a refusé le sacrifice d'Isaac ; il a dit à Abraham :

" N'étends pas la main sur le jeune homme. Ne lui fais rien." (Gn 22, 12) 

Par la voix d'Isaïe, Yahvé dit : " Que me fait la multitude de vos sacrifices … Je n’en veux plus"  (Es 1, 11)

Par la voix d'Amos, il dit : "Je déteste, je méprise vos pèlerinages, quand vous faites monter vers moi vos holocaustes."  (Am 5, 22)

Jésus confirme :

"C’est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices." (Mt 9, 12)

 " Le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude." (Mc 10, 45)

Si le Père méprise les holocaustes et refuse les sacrifices, pourquoi a-t-il exigé celui de son propre Fils ? Pourquoi le Fils s'est-il offert en victime ?

 

La croix est réparation du mauvais usage de la liberté

Dieu a créé l'homme pour l'aimer et en être aimé librement. L'homme a mal utilisé sa liberté et a péché contre le Seigneur. Dieu a choisi de faire de son Fils, un homme pour porter le péché de toute l'humanité et payer sur la croix le prix de la liberté donnée et mal utilisée.

"Est-ce que je vais refuser la coupe que le Père m'a donnée à boire ?"

A la semaine prochaine.

Le laboureur te salue.

Par Le Laboureur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /Juin /2009 15:48

"Or le grand prêtre questionnait Jésus sur ses disciples et sa doctrine. Jésus lui répondit… Pourquoi me questionnes-tu ? Ce que j'ai dit demande-le à ceux qui sont venus m'entendre." (Jn 18, 19)

La doctrine est dans l'Evangile

Pour connaître la doctrine de Jésus, il faut la chercher chez ceux qui l'ont entendue de sa bouche, dans sa Parole rapportée dans l'Evangile. C'est là quelle est, et non pas dans les discussions des prêtres, des grands prêtres, des docteurs de la loi et des théologiens.

Jésus a bâti son Eglise sur Pierre

Jésus a bâti son Eglise sur Pierre : c'est dans l'Evangile :

"Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise." (Mt 16, 18)

Jésus a bâti une Eglise, rassemblant ses disciples. Les disciples doivent donc reconnaître la légitimité de Pierre. Ce n'est pas pour autant qu'ils doivent croire tout ce que dit Pierre. Pierre est un homme et il peut se tromper comme tous les hommes. Jésus n'a pas manqué de lui dire :

"Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes." (Mt 16, 23)

Aucun disciple contemporain de Jésus n'a entendu parler de l'infaillibilité de Pierre : l'infaillibilité du pape n'est pas la doctrine de Jésus : c'est la doctrine de l'Eglise, c'est la doctrine des hommes, rassemblés en concile.

La doctrine de l'Eglise n'est pas la doctrine de Jésus  !

Jésus n'a pas inventé une religion

Jésus est né juif : il fait partie d'un peuple, du peuple choisi : Jésus est fils d'Abraham.

En donnant le décalogue à Moïse, Dieu a dicté sa loi à son peuple. En a-t-il fait une religion ? Peu importe.

Jésus est-il né dans une religion ? Peu importe.

Ce qui est certain c'est que Jésus n'a pas créé une religion. Il est juif, et s'il a une religion c'est la religion juive. Il n'a pas créé la religion catholique, pas plus que la religion évangéliste, protestante ou musulmane.  Jésus est encore moins le Dieu d'une religion : il est le Dieu de tous.

Jésus est le Dieu de tous

Jésus est Fils de Dieu. Que les hommes le croient, ou ne le croient pas, ne change rien. Jésus s'est révélé Fils de Dieu : le lecteur des Evangiles peut ne pas croire, mais doit reconnaître que Jésus a dit être le Fils de Dieu, en parlant de son Père Dieu.

Il n'y a qu'un Dieu et il est Dieu de tous les hommes, fils d'Abraham ou non.  Dieu a créé tous les hommes, et Jésus est le Fils de Dieu pour tous les hommes. Pas seulement pour les chrétiens, mais pour tous les descendants d'Adam, puisqu'il est le Fils de l'homme, le Fils d'Adam.

La doctrine de Jésus a été révélée à ceux qui l'ont entendue, pas au grand prêtre qui représente ici le chef religieux de toutes les religions.

A la semaine prochaine.

Le laboureur te salue.
Par Le Laboureur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /Juin /2009 15:50

"Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche." (Mt 3, 2)

 

Jésus roi de l'autre monde

Pilate demandait à Jésus : "Alors tu es roi ? Jésus répondit : C'est toi qui  dis que je suis roi." (Jn 18, 37). "Ma royauté n'est pas de ce monde"( Jean 18,36)

Le "bon" larron demandait à Jésus: "Souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton Royaume", Jésus répondit : "Amen, je te le déclare : aujourd'hui même tu seras dans le paradis." (Lc 23, 43)

Le Vendredi Saint, à quinze heures, Jésus a rejoint son Royaume, et le jour même, il y a  accueilli le larron. Le Royaume est l'autre monde.

Au commencement, était le Royaume, avec deux rois, le Père et le Fils qui s'aimaient infiniment. Royaume avec deux rois. Mais Royaume sans sujet ! Le roi Père envoya alors le Fils créer des sujets, des hommes, pour les aimer et en être aimé librement. Il les a créés libres d'aimer ou de ne pas aimer. L'homme a choisi tantôt d'aimer, tantôt de ne pas aimer.

Ce monde ne sera jamais le Royaume de Dieu

Quand il choisit de ne pas aimer, l'homme fait le mal. Il n'est pas parfait. Et Dieu a confié tout ce qu'il avait créé parfait à des hommes imparfaits. Cela ne peut pas marcher parfaitement !

Le Royaume de Dieu ne peut être que parfait, puisque Dieu est parfait. Pour que le Royaume soit parfait, il faut rendre ses sujets parfaits.

Le Verbe s'est incarné pour rendre parfait ce qu'il avait créé imparfait. Il a rendu les hommes parfaits en mourant sur la croix.

En mourant, il a rejoint son Royaume : il est parfait.

Le Royaume de Dieu était tout proche pour les contemporains de Jésus

"Comme les pharisiens demandaient à Jésus quand viendrait le règne de Dieu, il leur répondit : Le règne de Dieu ne vient pas de manière visible. … Le règne de Dieu est près de vous. Et il dit aux disciples : Des jours viendront où vous désirerez voir un seul des jours du Fils de Dieu, et vous ne le verrez pas. (Lc 17, 20-22) 

Que comprendre ? Ni les pharisiens, ni les disciples n'ont compris. Ils ne pouvaient pas comprendre. Avec la clé de la croix, nous pouvons comprendre.

- Mourir en croix n'est pas une manière visible d'établir un Royaume.

- Le Royaume est tout près, puisque Jésus va bientôt mourir et établir le Royaume.

- Les disciples désiraient voir le Royaume : ils n'ont rien vu puisqu'ils n'étaient pas présents au Calvaire. Jésus avait pourtant prévenu; Il avait dit : "Comme l'éclair qui jaillit illumine d'un bout à l'autre, ainsi le Fils de l'homme quand son jour sera là. Mais auparavant, il faut qu'il souffre beaucoup et soit rejeté par cette génération. " (Lc 17, 20-25)

Le Royaume de Dieu est proche pour tous les hommes

Jésus en parlant aux pharisiens et aux disciples parlait à tous les hommes de tous les temps. Pour tous, le Royaume de Dieu est proche. Jésus précise : "Ce qui se passera dans les jours du Fils de l'homme ressemblera à ce qui est arrivé dans les jours de Noé ; on mangeait, on buvait…Le déluge arriva, qui les a tous fait mourir. " ( Lc 17, 26-27)

Le Royaume arrivera quand on ne l'attend pas ! Il faut être prêt à le recevoir et Jean est venu nous prévenir : "Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche." (Mt 3, 2)

Notre mort tout proche est l'entrée dans le Royaume

Jésus a rejoint son Royaume en quittant ce monde, en mourant. Nous rejoindrons aussi le Royaume en quittant ce monde, en mourant. Le Royaume est donc tout proche, et nous prendra au dépourvu. Jésus l'a dit : "Je vous le dis : Cette nuit là, deux personnes seront dans le même lit : l'une sera prise, l'autre laissée. Les disciples lui demandèrent : Où donc Seigneur ? Il leur répondit : Là où il y a un corps, là aussi se rassembleront les vautours." (Lc 17, 34-37)

Qu'est ce que ça veut dire ? Pourquoi des vautours autour des corps ? Qui sont donc ces vautours ?

Les charognards sont ceux qui n'ont pas compris que la mort était l'entrée dans le Royaume ; ils sont attirés par la mort des autres, et s'enivrent de ce qu'ils ont laissé : l'héritage.

Un Royaume parfait

Ce monde est imparfait et le sera toujours puisque l'homme est imparfait.

Le Royaume sera parfait. Il avait deux rois parfaits qui s'aimaient mais pas de sujets : il aura toujours deux rois parfaits qui s'aiment, mais il aura en plus des sujets parfaits qui aiment le Dieu qui les aime.

A la semaine prochaine.

Le laboureur te salue.

Par Le Laboureur
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /Juin /2009 16:22


"Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?" (Mt 27, 46)

Une des dernières paroles de Jésus en croix ! Le Fils est désespéré ; son Père l'abandonne. Incompréhensible ! Un père n'abandonne pas son fils au moment où il a le plus besoin d'amour.

Jésus avait enseigné à l'avance au temple : Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme, alors vous comprendrez que JE SUIS  … Celui qui m'a envoyé est avec moi ; il ne m'a pas laissé seul parce que je fais toujours ce qui lui plait. " (Jn 8 , 28-29)

Le même Jésus enseigne que le Père ne le laissera pas seul quand les hommes l'auront élevé, et une fois élevé, il se dit abandonné par son Père.

Contradiction ! Contradiction qui annonce du neuf.

La mort du Fils de l'homme est abandon de son corps terrestre périssable

Le Père n'abandonne pas l'homme Jésus, il abandonne le corps périssable du Fils de l'Homme, du Fils d'Adam, que Jésus va aussi abandonner sur la croix devant un public nombreux.                                                                                                                                                                              

 

Le corps de Jésus est périssable

Jésus est l'homme parfait. Il n'est pas créé à partir de la poussière ; il vient du ciel ; il a été engendré ; il a pris un corps parfait dans le sein de la Vierge Marie. (cf. art. 219)

Paul explique que le corps humain charnel n'a pas de part au ciel, qu'il existe aussi un corps spirituel, celui du ressuscité : "Ce qui est semé est un corps humain, ce qui est ressuscité est un corps spirituel… Puisqu'il existe un corps humain, il existe aussi un corps spirituel" (1 Co. 15, 44 ),et encore : "La chair et le sang ne sont pas capables d'avoir part au Royaume de Dieu et ce qui est périssable n'a point part au monde impérissable."(I Co 16, 50)

Jésus n'a pas pris, dans le sein de Marie, un corps charnel, imparfait et périssable : il a pris un corps parfait impérissable.

Ce corps spirituel ne peut ni souffrir, ni mourir puisqu'il est parfait et impérissable. Pourtant, Jésus a souffert et est bien mort ; il n'a pas fait mine ; il n'a pas triché.

Alors ?

Le Fils de l'homme a revêtu l'humanité, le péché et la mort

Paul nous dit souvent dans ses épîtres  la nécessité de revêtir le Christ. (Ga 3, 27)

Jésus nous l'a dit aussi en parabole : "Le Royaume des cieux est semblable à un roi qui célébrait les noces de son fils … il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce, et lui dit : Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ? L'autre garda le silence. Alors le roi dit aux serviteurs : Jetez-le, pieds et poings liés,  dehors dans les ténèbres." (Mt 22, 1-14)

Pour assister aux noces, il faut revêtir le vêtement blanc, le Christ. De même, Jésus a revêtu l'homme. Par-dessus son corps spirituel, il a revêtu l'homme charnel, pécheur, souffrant et mortel.

En revêtant l'homme, il s'est chargé de  nos souffrances et de nos péchés : "En fait, ce sont nos souffrances qu'il a portées, ce sont nos douleurs qu'il a supportées, et nous, nous l'estimions touché, frappé par Dieu et humilié. Mais lui, était déshonoré à cause de nos révoltes, broyé à cause de nos perversités… Dans ses plaies, se trouvait notre guérison." (Es 53, 4-5)

Tout ce qui est imparfait est  abandonné sur la croix

Le corps charnel que Jésus a revêtu par-dessus son corps parfait est abandonné par le Père et par le Fils : il est mort sur la croix et avec lui sont morts nos souffrances, nos péchés et notre mort elle-même ; nous sommes devenus impérissables et parfaits.

Le Verbe Lumière a créé l'homme imparfait : imparfait parce que libre de choisir le mal, imparfait parce que périssable.

Le Verbe s'est incarné, et il est mort sur la croix pour terminer son œuvre, et rendre impérissable et parfaite, la création qu'il a primitivement créée périssable et imparfaite : "Oui, tu es poussière et à la poussière tu retourneras." (Gn 3, 19)

Sur la croix, le Père et le Fils abandonnent le périssable, le corps du Fils de l'Homme.

A la semaine prochaine.

Le laboureur te salue.
Par Le Laboureur
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /Juin /2009 16:25

"Père, entre tes mains je remets mon esprit." ( Lc 23, 46)

Jésus remet son esprit entre les mains du Père

Jésus remet son esprit entre les mains du Père ; il ne rend pas le dernier soupir.

Rendre le dernier soupir, c'est mourir. Dans ce cas, "Tout est accompli" veut dire : "Je suis mort." Si Jésus est mort, il est en mesure de ressusciter. C'est la lecture traditionnelle de la Passion et de la Résurrection de Jésus.

Jésus est à la fois le Fils de l'homme et le Fils de Dieu. Le Fils de l'homme est visible ;  il est le vêtement visible de Jésus, Fils, de Dieu et de Marie, revêtu à Noël (cf. art. 220). Le Fils de l'homme est sur le point de mourir ; il va abandonner son corps sur la croix. Avant de mourir, il dit : "Père, entre tes mains je remets mon esprit." ( Lc 23, 46)

Jésus est une seule et même personne. Quand il remet son esprit entre les mains du Père, il remet, à la fois, son esprit d'homme terrestre et son Esprit de Fils de Dieu. Cet Esprit ne peut mourir, et il ne meurt pas. Il remonte vers le Père, et,  comme il est invisible, personne ne l'a vu monter. Les témoins n'ont vu que le corps du Fils de l'homme, et le monde entier dit encore aujourd'hui : "Jésus est mort."

Tout est accompli

"Tout est accompli." (Jn 19,30)

 Le Fils de l'homme est mort ; le Fils, de Dieu et de Marie, est bien vivant.

En disant : "Tout est accompli", Jésus dit : "Ma mission est accomplie, j'ai fini de créer le monde".

Jésus en croix est l'Oméga

Jean, dans l'Apocalypse a vu et entendu "Celui qui siégeait sur le trône" Il disait : " Voici que je fais toutes choses nouvelles. Ecris ces paroles, elles sont dignes de foi et véridiques. Puis, il ajouta : Tout est réalisé désormais. Je suis l'Alpha et l'Oméga, le commencement et la fin. " ( Apo 21, 4-6)

La mission est accomplie :"Tout est réalisé désormais." Jésus, le Verbe, la Lumière envoyée par le Père créer le monde était l'Alpha, le commencement (cf. art.210) ; il est aussi l'Omega. Il a commencé et finit la création du monde. Le monde était en gestation : il est désormais terminé ; il n'est pas rafistolé ; il est tout neuf. Jean l'a vu : "Alors, j'ai vu un ciel nouveau et une terre nouvelle"(Ap 21, 1)    

La croix, clé de lecture

Les dernières paroles de Jésus en croix changent le monde et expliquent toutes les contradictions, si nombreuses dans les Ecritures. Il y a la vérité révélée avant la croix, et la vérité révélée par la croix.

Lors de la révélation finale, nous verrons Dieu tel qu'il est. Sera alors mis fin à toutes les images de Dieu, et à toutes les contradictions. En attendant cet instant, l'image du Dieu crucifié surpasse toutes les autres ; toute vérité révélée avant la croix est dépassée par la croix.

Toute contradiction prend un sens dans la croix : la croix donne sens à toutes les contradictions.

A la semaine prochaine.

Le laboureur te salue.

Par Le Laboureur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /Juin /2009 16:28

Un homme, nommé Jésus, est mort sur la croix

La mort de Jésus a été publique (Lc 24, 18) ; elle a eu lieu en plein jour, au milieu de la foule rassemblée à Jérusalem pour la Pâque.

"Comme c'était le vendredi, il ne fallait pas laisser les corps sur la croix durant le sabbat. … Des soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis du deuxième des condamnés. … Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu'il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les  jambes . …" ( Jean 19, 31-33)

Jésus était bien mort. Le centurion, représentant officiel de l'autorité romaine l'a aussi constaté et s'est écrié : "Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu". (Mc 15, 39) Il n'a pas dit : "Le Fils de Dieu est mort". Le centurion a vu un homme mort et a dit cet homme est le Fils de Dieu. Inconsciemment, il a dissocié le Fils de l'homme et le Fils de Dieu qu'est Jésus.

Déclarer le Fils de Dieu, mort, est un non-sens : c'est, ne pas connaître le sens du mot "Dieu" ou ne pas connaître le sens du mot "mort". "JE SUIS" est inconciliable avec "mort". C'est ce qu'ont dit les deux hommes revêtus de vêtement éblouissant aux femmes qui se rendaient au sépulcre avec des aromates :

"Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ?" (Lc 24, 5)

Qui est cet homme Jésus, mort ?

Le témoignage du centurion nous met sur la voie : l'homme mort est Jésus, le Fils de l'homme, rendu visible aux hommes par le vêtement qui recouvre Jésus (cf. art 220), Fils, de Dieu et de Marie. L'homme Jésus, Fils de l'homme est mort comme tous les hommes. Son corps venu de la terre retournera à la terre. Il est abandonné sur la croix par le Fils et par le Père (cf.Art.233)

Qui est ressuscité ?

Personne ! Si l'on considère que ressusciter est surgir de terre, comme l'a fait Lazare (cf. art. 223)

Le corps charnel de Jésus, Fils de l'homme, ne surgira pas de terre : il est mort et ne reviendra pas.

Le corps spirituel de Jésus, corps parfait n'a pas à ressusciter ; il ne vient pas de la terre ; il n'a pas été créé, mais engendré ; il vient du ciel et y est retourné ; il n'est pas mort, il est impérissable. (1 Co 15, 43-49)

Résurrection sans témoin

Nombreux étaient les témoins de la résurrection de Lazare (cf. art. 223) ; aucun témoin n'a vu ressusciter Jésus ; de rares témoins ont vu le tombeau vide, et ont vu le ressuscité (Jn 20, 2 ). Ce n'est pas la même chose.

Aucun témoin n'a vu Jésus sortir du tombea. C'est pourquoi les chefs des prêtres ont eu facile de faire croire à un enlèvement du corps par des partisans : "Voici ce que vous raconterez : Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions. Et cette explication s'est propagée chez les juifs jusqu'à ce jour." (Mt 28, 15)

A la semaine prochaine.

Le laboureur te salue.

Par Le Laboureur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /Juin /2009 16:32

Jésus, le Christ doit ressusciter le troisième jour

"A partir de ce moment, Jésus le Christ commença à montrer à ses disciples qu'il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup… être tué, et le troisième jour, ressusciter." (Mt 16, 21)

Jésus, le Christ, doit souffrir, mourir et ressusciter.

Jésus le Fils de l'homme a souffert, est mort et n'est pas ressuscité (cf. art. 234). Quel Jésus doit-il donc ressusciter ?

Les Ecritures vont l'expliquer.

La Transfiguration

Descendant de la montagne, Pierre, Jacques et Jean se demandaient "entre eux ce que signifiait : quand il serait ressuscité des morts" (Mc 9, 10).

Pas plus que Jésus, Pierre, Jacques et Jean, ne sont saducéens : ils croient à la résurrection des morts (Mt 22 ,23). Alors, pourquoi se demandaient-ils ce que signifiait : "quand  il serait ressuscité des morts." ?

La résurrection des morts ne leur posait pas de problème. Celle de Jésus leur en pose un. Comme à nous ! Comment Jésus, Fils de Dieu peut-il mourir et ressusciter ?

Jésus, Fils de Dieu vient du ciel et revient du ciel

Jésus, Fils de Dieu a été engendré et non pas créé (Credo). Il ne vient pas de la terre (1 Co. 15, 44) : il n'a donc pas à y retourner. Il vient du ciel et ne peut qu'y retourner. Le Vendredi Saint, il retourne au ciel en disant en mourant : "Entre tes mains je remets mon esprit" (Lc 23, 46). Le Dimanche de Pâques, il ne peut revenir que du ciel.

Les témoins de la Résurrection

De nombreux témoins ont vu Lazare surgir de terre (Jn 11, 1- 44) (cf. art. 223). Aucun homme, aucune femme, n'a vu Jésus surgir de terre. Les femmes, Pierre et Jean ont vu un tombeau vie, un ou deux hommes dans le tombeau, et des vêtements. Marc dit un homme: " En entrant dans le tombeau, elles virent, assis à droite, un jeune homme vêtu de blanc."(Mc 16,5), Luc dit deux hommes : "Les femmes se rendirent au sépulcre… Elles trouvèrent la pierre roulée… mais ne trouvèrent pas le corps de Jésus…Elles ne savaient que penser, lorsque deux hommes se présentèrent à elles, avec un vêtement éblouissant." (Lc 24, 5). et Jean dit : "Simon-Pierre… regarde le linceul resté là et le linge qui avait recouvert la tête, non pas posé avec le linceul, mais roulé à part, à sa place" (Jn 20, 6-7)

Après ils ont tous vu Jésus vivant, ressuscité, mais aucun témoin n'a vu Jésus surgir de terre.

Les témoins ont vu un Esprit, pas un fantôme

Les témoins ont tous vu Jésus après sa résurrection comme ils l'avaient vu avant. Ils ont vu tantôt un homme comme les autres, tantôt un homme différent. Les apôtres ont le plus souvent vu en Jésus un homme comme les autres, mais il n'était pas comme les autres quand il marchait sur les eaux avant sa mort Ils ont même cru voir un fantôme : "Jésus vint vers eu xen marchant sur la mer, les disciples étaient bouleversés. Ils disaient : C'est un fantôme."(Mt 14, 25)

Jésus n'était pas non plus un homme normal après sa résurrection quand il rentrait, sans ouvrir la porte dans un cénacles aux portes verrouillées (Jn 20, 19). Thomas ne croit pas aux fantômes: il ne croira pas tant qu'il n'aura pas vu. Et quand il voit, il croit et dit : "Mon Seigneur et mon Dieu. "(Jn 20,28). Il a vu, il a cru. Mais sans comprendre ! Thomas, le rationnel, a cru sans comprendre. Il a vu un Esprit venu du ciel ayant une apparence d'homme.

Par contre les témoins ont vu les vêtements dans le tombeau : ils viennent de la terre et sont restés sur la terre.

Jésus, le Ressuscité, n'est jamais mort

Le Fils de Dieu, s'est montré vivant après la croix, comme il s'est montré vivant avant, avec le même corps ; celui qui marche sur les eaux et le même que celui qui traverse les murs. Ce n'est pas un corps terrestre, c'est un esprit qui se présente sous un vêtement terrestre. Jésus le Vivant ne peut pas mourir. Les hommes que virent les femmes au matin de Pâques ont dit : "Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts." (Lc 24, 5).

Jésus le Fils de Dieu et de Marie est Vivant : il n'est pas mort. A ceux qui l'auraient cherché le Vendredi Saint au soir, les hommes-anges auraient-ils répondu : "Vous cherchez le Vivant ! Vous n'avez vraiment pas de chance ! Aujourd'hui, il est mort.  Revenez demain." ?

Le Fils de Dieu et de Marie n'est pas mort, il est le Vivant : il est ressuscité, en venant du ciel, mais il n'a jamais surgi de la terre !

A la semaine prochaine.

Le laboureur te salue.

Par Le Laboureur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /Juin /2009 16:36

Le songe de la statue

Un songe rendait anxieux Nabuchodonosor. Daniel lui dit :

" Cette statue était très grande et… son aspect était terrifiant. Cette statue avait la tête d'or fin, la poitrine et les bras d'argent, le ventre et les cuisses de bronze, les jambes de fer, les pieds en partie de fer et en partie de céramique. Tu regardais, lorsqu'une pierre se détacha sans l'intermédiaire d'aucune main ; elle frappa la statue sur ses pieds de fer et de céramique, et elle les pulvérisa. Alors furent pulvérisés ensemble le fer, la céramique, le bronze, l'argent et l'or…. Le vent les emporta, et on n'en trouva plus aucune trace. Quant à la pierre qui avait frappé la statue, elle devint une grande montagne et remplit toute la terre."(Daniel 2, 1-44)

Daniel explique à Nabuchodonosor :

"Cest toi qui est la tête d'or; …Après toi s'élèvera un autre royaume… puis un autre… puis un quatrième royaume.

Tous les royaumes de la terre seront pulvérisés par une pierre qui se détache "sans l'intermédiaire d'aucune main".

Jésus la Pierre angulaire

C'est la pierre angulaire qu'évoque Jésus : "N'avez-vous pas lu dans les Ecritures : La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire. C'est là l'œuvre du Seigneur, une merveille sous nos yeux… Tout homme qui tombera sur cette pierre sera brisé ; celui sur qui elle tombera, elle le pulvérisera. "(Mt 21, 42-44)

Les bâtisseurs qui rejettent Jésus comme pierre angulaire sont les pécheurs qui refusent sa primauté.

Les pécheurs construisent leur maison en rejetant Jésus comme pierre angulaire. Ils ne veulent pas de lui ; ils le mettent à la porte et s'en protègent. Ils verrouillent les issues et s'enferment. Ils croient avoir construit une forteresse contre Dieu : ils se sont construit une prison. Se voulant libre vis-à-vis de Dieu, ils se sont fait prisonniers d'eux-mêmes, et de leur pêché.

De leur prison-forteresse, les pécheurs devront bien sortir un jour, au plus tard le jour de leur mort. Ce jour-là, en quittant leur demeure terrestre, les pécheurs trouveront Dieu là où ils l'ont mis : à leur porte. Ils vont buter sur la pierre angulaire, sur le Christ en croix. Le jour de leur mort, les pécheurs buteront sur Jésus la pierre angulaire qui les brisera.

Les vignerons homicides

Avant de mourir sur la croix, Jésus propose une parabole :

"Un homme était propriétaire d'un domaine ; il planta une vigne...  puis  la donna en fermage à des vignerons et partit en voyage. Quand arriva le temps de la vendange, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de la vigne. Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l'un, tuèrent l'autre, lapidèrent le troisième... Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : Ils respecteront mon fils…  Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien, quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ses vignerons ?

On lui répond : Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il donnera la vigne en fermage à d'autres vignerons qui en remettront le produit en temps voulu. Jésus leur dit : N'avez-vous pas lu dans les Ecritures : La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire. C'est là l'œuvre du Seigneur, une merveille sous nos yeux. Aussi, je vous le dis : Le Royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à un peuple qui lui fera produire son fruit. Et tout homme qui tombera sur cette pierre sera brisé ; celui sur qui elle tombera sera pulvérisé." ( Mt 21, 44)

L'allusion est claire : Jésus mourra de la main des hommes avec lesquels le Père a partagé son pouvoir sur le monde. Il mourra, mais  les assassins tomberont sur la pierre angulaire, le Fils qui les pulvérisera. La pierre angulaire, c'est Jésus en croix.

La croix, clé de lecture

Celui qui lit la parabole des vignerons homicides en méconnaissant la croix, lit : "L'homme pêcheur se heurtera au juge qui pulvérisera l'homme, et le condamnera à l'enfer.

Celui qui sait que Jésus en croix est mort pour libérer l'homme de son péché  lit : "L'homme pécheur se heurtera à Jésus en croix, la pierre angulaire, et sera brisé en deux : le péché qu'il détruira, et l'homme libéré de son péché. Justifié, il échappera à toute condamnation et sera intégré dans le Royaume.

A la semaine prochaine.

Le laboureur te salue.

Par Le Laboureur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /Juin /2009 16:38


"La pierre qu'ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue le faîte de l'angle." (Mt 21, 42-44)

Habituellement les textes bibliques de l'Ancien et du Nouveau Testament parlent de pierre angulaire (cf. art. 236). Dans la traduction de la synopse grec  de Lagrange et Lavergne ( Gabalda et Cie éditeurs Paris 1942), il n'est pas question de pierre angulaire, mais de  "faîte de l'angle". Quel rapport entre une pierre et un angle ? Les Ecritures donnent l'explication.

 

La réponse des Ecritures.

Après avoir raconter la parabole des vignerons homicides (Mt, 21,33-40), les trois évangélistes synoptiques rapportent, dans une formulation identique les propos de Jésus s'adressant aux pharisiens.  Ils avaient bien compris que la parabole leur était adressée, et Jésus leur répond : "N'avez-vous jamais lu dans les Ecritures : La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire."

A quelles Ecritures fait référence Jésus ? La TOB renvoie au seul  Psaume 118, 22-23 : "La pierre que les maçons ont rejetée est devenue la pierre angulaire."

La synopse ajoute deux autres références. La première est d'Esaïe : " Le Seigneur sera un sanctuaire et une pierre que l'on heurte et un rocher où l'on trébuche." (Esaïe 8, 14). La deuxième concerne le songe de la statue (cf. art. 236). Daniel explique à Nabuchodonosor son songe. "Tu regardais (la statue), lorsqu'une pierre se détacha sans l'intermédiaire d'aucune main…elle devint une grande montagne et remplit toute la terre. (Dn 2, 34-36)

La statue représente la suite des rois qui lui succéderont, et la pierre tombée de la statue "sans l'intervention d'aucune main" est la pierre angulaire qui va pulvériser tous les rois ennemis et devenir une grande  montagne. La grande montagne, c'est le Calvaire, au sommet duquel est élevé Jésus sur sa croix. L'angle, c'est l'angle droit que forme le montant de la croix avec le sol sur lequel a vécu Jésus pendant quelques trente trois ans.

Jésus est la pierre angulaire, la pierre qui va pulvériser les rois ennemis d'Israël, et Jésus est le fâite de l'angle, le sommet de l'angle dont un côté horizontal est son parcours  terrestre de Jésus, et le côté vertical sa dimension divine.

Jésus est le point de rencontre de Dieu et des hommes

Jésus est descendu du ciel de façon invisible, et a revêtu l'homme visible, pécheur et mortel.

Ses contemporains ne connaissent que l'homme né à Noël et mort le Vendredi Saint, le côté horizontal de l'ange. Le vendredi Saint, en disant : "Entre tes mains je remets mon esprit" (Lc 23, 46), Jésus est monté au ciel de façon invisible en formant le deuxième côté de l'angle droit. L'incarnation de Jésus et sa mort sur la croix  constituent le point de rencontre entre le ciel et la terre, entre Dieu et les hommes.

Notre mort est le point de notre rencontre avec Dieu

Jésus met fin à son parcours terrestre le jour de sa mort. Le côté horizontal de l'angle s'arrête définitivement le Vendredi Saint sur la croix. Après, c'est le retour au Père.

De même, le jour de sa mort, prend fin le parcours terrestre de l'homme périssable et pécheur, le côté horizontal de l'angle. Impossible pour l'homme de vivre sur terre un jour de plus, Impossible aussi d'éviter la pierre angulaire. Ce jour là, le pécheur bute  obligatoirement sur cette pierre qui le brise, cette "pierre que l'on heurte , ce"rocher où l'on trébuche."

Il le brise en deux : le péché, et le pécheur. Le Christ, par sa croix, prend en charge, à la fois le péché qu'il anéantit, et le pécheur dont il fait un juste et qu'il ramène au Père.

Pa la croix , l'homme est devenu impérissable et esprit parfait : il suit Jésus sur le chemin ascendant, le côté  vertical de l'angle. Il n'a pas d'autre issue.

Jésus est le faîte de l'angle, homme et Dieu, le chemin qui mène au Père, et il n'y en a pas d'autres. Le seul chemin possible passe par le faîte de l'angle, et il mène au Père.

 "Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Personne ne va vers le Père sans passer par moi" (Jn 14, 6).

A la semaine prochaine.

Le laboureur te salue.
Par Le Laboureur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /Juin /2009 16:40

 

Jésus en croix attire tous les hommes à lui

"Quand j'aurai été élevé de terre, j'attirerai à moi tous les hommes." (Jn 12, 32)

Que veut dire élevé de terre ? Jean donne la réponse : "Il signifiait par là de quelle genre de  mort, il allait mourir." (Jn 12 , 33)

Cela veut dire que Jésus a été élevé sur la croix le Vendredi Saint pour y mourir. Mais ce même jour et de cette même croix Jésus est monté au ciel. Jésus, le fils de l'homme est mort élevé sur la croix, c'est ce que dit Jean, mais aussitôt le fils de Dieu a été élevé au ciel. Que Jésus soit élevé sur la croix ou au ciel, c'est pareil : ce qui est important, c'est qu'il attire les hommes et les emmène au Père. S'il est monté seul, c'est pour venir nous rechercher. " Je m'en vais, et je reviens vers vous." (Jn 14,28).

Plus important encore est qu'il attire tous les hommes. Le mauvais larron comme le bon, les douze apôtres et pas seulement onze, ceux qui croient et ceux qui ne croient pas, ceux qui désirent le ciel et ceux qui ne le désirent pas. Et cela pose question. Où est la liberté de l'homme ?

 

Liberté de l'homme, liberté de Dieu, prédestination

Dieu a créé l'homme à son image. Dieu est libre, l'homme est libre aussi. L'homme est libre d'aimer Dieu et de ne pas l'aimer; libre de choisir le ciel et donc de le refuser. S'il ne pouvait  refuser le ciel, c'est qu'il ne serait pas libre de le choisir !

Il n'y a aucune commune mesure entre la liberté de Dieu et celle des hommes : celle de Dieu est infinie, celle de l'homme a des limites: elle n'est qu'une image de celle de Dieu.

Si donc la liberté de Dieu est plus grande que celle de l'homme, Dieu est plus libre de faire entrer l'homme au ciel que l'homme de refuser d'y entrer. L'amour de Dieu dépasse sa justice.

L'homme est donc prédestiné. Oui, mais au ciel seulement. Et l'homme acceptera librement le ciel. Jésus a dit : "Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres."  (Jn 8, 32). Et c'est lui qui rend  vraiment libre : " Si c’est le Fils qui vous rend libres, vous serez vraiment libres" (Jn 8, 36).

 

Jésus en croix attire tout à lui

"Quand j'aurai été élevé de terre, je tirerai à moi tous (les hommes )"

La synopse de Lagrange et Lavergne (Gabalda et Cie éditeurs Paris 1942) met "les hommes " entre parenthèses : "(les hommes) ".

Si le traducteur met une parenthèse, c'est que le texte qu'il traduit ne précise pas de façon formelle que Jésus n'attire que les hommes et qu'il est possible de comprendre : "Jésus attire tout à lui."

Si c'est le cas, cela change tout. Cela change le cosmos et cela change jusqu'au sens des étoiles.

 

Le Big-Crunch

En disant : "Que la lumière soit ! Et la lumière fut." (Gn 1, 3), Dieu envoyait le Verbe Lumière créer le monde lumière (cf. art.210). Le Vendredi Saint, si Jésus, du haut de sa croix, attire tout à lui, il attire même les étoiles. Au lieu de s'éloigner toujours, elles reviennent vers un lieu unique : le Calvaire.  Les étoiles tomberont donc sur la terre. C'est les Ecritures qui le disent par la voix de Pierre, de Jean et de Jésus lui-même.

Pierre l'a écrit : "Alors, les cieux disparaîtront avec fracas, les éléments en feu seront détruits ; la terre, avec tout ce qu'on a fait, sera brûlée…Ce jour où les cieux embrasés seront détruits, où les éléments en feu se désagrégeront"  (2P 3,10-12).

Jean l'a vu dans l'Apocalypse : "Les étoiles du ciel tombèrent sur la terre comme lorsqu'un figuier secoué par le vent laisse tomber ses fruits."(Ap. 6, 13)

Jésus lui-même l'a annoncé à ses disciples : "Aussitôt après la détresse de ces jours là, le soleil s'obscurcira, la lune perdra son éclat. Les étoiles tomberont du ciel sur la terre et les puissances célestes seront ébranlées." (Mt 24, 29)

Jésus annonce la fin du monde ! Le contraire de la création !

Le Big-Bang est à la création ce que le Big-crunch est à sa destruction.

Le Verbe est au début de la création, il est aussi à la fin de l'ancienne terre, et à l'origine de la nouvelle. Jésus est l'alpha et l'oméga, le début et la fin.

"Alors, j'ai vu un ciel nouveau et une terre nouvelle, car le premier ciel et la première terre avaient disparu… Et j'ai entendu la voix puissante qui venait du trône divin… Elle disait : Tout est réalisé désormais. Je suis l'alpha et l'oméga, le commencement et la fin"(Ap 21, 1 et 6).

                                                                                                                                

 A la semaine prochaine.

Le laboureur te salue.


Par Le Laboureur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /Juin /2009 16:42

 

Baptême de Jean, baptême de Jésus

"Moi, je vous baptise dans l'eau, pour vous amener à la conversion. Mais celui qui vient derrière moi, …  lui vous baptisera dans  l'Esprit-Saint et le feu. … Alors Jésus… vient à Jean pour se faire baptiser. Jean voulait l'en empêcher et disait : C'est moi qui ai besoin de me faire baptiser par toi, et c'est toi qui viens à moi. Mais Jésus lui répondit : Pour le moment, laisse-moi faire ; c'est de cette façon que nous devons accomplir parfaitement ce qui est juste." (Mt 3, 11-15)

Jésus reçoit le baptême de conversion des mains de Jean, et c'est juste. Pourquoi ? Il n'en a évidemment pas besoin !

Pour comprendre, il faut rappeler que Jésus est Fils de Dieu et qu'il se présente toujours comme " Fils de l'Homme" (cf. art. 220). Jésus, l'envoyé du Père, vient du ciel. Engendré, non pas créé, il a pris sur terre un corps parfait, un corps spirituel dans le sein de la Vierge Marie (cf. art. 219). Par-dessus ce corps-esprit, il a revêtu un corps charnel, pour être, sans avoir jamais péché, le Fils de l'homme pécheur, prenant ainsi en charge le péché de l'humanité entière.

Jésus, Fils de l'homme s'étant chargé du péché du monde, a toutes les raisons de recevoir le Baptême de Jean. C'est ce que dit Jésus à Jean : "C'est de cette façon que nous devons accomplir parfaitement ce qui est juste." (Mt3, 15)

 

Jésus ne baptisait pas lui-même

«A vrai dire, Jésus lui-même  ne baptisait pas, c'était ses disciples qui baptisaient.» (Jn 4, 2)

Jésus donne procuration pour baptiser en son nom. C'est ce qu'il fait encore au moment de quitter la terre. Il dit :

"Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit." (Mt28, 19). Les disciples en baptisant au nom de Jésus intronisent les nouveaux disciples dans son Eglise, comme les nouveau-nés sont intronisés dans la communauté juive par la circoncision. Paul le dit : "C'est en lui que vous avez reçu la vraie circoncision." (Col. 2, 11)

 

Le sacrement du baptême

L'Eglise a fait de ce baptême par procuration, un sacrement, c'est à dire un signe du baptême que donne Jésus lui-même.

Se référant au concile de Trente ( DS 1605 et 1606), le catéchisme de l'Eglise catholique dit : "Les sacrements confèrent la grâce qu'ils signifient." (1127)

Le sacrement du baptême est le signe d'un autre baptême, et cet autre baptême  confère la grâce : c'est lui qui sauve.

 

Le baptême dans l'Esprit-Saint et dans le feu est la croix

Jean Baptiste a dit :

"Lui, vous baptisera dans l'Esprit-Saint et le feu." (Mt3,11)

Jésus a dit : "Je suis venu apporter un feu sur la terre et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! Je dois recevoir un baptême et comme il m’en coûte d’attendre qu’il soit accompli." (Lc 17, 49-50)

Ce baptême de feu, Jésus le reçoit dans la mort - ce n'est plus un baptême par procuration -, et c'est dans la mort qu'il le donne. Il le dit à Jacques et à Jean qui demandaient pour eux la première place au ciel : "Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire, recevoir le baptême dans lequel je vais être plongé ? Ils lui disaient : Nous le pouvons. Il répond : La coupe que je vais boire, vous y boirez ; et le baptême dans lequel je vais être plongé, vous le recevrez." (Mc 10, 38-39)

Jésus nous donnera le baptême de feu lors du rendez-vous qu'il nous a fixé à la porte du paradis. Il est la porte par laquelle nous devons passer à notre mort, pour aller au Père. C'est ce baptême qui sauve :

"Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé."(Mc 16, 16)

"Moi, je suis la porte. Si quelqu'un entre en passant par moi, il sera sauvé." (Jn 10, 9)

Quand nous verrons, en pleine lumière, Jésus, Esprit de vérité, à la porte du paradis, nous croirons librement en lui. Il nous donnera alors lui-même le baptême dans l'esprit et le feu : le baptême qui sauve.

En mourant sur la croix, Jésus reçoit le vrai baptême qu'il nous donnera quand nous mourrons.

 

A la semaine prochaine.

Le laboureur te salue.
Par Le Laboureur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /Juin /2009 16:44

La gloire du Fils de l'homme

Avant de mourir, Jésus, demande au Père :

"Donne-moi la gloire que j'avais auprès de toi avant le commencement du monde." (Jn 17, 5)

Le Fils de l'homme qu'il était alors portait le péché du monde, sans gloire. Au commencement, il avait la gloire du Fils de Dieu. En mourant sur la croix, Jésus est vainqueur du péché. Le Fils de l'homme est mort ; le revêtement est mort ; il ne cache plus le Fils de Dieu qu'il recouvrait (cf.art. 220). Le Fils de Dieu retrouve ainsi toute la gloire qu'il avait auprès du Père avant le commencement. Jésus a sauvé le monde dans les souffrances et la mort du Fils de l'homme. Jésus, le dit aux disciples d'Emmaüs : "Ne fallait-il pas que le Messie souffrit tout cela pour entrer dans sa gloire."(Lc 24, 26)

Les hommes sauvés sont la gloire de Jésus : "Je trouve ma gloire en eux. " (Jn 17, 10)

Jésus veut que tous les hommes contemplent sa gloire : "Je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, et qu'ils contemplent ma gloire." (Jn 17, 24)

Jésus va plus loin : il donne sa gloire aux hommes : "Je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée, pour qu'ils soient un comme nous sommes un, moi en eux et toi en moi." (Jn 17, 22)

Jésus donne sa gloire aux hommes, à sa façon, pas à la façon des hommes.

La gloire à la façon des hommes : la demande des Fils de Zébédée

"Jacques et Jean, les Fils de Zébédée, s'approchent de Jésus et lui disent : Maître, nous voudrions que tu exauces notre demande. Il leur dit : Que voudriez-vous que je fasse pour vous ? Ils lui répondirent : Accorde-nous de siéger, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche dans ta gloire. Jésus leur dit : Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire, recevoir le baptême dans lequel je vais être plongé ? Ils lui disaient : Nous le pouvons. Il répond : La coupe que je vais boire, vous y boirez ; et le baptême dans lequel je vais être plongé, vous le recevrez. Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, il ne m'appartient pas de vous l'accorder, il y a ceux pour qui ces places sont préparées." (Mc 10, 35-40)

Les Fils de Zébédée n'ont pas obtenu ce qu'ils ont demandé : ils voulaient la gloire à leur façon. Ils ne savaient pas ce qu'ils demandaient. S'ils avaient connu la façon de Dieu, ils auraient eu moins d'ambition.

La gloire donnée à la façon de Dieu : la gloire des larrons

Zacharie eut une vision :

…"L'ange qui me parlait revint m'éveiller comme un homme qu'on doit tirer de son sommeil. Il me demanda : Que vois-tu ? J'ai une vision : je vois un chandelier tout en or, muni d'un réservoir à la partie supérieure et, tout en haut, de sept lampes et de sept becs pour ces lampes ; à ses côtés, deux oliviers, l'un à droite du réservoir et l'autre à gauche.

Je repris et demandai à l'ange qui me parlait : Qu'est-ce que cela représente ? … Il reprit et me dit : Ces sept lampes représentent les yeux du Seigneur ; ils inspectent toute la terre. Je repris et lui demandai : Que représentent ces deux oliviers à droite et à gauche du chandelier ? … Que représentent ces deux branches d'olivier qui, par le moyen de deux conduits en or, déversent leur huile dorée ? Il me dit … Ce sont les deux hommes désignés pour l'huile, ceux qui se tiennent devant le maître de toute la terre."(Za  3, 1- 4, 13)

Ces hommes désignés pour l'huile qui se tiennent l'un à droite, l'autre à gauche de la croix du Christ, sont les deux larrons. Ils sont désignés pour l'huile : ils n'ont choisi, ni leur place, ni leur fonction. Ils sont les prophètes choisis par Dieu. Ils ont choisi de vivre en larrons, ils ont refusé de croire et d'aimer, mais ils sont désignés pour être à la droite et à la gauche du maître du monde, ils sont désignés pour l'huile qui oint les prophètes et les rois.  Jésus en croix les fait prophètes ; devenus prophètes, ils font les rois : ils oignent "Jésus le Nazaréen, Roi des juifs."

C'est écrit dans l'Apocalypse

"Je donnerai à mes deux témoins de porter le message prophétique… Ce sont eux, les deux oliviers, les deux chandeliers,  qui se tiennent debout devant le Seigneur de la terre. … Leurs cadavres resteront sur la place. …C'est bien là que le Seigneur a été crucifié …   L'Esprit de vie, qui vient de Dieu, est entré en eux et ils se sont dressés sur leurs pieds… et les deux témoins ont entendu une voix puissante venant du ciel qui leur disait : Montez  jusqu'ici ! Ils sont montés au ciel dans la nuée. …Et à cette heure-là, il y eut un grand tremblement de terre. "   (Ap. 11, 3-13)

Les larrons, "les deux oliviers, les deux chandeliers,  qui se tiennent debout devant le Seigneur de la terre", décrits dans l'Apocalypse sont les deux oliviers annoncés par Zacharie, les deux hommes désignés pour l'huile, ceux qui se tiennent devant le maître de toute la terre."(Za 3, 1- 4, 13)

Dieu leur a dit : "Montez  jusqu'ici ! Ils sont montés au ciel dans la nuée."

Jésus a dit au "bon" larron : "Amen, je te le déclare : Aujourd'hui même tu seras dans le paradis" (Lc 23, 43). Il n'a rien dit au "mauvais", mais ils sont tous les deux montés au ciel dans la gloire : " Ils sont montés au ciel dans la nuée. …Et à cette heure-là, il y eut un grand tremblement de terre."

A la semaine prochaine.

 Le laboureur te salue.

Par Le Laboureur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Du Neuf Dans La Bible

  • : L'auteur fait une lecture nouvelle des Evangiles et de la Bible. Jésus, le Christ, Fils de l'homme et Fils de Dieu, n'est ni l'homme ni le Dieu d'une religion. Il est l'Homme et le Dieu de l'humanité, reconnu Dieu par les chrétiens et homme par les autres. Le Christ a une dimension cosmique. Non ! Le cosmos a une dimension christique et trinitaire. Ce blog réconcilie foi et science et n'a d'autres références que les Evangiles et la Bible. Oui il y a du neuf dans la Bible.
  • : DuNeufDansLaBible
  • DuNeufDansLaBible
  • : création mort Religions Bible esprit Culture
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • : 05/05/2008

Recommander

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés