Du neuf dans la Bible

Du Neuf dans la Bible


Je m'appelle René George, et je signe "le laboureur" à cause de l'origine grecque de mon nom. Ge, la terre, et Ergon, le travail ont fait de moi le travailleur de la terre, le laboureur.
 

Arrivé à la retraite, j'ai été catéchiste. J'ai étudié puis enseigné pendant huit ans le dogme catholique aux élèves de sixième de ma paroisse, Saint Epvre de Nancy. J'ai ensuite fait partie de l'équipe d'aumônerie de l'Hôpital central de Nancy. Au chevet des souffrants et des mourants, j'ai vu l'Esprit Saint travailler en direct, et j'ai perçu le fossé séparant l'espérance des malades et l'enseignement de l'Eglise catholique. 

Un jour, un malade m'a dit : "Ce que j'attends de vous, c'est l'Evangile." Alors, je me suis plongé dans l'Evangile et, un jour, je me suis arrêté sur le passage de Matthieu : "Tout scribe, devenu disciple du Royaume, est comme un maître de maison qui tire de son trésor de l'ancien et du neuf." (Matth. 13, 52).

Le Seigneur m'a dit : " Ce n'est pas toi qui me choisis, c'est moi qui te choisis.  (Jean 15, 16).

Je te choisis comme scribe. Tu chercheras, en maître de maison, l'ancien qui est dépassé et le neuf qui n'est pas encore découvert dans la Bible où je me suis révélé. Je te dirai quoi lire et comment le comprendre, et toi, en bon scribe, tu écriras ce que tu as compris.Si tu comprends de travers, ce n'est pas grave, tu es un homme et un jour ou l'autre, tu te tromperas, mais n'aie pas peu

Le Seigneur m'a dit : " Ce n'est pas toi qui me choisis, c'est moi qui te choisis.  (Jean 15, 16).

Je te choisis comme scribe. Tu chercheras, en maître de maison, l'ancien qui est dépassé et le neuf qui n'est pas encore découvert dans la Bible où je me suis révélé. Je te dirai quoi lire et comment le comprendre, et toi, en bon scribe, tu écriras ce que tu as compris.Si tu comprends de travers, ce n'est pas grave, tu es un homme et un jour ou l'autre, tu te tromperas, mais n'aie pas peur (Matth. 17, 7), je serai avec toi (Matth. 28, 20), mon Esprit te guidera (Jean  16, 13).  Je t'envoie dans le monde (Jean 17, 18), parmi les hommes :


 

" Je collerai ta langue à ton palais ; tu seras muet..., mais quand je parlerai, j'ouvrirai ta bouche et tu leur diras : Ainsi parle le Seigneur : qui veut écouter qu'il écoute ; qui ne veut pas écouter qu'il n'écoute pas. (Ezéchiel 3, 25-27)

"Ne crains pas ... Sois fort ! (Daniel 10, 19)

"La multitude sera perplexe, mais la connaissance avancera." (Daniel 12, 4)

Que répondre ? Ce n'est pas moi qui ai choisi !

Alors, j'ai demandé, et je demande, tous les jours à l'Esprit Saint de m'éclairer, et tous les jours, il m'inonde de sa lumière. Puis-je la mettre sous le boisseau ? (Matth. 5, 15)

Suis-je inondé de lumière ? Ou suis-je un illuminé ?

Libre à vous d'en décider, mais après avoir demandé l'aide de l'Esprit, car il a toujours le dernier mot. Lui seul est Vérité. (Jean 14, 6)

Vendredi 12 septembre 2008 5 12 /09 /Sep /2008 11:05

"Parce que tu m'as vu, tu crois." (Jean20, 29 )

Croire en Dieu, l'invisible ?

Il est raisonnable de croire à ce qu'on voit. Il n'est pas pour autant déraisonnable de croire à l'invisible. Croire à l'invisible a pour nom la foi. La foi n'est ni raisonnable, ni déraisonnable : elle n'est pas dans le registre de la raison. Elle est don de Dieu : "C'est bien par la grâce que vous êtes sauvés. Cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu." (Eph.2, 8)

Si nous ne croyons pas au Dieu invisible, nous croirons au Dieu visible quand il se montrera.

Croire sans voir

Thomas n'a pas cru avant de voir. Aucun témoin de la résurrection n'a cru avant d'avoir vu. Les apôtres ont jugé délirants, les propos des femmes qui avaient vu : "Ces propos leur semblèrent délirants, et ils ne les croyaient pas" (Luc 24, 11)

A Thomas, Jésus a dit : "Heureux ceux qui croient  sans avoir vu." (Jean 20, 29 ) Il n'a pas dit "Malheureux  ceux qui n'ont cru qu'après avoir vu." Il nous dit même de ne pas croire n'importe qui ni n'importe quoi :"Il surgira de faux messies et de faux prophètes, ils produiront des signes grandioses et des prodiges au point d'égarer même les élus, si c'était possible." (Matth 24, 24)

Thomas n'a pas refusé de croire : il a refusé de croire sans voir, sans preuve. "Si je ne vois pas dans ses mains les marques des clous, si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas" (Jean,XX,21). Jésus a répondu à sa demande : il s'est montré à lui.

La "bonne foi"

Chacun croit en ce qu'il a vu. Les hébreux ont vu les prophètes dans l'Ancien Testament, ils ont cru aux prophètes. Les chrétiens ont vu Jésus dans l'Evangile, ils ont cru en Jésus. Les musulmans ont vu Allah dans le Coran, ils ont cru en Allah. Les protestants n'ont pas vu Jésus dans l'Eglise temporelle, ils sont revenus aux Ecritures où ils le voyaient, et ils croient au Jésus des Ecritures. Certains n'ont rien vu, ils ne croient à rien. Chacun a vu - ou n'a pas vu - une image différente du même Dieu. Il sera sauvé s'il est de bonne foi, car c'est Dieu qui sauve… ,  mais pas sans notre confiance.

La foi sauve

C'est Jésus en croix qui sauve tous les hommes, mais il ne peut les sauver sans leur accord. Il les a créés libres, et il les laisse libres. Quand ils refusent leur confiance au nom de la raison, il leur montrera les bonnes raisons de croire, et ils croiront librement.

Nous verrons et nous croirons

Pour croire en Dieu, il faut le rencontrer. Si nous ne l'avons pas encore rencontré, nous le rencontrerons lors du rendez-vous qu'il nous a fixé. Il nous a donné le lieu, la porte du paradis (Jean X, 9), mais pas l'heure (Luc 12, 40). Nous rencontrerons Jésus à l'heure de notre mort, à la porte du paradis.

Tous, nous mourrons ; tous nous verrons les cieux ouverts, selon la parole de Jésus :

"Amen, Amen, je vous le dis : vous verrez les cieux ouverts avec les anges de Dieu qui montent et descendent au-dessus du fils de l'homme." (Jean I,  48-51)

Job l'avait pressenti :

"Je sais bien… qu'après qu'on aura détruit cette peau qui est la mienne, c'est bien dans ma chair que je contemplerai Dieu. C'est moi qui le contemplerai, oui, moi ! Mes yeux le verront…"(Job 19, 25-27)

Etienne l'a vu :

" Voici que je contemple les cieux ouverts : Le Fils de l'homme est debout à la droite de Dieu." (Actes 7, 56)

Comme Etienne, nous verrons, et comme Job, nous dirons :

"Je ne te connaissais que par oui-dire, maintenant mes yeux t'ont vu. Aussi, j'ai horreur de moi et je me désavoue sur la poussière et sur la cendre. (Job  42, 3-6).

Dès lors, nous deviendrons tous, fils de Dieu. C'est Jean qui le dit :

"Lorsque le Fils de Dieu paraîtra, nous deviendrons semblables à lui parce que nous le verrons tel qu'il est." (I Jean 3, 2)

Yahvé, Allah, Jésus… et les autres, sont des images du même Dieu. Au moment de mourir, ce n'est plus une image que nous verrons, nous verrons Dieu lui-même.

Ceux qui croient au Christ sans l'avoir vu, doivent faire voir qu'ils croient tous au même Christ, qu'ils sont un : 

" Que leur unité soit parfaite ; ainsi le monde saura que tu m'as envoyé. (Jean 17,23)

A la semaine prochaine.

Le laboureur te salue.

Par Le Laboureur
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Vendredi 19 septembre 2008 5 19 /09 /Sep /2008 09:46

Thomas a demandé à voir Jésus ressuscité avant de croire. Jésus répondit à sa demande : huit jours plus tard, Thomas voyait le ressuscité et croyait. (Jean 20, 19-29)

Et nous ! Quand verrons-nous ? Que verrons-nous ? Qui verrons-nous ?

A l'heure de notre mort, nous verrons Jésus, pasteur, passeur et porte  

"Celui qui entre par la porte, c'est lui le pasteur, le berger des brebis. Le portier lui ouvre et les brebis entendent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par leur nom, et il les fait sortir… et elles le suivent." (Jean 10, 2-3)

Jésus, le bon pasteur, nous fait sortir de la vie terrestre, en nous appelant par notre nom  ; il nous présente au portier qui lui ouvre et laisse passer avec lui les brebis que nous sommes.

"e suis la porte des brebis. … Si quelqu'un entre en passant par moi, il sera sauvé."(Jean 10, 7-9 )

Jésus est, à la fois  le pasteur, le portier et la porte des brebis. Il nous fait quitter la terre, et nous mène au ciel. Nous ne pouvons manquer de le voir et de le suivre à l'heure de notre mort.

 

A l'instant de la mort, nous verrons, nous verrons les cieux ouverts

Nous verrons les cieux ouverts, comme Jésus l'a promis à Natanaël :

"Je te dis que tu étais sous le figuier, et c'est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. Et il ajoute : Amen, amen, je vous le dis : vous verrez les cieux ouverts, avec les anges de Dieu qui montent et qui descendent au-dessus du Fils de l'homme." (Jean 1, 50-51)

En mourant, nous verrons les cieux ouverts, comme Etienne les a vus en mourant  :

"Etienne, rempli de l'Esprit Saint regardait vers le ciel ; il vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu. Il déclara : Voici que je contemple les cieux ouverts : Le fils de l'homme est debout à la droite de Dieu." (Ac VII, 55-56)

 

A l'instant de la mort, nous verrons Jésus dans la lumière du transfiguré

"Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, son frère, et il les emmène, à l'écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux. Son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière… Jésus s'approcha, les toucha et leur dit : Relevez-vous et n'ayez pas peur ! Levant les yeux, ils ne virent plus que lui, seul." (Matth 17,1-8)

Pierre, Jacques et Jean ont vu le Jésus visible, la lumière visible. C'est ce Jésus, lumière visible avec "un visage brillant comme le soleil", et "des vêtements, blancs comme la lumière" que nous verrons, à l'instant de notre mort. Eclairés par ce Jésus-lumière visible, nous serons, avec notre corps de chair, obligés de reconnaître celui dont nous mettions en doute l'existence. Impossible désormais de ne pas croire librement.

 

A l'instant de la renaissance, nous verrons la Lumière invisible

Entrer dans le Royaume, c'est renaître, a dit Jésus à Nicodème (Jean 3, 3). En un instant, nous abandonnerons notre corps de chair et endosserons un corps-esprit, et Jésus se révélera à nous Esprit-Lumière invisible.

Nous connaîtrons le Verbe, la Lumière invisible, proclamée par Jean dans son prologue : "En lui était la vie et la vie était la lumière des hommes." (Jean 1, 4)

 

A l'instant de la renaissance, nous verrons la demeure de Dieu avec les hommes

A l'instant de notre mort, Jésus fait, de chacun de nous, des hommes nouveaux. Nous verrons Dieu au ciel entourés de tous les hommes nouveaux : nous verrons "la demeure de Dieu avec les hommes" (Ap. 21, 3).


A la semaine prochaine.

Le laboureur te salue.

 

Par Le Laboureur
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Vendredi 26 septembre 2008 5 26 /09 /Sep /2008 10:26


"
L'ange Gabriel fut envoyé par Dieu... à Nazareth, à une vierge, accordée en mariage à... Joseph ; le nom de la jeune fille était Marie. L'ange entra chez elle et dit : Je te salue, Comblée de grâce, le Seigneur est avec toi. ... L'ange lui dit alors : Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé le Fils du Très-Haut... Marie dit à l'ange : Comment cela se fera-t-il puisque je suis vierge ? L'ange lui répondit : L'Esprit Saint viendra sur toi et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; ç'est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé le Fils de Dieu. Et voici qu'Elisabeth, ta cousine a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse alors qu'on l'appelait la femme stérile. Car rien n'est impossible à Dieu. Marie dit alors : Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta Parole. " (Luc 1, 26-37)
       

 Marie, Vierge  accordée en mariage

Au temps de Jésus une femme n'existait qu'à travers son mari. La virginité dans le mariage était le moyen pour la femme, et aussi pour l'homme, de consacrer sa vie à Dieu.

Marie, vierge fiancée à Joseph a décidé de rester vierge. A l'annonce de la maternité, elle pose la question : "Comment cela se fera-t-il puisque je suis vierge ?"

En décidant de sa virginité, Marie avait dit un oui définitif à Dieu. Sa réponse à l'ange n'est que la confirmation de ce oui. Réponse libre.


Marie conceptrice

Le jour de l'Annonciation est le jour de la conception de Jésus :

"L'Esprit Saint viendra sur toi et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi celui qui va naître…"

L'annonciation annonce la conception de Jésus et les concepteurs sont nommément désignés : La Vierge et la puissance du très-haut :

 "Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils… La puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre"

La conception est l'action de concevoir ; le conçu est le fruit de la conception et des concepteurs. Le conçu porte le nom des concepteurs : Jésus, Fils de Dieu, Fils de Marie.

Jésus est l'Immaculée Conception

La conception fait normalement d'une vierge, une mère dans la perte de sa virginité. Les jeunes maris orientaux tiennent tellement  à la virginité de leurs épouses avant mariage qu'aujourd'hui encore, ils en exigent la preuve matérielle apportée par la tache, témoin du premier rapport. Cette tache est témoin.

La conception de Jésus s'est réalisée sans tache, dans la virginité : elle est immaculée conception. Jésus est le fruit de cette conception : c'est lui l'Immaculée Conception. Marie est la conceptrice, "Comblée de grâces".

Que Marie soit aussi le produit d'un rapport virginal et non maculant entre ses parents, c'est possible, mais ce n'est pas une vérité révélée dans les Ecritures ! Seulement ce que Bernadette a compris de la vérité qui lui était révélée.


Ambiguïtés

Le dogme fait la différence entre Immaculée Conception et Virginité de Marie. L'immaculée Conception est le privilège de Marie d'être née sans le péché originel ; la virginité est le privilège de Marie de rester Vierge dans la maternité.

L'ambiguïté est telle que le commun des mortels ne s'y retrouve pas, et que la raison n'y trouve pas son compte.

Autre ambiguïté ! La conception se fait-elle dans le péché originel ? Dans le péché tout court ? Evidemment non, quand il y a conception dans le mariage. Mais quand il n'y a pas conception dans le mariage, y a-t-il péché ? Que d'ambiguïtés !

La loi de Dieu est pourtant si simple ! L'amour se donne et se reçoit ; l'amour est liberté. Liberté, pas licence : tout n'est pas permis.(cf. ch. 17)

Nés dans le péché ou non, dans l'amour ou dans la licence, dans le mariage ou hors mariage, les enfants nés de l'union d'un homme et d'une femme, les enfants désirés, acceptés, imposés, mal-aimés, rejetés ou exploités, tous sont nés à l'image de Dieu. Tous sont déjà enfants de Dieu. Les enfants de la licence et du viol sont aussi des images de Dieu, nés de Dieu :

"Ils ne sont pas nés de la chair et du sang ni d'une volonté charnelle, ni d'une volonté d'homme : ils sont nés de Dieu." (Jean 1, 13)

Toutes les femmes conçoivent dans la tache conceptrice : seule Marie est l'immaculée conceptrice. Tous les hommes naissent dans la tache conceptrice, seul de tous les hommes Jésus est né sans tache conceptrice.

Jésus est l'immaculée conception, Marie l'immaculée conceptrice.

A la semaine prochaine.
Le laboureur te salue.


Par Le Laboureur
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Mercredi 1 octobre 2008 3 01 /10 /Oct /2008 08:53

"L'Esprit-Saint viendra sur toi et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; ç'est pourquoi celui qui va naître sera saint." (Luc 1, 35)

Le Fils de l'homme est né de la Vierge Marie. Il a pris un corps d'homme dans le sein de la Vierge Marie.

Bizarres,  ces comportements du Fils de l'homme

Jésus se présente, avant sa résurrection, comme le Fils de l'homme, mais n'en a pas toujours le comportement :

"Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer."( Matth 14, 25)

Un jour, il dit à ses disciples :

"Parmi ceux qui sont ici, certains ne connaîtront pas la mort avant d'avoir vu le Fils de l'homme venir dans son règne." (Marc. 9, 1)

Et, six jours après, "Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean… Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière." (Matth17, 1-2)

Son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière : Bizarres, ces comportements pour un vrai homme, né d'une vraie femme !

Après la résurrection, il ne se présente pas aux disciples d'Emmaüs comme Fils de l'homme. Il dit seulement :

" Ne fallait-il pas que le Messie souffrit tout cela pour entrer dans la gloire ?" (Lc 24, 26)

Après la pèche miraculeuse, il dit aussi  :

"C'est bien ce qui était annoncé par l'Ecriture : les souffrances du Messie, sa résurrection…" (Luc 24, 46)

Ce Messie apparaît dans la maison aux portes verrouillées :

"Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient… Jésus vint, et il était là au milieu d'eux." (Jean 20, 19)

Marie aurait-elle donné naissance à un homme différent des autres ?

Le corps du Christ est Esprit : il ne vient pas de la terre

" Engendré, non pas créé" dit le Credo.

Jésus n'a pas été créé comme Adam avec de la poussière du sol ; il vient du ciel, et prend, dans le sein de Marie, un corps qui vient du ciel, un corps d'homme parfait, un corps que Paul appelle un corps spirituel :

"Le premier Adam était un être humain qui avait reçu la vie ; le dernier Adam - le Christ – est devenu l'être spirituel qui donne la vie. … Pétri de terre, le premier homme vient de la terre ; le deuxième homme, lui, vient du ciel." (1 Cor. 15,45-47)

Jésus, Fils de Dieu et de Marie, a un corps immatériel,  spirituel qui passe les portes verrouillées.

Marie, Vierge  et Mère

Marie, "Comblée de grâces", a donné à Jésus un corps parfait : esprit. Sa conception est esprit ; sa maternité est esprit ; l'enfant conçu est esprit ; son corps est esprit.

L'Esprit franchit les portes verrouillées ; celles des maisons, comme celle de la virginité ; celle de la conception, comme celle de la maternité.

Marie était vierge à l'Annonciation : elle l'est restée après Noël. Elle a donné à Jésus un corps parfait, un corps spirituel, qui franchit les portes verrouillées.

Marie vierge a souffert les douleurs de l'enfantement

Fille d'homme et mère d'homme, Marie a connu les douleurs de l'enfantement comme toutes les femmes.

"Un signe grandiose apparut dans le ciel : une Femme, ayant le soleil pour manteau... et sur la tête une couronne de douze étoiles. Elle était enceinte et elle criait, torturée par les douleurs de l'enfantement." (Apo 12, 1- 2)

Joseph, seul témoin de la virginité de Marie

De nombreux témoins ont vu l'enfant-né : les bergers, les anges, les mages… Un seul témoin a vu l'enfant naître : Joseph. Un témoin muet ! Pas une parole de lui n'est rapportée dans les Evangiles ; Joseph n'est pas l'homme de la parole. Il est l'homme de l'écoute, l'homme des messages, l'homme de l'action. Après un songe, il prend Marie, enceinte par l'Esprit, chez lui ; dans l'étable de Bethléem, il assiste à la naissance de Jésus-Esprit ; lui seul connaît la virginité de la vierge ; lui seul connaît les douleurs de l'enfantement de Jésus.

Il n'en a jamais rien dit.

A la semaine prochaine.

Le laboureur te salue.

Par Le Laboureur
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Vendredi 10 octobre 2008 5 10 /10 /Oct /2008 08:22

"La foule lui répliqua : … Comment peux-tu dire : Il faut que le Fils de l'Homme soit élevé ? Qui est donc ce Fils de l'Homme ?" (Jean 12, 34)

Nous aussi, nous posons la question : Qui est donc ce Fils de l'Homme  qui doit être élevé ?

De quel homme, Jésus est-il le Fils ?

 

Jésus est Fils de la femme

Il eut été normal que Jésus se présente comme le Fils de la femme : Marie est sa mère alors que Joseph n'est pas son père. Jésus n'est pas le Fils de Joseph : il est le Fils de Dieu. L'ange l'a dit à Marie (Luc 1, 35) et à Joseph :

"L'enfant qui est engendré en elle vient de l'Esprit." (Matth 1, 20)

Joseph ne donne à Jésus qu'une filiation légale pour les registres de César Auguste (Luc 2, 1-2), et pour les généalogies officielles :

"Il était considéré comme le fils de Joseph,  fils d'Eli, …, fils de David, …fils d'Abraham, …fils de Noé, …fils d'Adam, …fils de Dieu " (Luc 3, 23)

"Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus…" (Matth 1, 16)

Alors Fils de quel homme ?

 

Fils d'Adam

Jésus est Fils de David (2 Samuel 7, 13). Il est surtout le fils d'Adam, légalement  par Joseph, et génétiquement par Marie. fille de Joachim, forcement fils d'Adam. 

Jésus est Fils de l'homme Adam.

                                                                       

Jésus est Fils de l'humanité entière

Jésus est Fils d'Adam et d'Eve, la Vivante :

 "L'homme appela sa femme du nom d'Eve - c'est à dire  La Vivante -, car c'est elle qui a été la mère de tout vivant." (Gen. 3, 20)

Eve est la mère de tout Vivant : elle est la mère de l'humanité entière, de Jésus en particulier. Jésus est Fils de Marie et Fils d'Eve. Par les femmes, Jésus est fils de l'humanité. Par son Père, et par  Adam, il est Fils de Dieu.

Marie est mère de Jésus et l'humanité entière est mère de Jésus. Marie représente l'humanité entière. Jésus le dit :

"Alors arrivent sa mère et ses frères. Restant au dehors, ils le font demander. Beaucoup de gens étaient assis autour de lui ; et on lui dit : Ta mère et tes frères sont là dehors qui te cherchent. Mais il leur répond : Qui est ma mère ? Qui sont mes frères ? Et parcourant du regard ceux qui étaient là en cercle autour de lui, il dit : Voici ma mère et mes frères. " (Marc 3, 31-35)

L'identité de la mère de Jésus importe peu. L'important est le Père. Jésus le fait durement sentir à Marie qui recherchait son Fils perdu depuis deux jours :

"C'est chez mon Père que je dois être." (Luc2, 49)

 

Jésus corps spirituel a revêtu un corps de chair

"Et le Verbe s'est fait chair." (Jean 1, 14)

Recevant directement un corps-esprit, Jésus n'aurait pas dû être soumis aux contraintes du corps charnel. Il n'aurait dû connaître ni la tentation, ni la souffrance, ni les larmes, ni la mort. Comme tous les hommes pourtant, il a été tenté (Matth 4, 1-11 ), il a souffert, a connu les larmes (Jean 11, 35 ) et il est mort.

Jésus s'est vraiment fait chair : chair matière, pas chair esprit ; il a assumé toutes les contraintes de l'homme charnel.

Pour bénéficier du salut, l'homme doit revêtir le Christ. Paul dit :

"Revêtons-nous pour le combat de la lumière… Revêtez le Seigneur Jésus-Christ." (Rom. 13, 12-13)

Pour participer au repas de noce, il nous faut revêtir la robe nuptiale, symbole du Christ :

" Mon ami, comment es-tu entré ici sans avoir le vêtement de noce ? " (Matth. 21, 12)

De même, Jésus s'est revêtu de l'homme charnel par-dessus son corps esprit ; Il porte la chair et le péché de l'homme ; il porte l'humanité entière et ses limites. Cette humanité charnelle colle à sa peau spirituelle.

Ce vêtement visible marche sur les eaux, peut briller comme le soleil et franchir les portes verrouillées.

 

Le Fils de l'homme est le sauveur du monde

Le Fils de l'homme est mort sur la croix, et, en même temps que lui, est mort le péché et la mort elle-même.

 

A la semaine prochaine

Le laboureur te salue
Par Le Laboureur
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Vendredi 17 octobre 2008 5 17 /10 /Oct /2008 11:50

"Voici les noces de l'Agneau. Son épouse a revêtu ses parures, Dieu lui a donné un vêtement en fin tissu de lin, pur et resplendissant, qui est la sainteté des justes."( Ap. 19, 7-8)

Qui est donc l'époux et l'épouse de ces noces ?

L'Agneau, l'époux, est évidemment le Christ, le Fils de Dieu, offert comme un agneau, en sacrifice sur la croix. Quant à l'épouse, Paul la désigne nommément : c'est l'Eglise :

"Vous, les hommes, aimez votre femme à l'exemple du Christ : il a aimé l'Eglise, il s'est livré pour elle … cette Eglise, resplendissante, sans tache, ni ride, ni aucun défaut ; il l'a voulait sainte et irréprochable." (Eph.5, 25 et 27)

Pas si simple ! Il y a, en effet, des contradictions dans les Ecritures.

Les fiancés de l'Ancien Testament

"Le Seigneur dit à Osée : Va, prends-toi une femme se livrant à la prostitution, et des enfants de prostitution, car le pays ne fait que se prostituer en se détournant du Seigneur." (Osée 1, 2)

Osée eut trois enfants de Gomer, la prostituée : Izréël - c'est à dire, selon l'étymologie,  Dieu sème -, Lo-Rouhama, - c'est à dire,  Non aimée -, et Lo-Amni - c'est à dire,  Celui qui n'est pas mon peuple.

Gomer, c'est Eve, la mère de tous les vivants, qui s'est prostituée en désobéissant à Dieu pour suivre  le démon tentateur, le diable. Les enfants de la prostitution sont Israël qui a adoré le veau d'or, et les nations mal-aimées, les adorateurs des Baal et de Belzébuth (Baal-zébuth), les "Pas mon peuple".

Osée, le prophète et le scribe, parle au nom du Seigneur. Il dit :

"Faites un procès à votre mère… car elle n'est pas ma femme et moi je ne suis pas son mari… Ses enfants, je ne les aimerai pas, car ce sont des enfants de prostitution… Maintenant, je vais dévoiler sa honte auprès de ses amants… elle courait après ses amants et moi, elle m'oubliait ! (Osée 2, 4-15)

La prostituée n'a pas de mari, et ses enfants pas de père.  Qui connaît le père des enfants de la prostituée ?

Le Seigneur Dieu n'est pas le mari de la prostituée et les enfants de la prostituée ne sont pas ses enfants. Et pourtant ! Dieu va séduire la prostituée et en faire sa fiancée:

"Eh bien, c'est moi qui vais la séduire… et je parlerai à son cœur…. Je te fiancerai à moi pour toujours, par la justice et le droit, l'amour et la tendresse…. Et tu connaîtras le Seigneur…" (Osée,2, 16-22)

Le Seigneur Dieu séduit la prostituée, aime ses enfants et les rassemble en un sel peuple :

"J'aimerai Lo-Rouhama, et je dirai à Lo-Ammi :Tu est mon peuple."(Osée 4, 25)

Le fiancé des noces n'est pas l'Agneau, et la fiancée n'est pas l'Eglise. Le Père, en effet, n'a pas encore révélé le Fils et le Fils n'a pas encore bâti son Eglise.

Osée, le prophète, séduit sa prostituée à la manière du fiancé du Cantique des cantiques :

"Que tu es belle, ma compagne… Tu es un jardin verrouillé, ma sœur, ô fiancée !" (Cantique 4, 1 et12)

Jardin verrouillé ! Allusion au paradis terrestre d'où Eve, la pécheresse, a été chassée ? Ou allusion à la virginité de Marie ?

Marie, épouse de l'Esprit

"L'Esprit-Saint viendra sur toi et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre." (Luc 1, 35)

L'ombre du Père, son esprit, a couvert la virginité de Marie, et en a fait son époux. Le Saint-Esprit, est l'époux de Marie, la nouvelle Eve.

Alors, qui est l'époux ?

Dieu le Père de l'Ancien Testament ? Dieu le Fils de l'Apocalypse ? Ou L'Esprit qui a couvert Marie ?

La réponse est dans cette triple question, et elle est une. Dieu est un en trois personnes : le Père, le Fils et l'Esprit.

Dieu est Trinité ; Dieu est Amour.  Le fiancé des noces est le Dieu Trinité : Père, Fils et Esprit.

Qui est l'épouse ?

Dieu n'a qu'un Fils qui s'est incarné sous le nom de Jésus. Dieu a choisi comme mère de son Fils, Marie la Vierge. Jésus, fait homme, avant de mourir sur la croix  a fait de sa mère Marie, la mère de tous les hommes :

" Il dit au disciple : Voici ta mère." (Jean 19, 27)

Dieu en épousant Marie a fait de tous ses enfants ses propres enfants. La croix fait de nous des enfants de Dieu.

De quelle noce s'agit-il ?

Dieu a épousé Marie. Le Jour de l'Annonciation est le jour des noces. La nuit de noce, Marie, l'immaculée conceptrice a conçu l'Immaculée Conception (cf.ch. 23). La noce, c'est l'Annonciation ; c'est l'Immaculée Conception ; c'est l'annonce de l'incarnation ; c'est Dieu fait homme ; c'est le mariage de Dieu et de l'humanité.

A la semaine prochaine.
 Le laboureur te salue.

Par Le Laboureur
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Vendredi 24 octobre 2008 5 24 /10 /Oct /2008 10:13

L'Eglise se demande depuis toujours ce que vient faire ce chant érotique et  provocateur dans la Bible.

Paul, suivi par l'Eglise, propose une explication spirituelle :

"Vous, les hommes, aimez votre femme à l'exemple du Christ : il a aimé l'Eglise… Ce mystère est grand : je le dis en pensant au Christ et à l'Eglise." (Eph. 5, 25 et 32)

Les traducteurs du Cantique des cantiques prennent aussi la précaution d'édulcorer les mots qui pourraient choquer, par une petite note :

"J'ai enlevé ma chemise : … Mon chéri avance la main par le trou ; et mon ventre s'en émeut. Moi, je me lève pour ouvrir à mon chéri…"(Cant 5, 3-4)

Un astérisque au mot trou renvoie à la note : "Le texte sous-entend - de la porte - : le jeune homme essaie d'ouvrir le loquet intérieur."(T.O.B.)

La Genèse

La genèse dit :

"Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa ; mâle et femelle il les créa. Dieu les bénit et dit : Soyez féconds et prolifiques."(Gen. 1, 27-28)

Dieu est Trinité, et il créa le couple à l'image de la Trinité.  La Trinité est Amour qui se donne et qui se reçoit : le couple sera amour qui se donne et se reçoit. Dieu bénit ce couple et dit ensuite : "Soyez féconds et prolifiques". Ensuite seulement ! En premier, le créateur bénit le couple.

Le couple Père-Fils de la Trinité a pour image le couple Homme-Femme. En second, le créateur dit au couple : "Soyez féconds et prolifiques." Faire des enfants d'homme est second par rapport à l'amour qui est premier. Second absolument nécessaire, puisque les enfants d'homme sont les futurs enfants de Dieu. Il n'existe au ciel, nul enfant de Dieu qui n'ait été d'abord enfant d'homme. La Trinité, Père Fils, n'a pas d'enfants : elle est seulement Amour. Dieu donne la vie par amour, mais ce sont les hommes et les femmes qui font les enfants.

Les Ecritures

Les Ecritures ont été écrites par des hommes, car Dieu Esprit n'a pas de main pour écrire, et Jésus qui avait des mains, n'a jamais rien écrit. Il a voulu avoir besoin des hommes. Les scribes, quels qu'ils soient, sont ces hommes, et ils écrivent ce qu'ils ont compris de la révélation que leur font Jésus et l'Esprit. L'Esprit donne à d'autres scribes le soin de commenter les Ecritures. A leur tour, ils expliquent comme ils ont compris.

Les scribes ont compris jusqu'à Vatican II que la mission première du couple était de faire des enfants. Tous, sauf un : celui qui a écrit le Cantique des cantiques.

Le Cantique des cantiques

Le Cantique des cantiques choque parce qu'il a été écrit par un scribe qui n'a pas compris comme les autres. En lisant la Genèse, lui a compris : "Dieu les bénit." Il a compris que la chair était œuvre de Dieu, et que Dieu avait trouvé bonne toute son œuvre :

"Dieu vit tout ce qu'il avait fait. Voilà, c'était très bon." (Gen. 1, 31)

Tous les autres scribes ont compris : "Soyez féconds et prolifiques." Ils ont compris que la chair n'était que l'outil nécessaire à la procréation, que l'important était l'enfant.

Le Cantique des cantiques chante l'œuvre de Dieu que Dieu a jugé bonne.

Comment lire le Cantique des cantiques ?

Tout commentateur du Cantique des cantiques est un scribe, et il exprime ce qu'il comprend de la lecture qu'il en fait. Nous aussi, nous comprenons selon la façon dont nous lisons.

Nous pouvons lire le Cantique des cantiques comme un psaume. Il chante l'œuvre du créateur, la chair :

"Que tu es belle, ma compagne ! Que tu es belle ! … Ton nombril est une coupe en une demie-lune… (Cant 4,1 et 4) "Ta stature que voici est comparable à un palmier ; et tes seins à des grappes. Je dis: " Il faut que je monte au palmier, que j'en saisisse les régimes." (Cantique 7, 9)

Nous pouvons lire le Cantique des cantiques comme un chant de séduction comme celui écrit par Osée.

"Eh bien, c'est moi qui vais la séduire… et je parlerai à son cœur…. Je te fiancerai à moi pour toujours, par la justice et le droit, l'amour et la tendresse…. Et tu connaîtras le Seigneur…" (Osée,2, 16-22)

Nous pouvons lire le Cantique des cantiques comme un chant d'amour réaliste entre homme et femme.

"J'ai enlevé ma chemise… Mon chéri avance la main par le trou ; et mon ventre s'en émeut."(Cant 5, 3-4)

Nous pouvons lire le Cantique des cantiques comme un chant d'amour entre Dieu et l'humanité, comme Osée :

"J'aimerai Lo-Rouhama, et je dirai à Lo-Ammi : Tu es mon peuple."(Osée 4, 25)

(Lou-Rouhama veut dire : Non aimée.  Lo-Amni : Celui qui n'est pas mon peuple.(cf. art. 26)

Nous pouvons lire le Cantique des cantiques comme une image de la Trinité. Le fiancé aime sa fiancée comme le Père aime le Fils incarné, le Verbe fait chair, perfection de toute la création. En lui, le Père aime toute la création.

Les fiancés du Cantique des Cantiques annoncent les noces de l'Agneau, le mariage de Dieu avec l'humanité. (cf. art. 26)

A la semaine prochaine.
Le laboureur te salue.

Par Le Laboureur
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Vendredi 31 octobre 2008 5 31 /10 /Oct /2008 09:20

Un mystère est-il impossibilité de comprendre ou éblouissement par une vérité qui nous dépasse ?

Il n'est pas défendu de chercher à comprendre ce qui nous dépasse. Comprendre un tout petit peu !

Les trois grands mystères chrétiens sont : la Trinité, l'Incarnation et la Rédemption.


Mystère de la Trinité

"Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu et le Verbe était Dieu. (Jean 1, 1)

Dieu est Trinité dès le commencement : Il est Dieu,  Parole de Dieu, Esprit de Dieu. Dieu est : " JE SUIS."  Le Verbe fait chair, Jésus le Fils, nous révèle la Trinité en nous faisant connaître le Père :

"Nul ne connaît le Fils si ce n'est le Père, comme nul ne connaît le Père si ce n'est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler." (Matth 11, 27)

Seul le Fils connaît le Père, et celui à qui il veut bien le révéler.

La révélation écrite est terminée. Rien ne peut être ajouté à la Parole de Dieu, mais il est possible de connaître toujours un peu mieux la Trinité. En effet, si le Père parle par son Verbe, il agit par son Esprit.

"Quand il viendra, lui, l'Esprit de Vérité… il reprendra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître." (Jean 16, 13)

Aujourd'hui, c'est dans la lettre des Ecritures, mais à la lumière de l'Esprit, qu'il nous faut chercher à comprendre la Trinité. La Trinité est Esprit, inaccessible directement aux sens et à l'intelligence humaine. Nous n'en connaîtrons ici-bas que des images. La Trinité est Amour et nous est présentée dans l'Evangile par des images de l'amour à portée d'homme. L'amour paternel et filial n'est qu'une image de l'Amour trinitaire.

"Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu, il le créa, mâle et femelle, il les créa."  (Gn 1, 27)

Dieu a créé l'homme et la femme à l'image de son amour ; le couple homme-femme est une autre image humaine de la Trinité divine. Ces images sexuées sont humaines, charnelles et périssables.

La Trinité est Esprit, elle est Amour ; elle est impérissable et réunira toute la création dans l'unité de la Trinité :

"Que tous, ils soient un en nous…"(Jean 17, 21)


Mystère de l'Incarnation

L'article 24 de ce blog lui est consacré. Dieu, fait homme, a pris dans le sein de la Vierge Marie, un corps d'homme parfait, impérissable, un corps spirituel. Jésus, le Fils de l'Homme, a revêtu par-dessus ce corps impérissable, le corps périssable de l'homme, le corps imparfait de l'homme imparfait. Imparfait, mais créé par lui à son image, libre et capable du meilleur comme du pire. Jésus, incarné mais non créé, sera le meilleur !


Mystère de la Rédemption

La Rédemption est l'accès gratuit au paradis, malgré nos fautes. La Rédemption est amour et dépasse la justice.

Le mérite, en bonne justice, donne accès au ciel :

"Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde. Car j'avais faim, et vous m'avez donné à manger ; j'avais soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais un étranger, et vous m'avez accueilli ; j'étais nu, et vous m'avez habillé ; j'étais malade, et vous m'avez, visité ; j'étais en prison, et vous êtes venus jusqu'à moi. (Mt 25, 34-36)

Mais qui mérite d'être sauvé ? Personne.

"Pour les hommes, c’est impossible." (Mt 19, 26)

Jésus nous l'a dit : nous n'aurons jamais droit au ciel par nos mérites. Nous n'y avons pas droit. Mais il nous donne le bon droit. Nous avions mal compris et l'Esprit est venu dénoncer notre erreur :

"Quand il viendra, il dénoncera l'erreur du monde sur le péché, sur le bon droit, et sur la condamnation. Il montrera où est le péché, car on ne croit pas en moi. Il montrera où est le bon droit, car je m'en vais auprès du Père, et vous ne me verrez plus. Il montrera où est la condamnation, car le prince de ce monde est déjà condamné." (Jean 16, 8-11) (cf. art. 19 et 20)

Le bon droit est donné par Jésus en croix, Jésus retourné ensuite au Père. Le "bon droit" n'est pas la Résurrection. Le "bon" larron n'a pas vu la résurrection, il n'a vu que Jésus sur la croix, et c'est de la croix que Jésus lui a dit :

"Amen, je te le déclare : Aujourd'hui même tu seras dans le paradis." (Lc 23, 43)

La Rédemption n'est pas le mystère de la résurrection, c'est le mystère de la croix.

"Je m'en vais auprès du Père, et vous ne me verrez plus."

Jésus s'en va auprès du Père et dit qu'on ne le reverra plus. Normal : de la terre, on ne peut voir les cieux. Pourtant des témoins ont vu Jésus sur terre après sa mort : Marie Madeleine, les apôtres, les compagnons d'Emmaüs, et quelques autres. Encore une contradiction dans l'Evangile ! Certains ont revu Jésus qu'on ne devait plus revoir !

Encore du neuf à découvrir ?

A la semaine prochaine.

Le laboureur te salue.
Par Le Laboureur
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Vendredi 7 novembre 2008 5 07 /11 /Nov /2008 11:29

Les mystères commencent dès les premiers versets de la Genèse, et s'enchaînent jusqu'au derniers de l'Apocalypse. Ils s'enchaînent, c'est dire que le premier entraîne tous les suivants. Un éclairage du premier, éclairent tous les autres pour n'en former finalement qu'un.


Le mystère de la création (cf. art.12)

Le premier jour de la création, Dieu envoya le Verbe, Lumière invisible (Jean 1, 4) créer le monde, lumière-matière visible (Gen.1, 3) De cette poussière de matière, il a fait un corps pour l'homme, il lui insuffla son haleine de vie, "et l'homme devint un être vivant." (Gen 2, 7) L'homme créé à partir de matière périssable ne peut accéder au ciel (I Cor 16, 50) : il lui faut d'abord devenir esprit impérissable (I Cor.16, 5).


Le mystère de l'incarnation (cf. art. 24)

Pour rendre impérissable ce qu'il a créé périssable, le Verbe s'est fait chair (Jean 1, 14). Il est venu sur terre rendre parfait ce qu'il a créé imparfait, mais libre.

Le jour de l'Annonciation, l'Esprit Saint vint sur la Vierge Marie, et la puissance du Très-haut la prit sous son ombre. (Luc 1, 35) L'enfant conçu, Jésus, naîtra, sans tache, immaculé : Jésus est l'immaculée conception (cf. Art. 23). Par Marie, la conceptrice immaculée, le créateur se fait créature. Ce jour-là, Jésus est "engendré, non pas créé "(Credo). Jésus est l'homme parfait, engendré pour rendre parfait le monde qu'il a créé imparfait, pour rendre impérissable ce qu'il a créé périssable.

Le Fils de l'homme n'a pas été créé périssable, mais engendré non périssable. Il est "JE SUIS" depuis toujours, et reste "JE SUIS" pour toujours, après avoir été engendré : il est engendré impérissable pour toujours. Seul l'esprit est impérissable. Le Fils de l'homme est donc né esprit impérissable. Le Fils de Dieu, pour devenir le Fils de l'homme, parfait et impérissable, a pris dans le sein de la Vierge Marie un corps-esprit parfait et impérissable, un corps spirituel comme celui qu'annonce Paul :

"Puisqu'il existe un corps humain, il existe aussi un corps spirituel." (1 Cor. 15, 44)

Jésus vient du ciel, non pas avec un corps pétri de terre, mais avec un corps-esprit :

"De même que nous sommes à l'image de celui qui est pétri de terre, de même nous serons à l'image de celui qui vient du ciel." (I Cor 15,40)

Le premier Adam, a été créé, avec un corps pétri de terre ; le deuxième Adam, venu du ciel, a un corps spirituel :

"Ce qui est apparu d'abord, ce n'est pas l'être spirituel, c'est l'être humain, et ensuite seulement le spirituel" (I Cor. 15, 46)

Le corps-esprit du deuxième Adam marche sur les eaux, ( Jean 6, 19) et franchit les portes, du local fermé à clé, où se tenaient les apôtres quand il leur apparut, après sa mort (cf. art. 24):

"Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des juifs. Jésus vint, et il était là au milieu d'eux." (Jean 20, 19)

Ce corps-esprit de Jésus franchit, de la même façon, les portes verrouillées de la Vierge Marie, aussi bien à sa conception qu'à sa naissance. (cf. art. 24)

Jésus, sur la croix, a gardé ce même corps spirituel, parfait et impérissable. Impérissable ! Jésus ne serait-il pas mort sur la croix ? De nombreux témoins l'ont pourtant vu !  Alors ?

 

Le mystère de la croix ( cf. art.28)

De la même façon que l'homme doit revêtir le Christ, (nombreuses références de Paul) de la même façon que l'homme doit revêtir la robe de noce pour participer à la fête, (Matth. 22, 11) de la même façon que le Seigneur Dieu a revêtu Adam et Eve d'une tunique de peau, (Gen. 3, 21) de la même façon, Jésus s'est revêtu d'un corps d'homme terrestre par-dessus son corps-esprit.

Jésus ne triche pas, il a bien été tenté, a souffert, a pleuré, est mort comme tous les hommes ; il fait un avec ce corps terrestre de l'homme ; il a vraiment revêtu un corps d'homme.

C'est ce corps d'homme, périssable, créature faite de poussière, qui est mort sur la croix. La mort et le péché sont morts avec lui. (1 Cor 15, 24 ) C'est ce corps que le Fils a abandonné sur la croix et que le Père a aussi abandonné :

"Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?" (Matth 27, 46)

Le Père n'a pas abandonné son Fils sur la croix. Jésus avait prévenu ses disciples :

"Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme, alors vous comprendrez… Celui qui m'a envoyé est avec moi ; il ne m'a pas laissé seul parce que je fais toujours ce qui lui plait. " (Jean 8 ,28-29)

Le Père n'a abandonné que le corps périssable,celui que Jésus a recouvert par-dessus son corps spirituel impérissable.

Les mystères de la création, de la virginité de Marie, de l'incarnation,  de la rédemption par  la croix, sont un seul et même mystère : celui du créateur incarné pour rendre parfaite sa créature libre de l'aimer ou de ne pas l'aimer.

Et la Trinité et la Résurrection ! Est-ce toujours le même mystère ?

A la Semaine prochaine.

Le laboureur te salue.

Par Le Laboureur
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Vendredi 14 novembre 2008 5 14 /11 /Nov /2008 10:43

Le mystère de la création, celui de la rédemption, celui de l'incarnation, celui de la virginité et de la maternité de Marie, celui de la croix, sont un seul et même mystère. (cf. art.28 et 29)

Le mystère de la Trinité

Le mystère de la Trinité est le mystère de l'Amour. Dieu est un, mais il est plusieurs, car il est Amour. Dieu ne peut s'aimer tout seul. Il est un, mais pour aimer, il est plusieurs. Il est trois : l'Amour, Celui qui donne l'Amour, Celui qui reçoit l'Amour…  et le donne à son tour. (cf. art. 13)


Connaître le mystère

Pour comprendre le mystère de l'Amour, Paul donne le moyen :

"Restez enracinés dans l'amour, établis dans l'amour. Ainsi vous serez capables de comprendre avec tous les fidèles quelle est la largeur, la longueur, la hauteur, la profondeur… Vous connaîtrez l'amour du Christ qui surpasse tout ce que l'on peut connaître. Alors vous serez comblés jusqu'à entrer dans la plénitude de Dieu. Gloire à celui qui a le pouvoir de réaliser en nous par sa puissance infiniment plus que nous ne pouvons demander ou même imaginer, gloire à lui dans l'Eglise et dans le Christ Jésus pour toutes les générations dans les siècles des siècles. Amen." (Ephésiens 3, 17-21)

Si nous sommes établis dans l'amour, nous serons capables de comprendre la largeur, la longueur, la hauteur, la profondeur… , et nous serons comblés au-delà de l'imaginable.
Pourrions-nous comprendre le mystère ?


Connaissance partielle

"Notre connaissance est partielle, nos prophéties sont partielles. Quand viendra l'achèvement, ce qui est partiel disparaîtra." ( I Cor.13, 10)

Notre connaissance de Dieu est humaine et partielle, elle disparaîtra : elle est périssable.

Notre connaissance de la Trinité est partielle, elle disparaîtra : elle est périssable.

Notre connaissance de l'Amour est partielle, elle disparaîtra : elle est périssable.

Nous ne connaissons, sur cette terre, que les images humaines de Dieu, de la Trinité, de l'Amour divin. Notre connaissance partielle disparaîtra avec les images.


L'amour ne disparaîtra jamais.

"L'amour ne disparaîtra jamais." ( I Cor. 13, 8)

L'amour grandira toujours : il est, et restera plus grand que tout :

"Nous voyons actuellement une image obscure dans un miroir ; ce jour-là, nous verrons Dieu face à face. Actuellement ma connaissance est partielle ; ce jour-là, je connaîtrai vraiment, comme Dieu m'a connu. Ce qui demeure aujourd'hui, c'est la foi, l'espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c'est la charité."
( I Cor.13,12-13)

La révélation est terminée, mais notre connaissance de Dieu, de la Trinité, de l'Amour ne l'est pas. Nous savons dès maintenant que l'Amour est plus grand que la foi. C'est l'Amour qui nous sauve et non la foi qui lui est inférieure. La foi, c'est croire ce qu'on ne voit pas ; elle disparaîtra quand nous verrons face à face.
 

 L'amour parfait chasse la crainte de Dieu

La  crainte de mourir empêchait Moïse de regarder Dieu ; on ne devait pas prononcer son nom :

"Je ne peux plus regarder ce grand feu : je ne veux pas mourir." (Deut. 18,16)

"Tu ne prononceras pas le nom du Seigneur ton Dieu "(Exode 20, 7)

Jean nous rassure :

"Il n'y a pas de crainte dans l'amour, l'amour parfait chasse la crainte ; car la crainte est liée au châtiment, et celui qui reste dans la crainte n'a pas atteint la perfection de l'amour." (1 Jean 5, 18)


P
lus aucun mystère        

Le Verbe, Lumière invisible, a créé un monde lumière, visible et matière. Il en a tiré le corps de l'homme, lui a insufflé l'haleine de vie. Il en a fait un homme imparfait, périssable,  … mais libre.

Le Verbe s'est incarné pour rendre parfait et impérissable, par la croix, l'homme qu'il avait créé imparfait et périssable. Il ramène au Père les hommes, et les intègre dans l'unité de la Trinité.


Et la Résurrection ?                                                               

Mystère ?


A la semaine prochaine.

Le laboureur te salue.

Par Le Laboureur
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Vendredi 21 novembre 2008 5 21 /11 /Nov /2008 08:16



 

31 - Lazare est mort et ressuscité

"Un homme était tombé malade. C'était Lazare de Béthanie… Quand il (Jésus) apprit que celui-il était malade, il demeura pourtant deux jours à l'endroit où il se trouvait. Alors seulement il dit à ses disciples: revenons en Judée. Les disciples lui dirent : Rabbi, tout récemment les juifs cherchaient à te lapider, et tu retournes là bas ?Jésus répondit : Ne fait-il pas jour pendant douze heures ? Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas, parce qu'il voit la lumière de ce monde ; mais celui qui marche pendant la nuit trébuche, parce que la lumière n'est pas en lui. …Alors, il leur dit clairement : Lazare est mort, et je me réjouis de n'avoir pas été là, pour que vous croyiez…Mais allons auprès de lui ! Thomas dit aux autres disciples : Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui.

Quand Jésus arriva, il trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours… Beaucoup de Juifs étaient venus… Certains disaient : … Ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ?… Jésus dit : enlevez la pierre.. Marthe, la sœur du mort dit : Mais Seigneur, il sent déjà ; voilà quatre jours qu'il est là… On enleva donc la pierre… Après quoi, il (Jésus) cria d'une voix forte : Lazare, viens dehors ! Et le mort sortit, les pieds et les mains attachés, le visage enveloppé d'un suaire. Jésus leur dit : Déliez-le et laissez-le aller." (Jean 11, 1- 44)


 Ne fait-il pas jour pendant douze heures ?

Non ! Pas partout et pas toujours ! Il fait jour pendant douze heures veut dire : il fait jour toujours ! Douze est le symbole de la plénitude, comme les cent quarante quatre mille représentants des douze tribus d'Israël sont symbole de l'humanité entière  (12X12 = 144) et comme le 12 = 3 X 4 est le symbole de la Trinité aux quatre coins du monde.

Il fait toujours jours pour celui qui "voit la lumière de ce monde", le Verbe, Lumière invisible. (Cf  ch. 12) Celui qui ne la voit pas est dans la nuit, et il trébuche. Thomas a trébuché ; il est dans la nuit et n'a pas vu qui était vraiment Jésus ; il pense mourir avec Jésus.

Lazare est mort

Lazare est bien mort. Jésus a attendu deux jours, et à son arrivée, il était mort depuis quatre jours et il sentait déjà. Qui pourrait prétendre qu'il dormait ?

Lazare est ressuscité

De nombreux témoins ont vu Lazare sortir du tombeau vivant. Ils ont assisté à sa résurrection en direct. Lazare est vraiment ressuscité : il est ressuscité pour ne plus mourir. Pourquoi Jésus aurait-il donné un simple sursis à Lazare ? Pour faire un plaisir éphémère à deux amies, et leur imposer plus tard un deuxième deuil ?

La résurrection de Lazare n'est pas un simulacre : Jésus ne triche pas. Les témoins ont vu le corps spirituel de Lazare ressuscité, (I Cor. 15,40-46 ) (cf. art 29) et c'est encore ce corps spirituel de Lazare qu'ont vu les participants au repas donné en l'honneur de Jésus la vieille des "Rameaux" :

"On donna un repas en l'honneur de Jésus. Marthe faisait le service, et Lazare était avec Jésus  parmi les convives." (Jean 12, 2)

Les hommes sans pouvoir sur la vie

"Les chefs des prêtres décidèrent alors de faire mourir aussi Lazare." (Jean 12, 10)

Les chefs des prêtres n'ont évidemment jamais réalisé leur projet ? Impossible de faire périr l'impérissable! Lazare est un homme comme tous les hommes : ressuscité, son corps-esprit ne peut plus mourir.

Lazare est mort et ressuscité. Comme Lazare, nous mourrons, et nous ressusciterons pour ne plus jamais mourir. (I Cor. 15, 53-55) Impossible de supprimer la vie !

L'homme, en quittant la terre, entre dans un monde nouveau. Sa vie n'est pas arrêtée, elle est transformée :

"Nous serons tous transformés, et cela, en un clin d'œil."(I Cor.15, 51)

L'homme qui tue, ou qui se tue, ne supprime pas la vie ; la femme qui se fait avorter ne supprime pas la vie de son bébé ; le scientifique qui supprime des embryons ne supprime pas la vie des embryons. Tous accélèrent le passage de la vie terrestre à la Vie Eternelle.

L'homme contribue à donner la vie, mais il ne peut la supprimer. L'arbre de vie est hors de sa portée.

"Ayant chassé l'homme, il (Le Seigneur Dieu) posta les chérubins à l'orient du jardin d'Eden avec la flamme de l'épée foudroyante pour garder l'arbre du chemin de vie. (Gen.3, 24)

Jésus en croix est le chemin de la Vie Eternelle inaccessible à l'homme. L'homme ne peut tuer le Fils de l'homme, parce qu'il est Fils de Dieu : il ne peut tuer la vie ; quoi qu'il fasse,  la vie humaine devient Vie Eternelle.

Lazare est mort. Lazare semble avoir retrouvé une vie terrestre : il a déjà reçu la Vie Eternelle : il est ressuscité.

Et Jésus ?

A la semaine prochaine.

Le laboureur te salue.

Par Le Laboureur
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Dimanche 23 novembre 2008 7 23 /11 /Nov /2008 11:17


 

Ce blog est une recherche, dans les Ecritures, de l'ancien et du neuf  : c'est une lecture originale des Ecritures, avec parfois un commentaire.

 


L'important

Attention ! L'important, c'est les Ecritures, pas le commentaire.

L'important est de porter l'Evangile aux nations. Internet en fournit le moyen. Le laboureur cherche l'ancien et le neuf  dans l'Evangile, et le fait connaître comme il le comprend.

Le laboureur est un homme d'Eglise, il vit dans l'Eglise, et est en accord avec la légitimité et l'autorité des successeurs de Pierre et des apôtres. Il cherche Dieu dans les Ecritures, et il a  reçu de l'Esprit la réponse à des questions qu'il ne se posait même pas. Comment pourrait-il les garder pour lui ?

Il a tenté, jusqu'ici en vain, de faire connaître son message aux représentants officiels de l'Eglise.

Ce blog s'adresse à tous, croyants ou non, chrétiens ou non ; il s'adresse aussi bien aux laïcs qu'aux clercs, aux théologiens qu'aux exégètes, aux évêques qu'au pape. D'abord et surtout au pape ! Pas facile de le joindre par la voie hiérarchique !

Ce message ne présente évidemment aucun danger pour le pape ou pour les théologiens : ils sauraient, et sauront un jour, remettre tout à plat.

Le laboureur met seulement en garde l'internaute. L'internaute ne doit pas interpréter les propos du laboureur comme des contestations, et utiliser ses commentaires pour mettre en opposition l'Evangile et l'Eglise.

Le laboureur sait, qu'un jour ou l'autre, l'institution Eglise remettra en question la lecture qu'elle fait des Ecritures. Elle saura, comme l'a fait Jésus, partir d'une vérité établie pour accéder à une vérité neuve qui dépasse l'ancienne. Elle découvrira l'ancien et le neuf dans les Ecritures ; au lieu d'ajouter toujours une couche supplémentaire aux commentaires successifs des hommes, docteurs de l'Eglise ou papes, elle retournera aux sources, aux Ecritures, Parole de Dieu.

Après cette mise en garde, le laboureur continue à chercher l'ancien et le neuf dans les Ecritures.


Les clés de lecture des Ecritures

La clé de lecture des Ecritures est depuis toujours la croix : elle ouvre toutes les portes. Les autres clés ont ouvert des portes, mais n'ont jamais permis d'aller au bout du chemin. Le droit, et la justice sont les premières clés de lecture ; elles ont permis de pénétrer dans l'Ancien Testament, le monde juif. La foi est une clé plus récente ; elle permet de pénétrer dans le Nouveau Testament, le monde chrétien. La croix est le passe-partout ; il permet de pénétrer dans le ciel, le monde de tous, la demeure de Dieu avec les hommes.

L'Esprit a rappelé cette clé au laboureur, et…  sûrement à d'autres. Ceux qui la redécouvrent, doivent-ils la garder pour eux égoïstement ? Ou la proclamer avec vigueur  au monde entier ?

Dieu se révèle à qui il veut, et comme il veut. Il s'est révélé aux juifs par la Tora, aux chrétiens par l'Evangile, aux musulmans par le Coran. Les Ecritures révélées par le Dieu unique sont pour les juifs la Tora, pour les chrétiens l'Evangile, pour les musulmans le Coran. Que chacun cherche Dieu dans les Ecritures où il s'est révélé pour lui. Que les différentes religions cherchent, dans leurs propres Ecritures, le neuf qui les rapproche plutôt que l'ancien qui les sépare. Dieu n'a jamais montré que ses images ; ses images peuvent différer, et être quand même ses images.

Les scribes décrivent les images, comme ils les voient  et les comprennent. Le jour où Dieu se montrera tel qu'il est vraiment, tous le reconnaîtront et constateront qu'il est le seul et même Dieu de tous.

Nombreux sont les points communs dans les Ecritures révélées. Abraham est le père de tous : les musulmans par Ismaël, les Juifs par Isaac, et les chrétiens s'en réclament aussi. Le Dieu d'Abraham est le Dieu de tous.

Et Jésus ?


C'est Jésus qui pose problème

Est-il homme ? Est-il prophète ? Est-il Dieu ?

S'il est homme, il est mort, et Dieu est le Dieu des juifs.

S'il est  le plus grand des prophètes, Dieu est le Dieu des musulmans.

S'il est Dieu, venu dans le monde rendre parfait et impérissable un monde qu'il a créé imparfait et périssable, Dieu est Trinité : il est Amour ; il est le Dieu des chrétiens.

Jésus divise, et il l'a dit :

"Pensez-vous que je sois venu mettre la paix dans le monde ? Non, je vous le dis, mais plutôt la division." (Luc 12, 51-52)

" Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive."(Mt 10, 34)

Finalement la division de tous les croyants repose sur une double question.

Jésus est-il un homme mort ?

Jésus est-il Dieu de toute éternité ?


A la semaine prochaine.

Le laboureur te salue.


Par Le Laboureur
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Vendredi 5 décembre 2008 5 05 /12 /Déc /2008 09:59

"Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?" (Mt 27, 46)

Une des dernières paroles de Jésus en croix ! Le Fils est désespéré ; son Père l'abandonne. Incompréhensible ! Un père n'abandonne pas son fils au moment où il a le plus besoin d'amour.

Jésus avait enseigné à l'avance au temple :

Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme, alors vous comprendrez que JE SUIS  … Celui qui m'a envoyé est avec moi ; il ne m'a pas laissé seul parce que je fais toujours ce qui lui plait. " (Jn 8 , 28-29)

Le même Jésus enseigne que le Père ne le laissera pas seul quand les hommes l'auront élevé, et une fois élevé, il se dit abandonné par son Père.

Contradiction ! Contradiction qui annonce du neuf.


La mort du Fils de l'homme  est abandon

de son corps terrestre périssable

Le Père n'abandonne pas l'homme Jésus, il abandonne le corps périssable du Fils de l'Homme, du Fils d'Adam, que Jésus va aussi abandonner sur la croix devant un public nombreux.

 
Le corps de Jésus

Jésus est l'homme parfait. Il n'est pas créé à partir de la poussière ; il vient du ciel ; il a été engendré ; il a pris un corps parfait dans le sein de la Vierge Marie. (Cf. art 24)

Paul explique que le corps humain charnel n'a pas de part au ciel, qu'il existe aussi un corps spirituel, celui du ressuscité :

"La chair et le sang ne sont pas capables d'avoir part au Royaume de Dieu et ce qui est périssable n'a point part au monde impérissable." (ICor. 16, 50)
"Ce qui est semé est un corps humain, ce qui est ressuscité est un corps spirituel… Puisqu'il existe un corps humain, il existe aussi un corps spirituel. " (1 Co. 15, 44 )

Jésus n'a pas pris, dans le sein de Marie, un corps charnel, imparfait et périssable : il a pris un corps parfait impérissable.
(Cf. art. 24, 29 et 33)

Ce corps spirituel ne peut ni souffrir, ni mourir puisqu'il est parfait et impérissable. Pourtant, Jésus a souffert et est bien mort ; il n'a pas fait mine ; il n'a pas triché.

Alors ?


Le Fils de l'homme a revêtu l'humanité, le péché et la mort

Paul nous dit souvent dans ses épîtres  la nécessité de revêtir le Christ. (Gal  3, 27)

Jésus nous l'a dit aussi en parabole :

"Le Royaume des cieux est semblable à un roi qui célébrait les noces de son fils … il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce, et lui dit : Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ? L'autre garda le silence. Alors le roi dit aux serviteurs : Jetez-le, pieds et poings liés,  dehors dans les ténèbres." (Matth. 22, 1-14)

Pour assister aux noces, il faut revêtir le vêtement blanc, le Christ. De même, Jésus a revêtu l'homme. Par-dessus son corps spirituel, il a revêtu l'homme charnel, pécheur, souffrant et mortel.

Il s'est chargé de  nos souffrances et de nos péchés :

"En fait, ce sont nos souffrances qu'il a portées, ce sont nos douleurs qu'il a supportées, et nous, nous l'estimions touché, frappé par Dieu et humilié. Mais lui, était déshonoré à cause de nos révoltes, broyé à cause de nos perversités… Dans ses plaies, se trouvait notre guérison." (Isaïe 53, 4-5-)


Tout ce qui est imparfait est  abandonné sur la croix

Le corps charnel que Jésus a revêtu par-dessus son corps parfait est abandonné par le Père et par le Fils : il est mort sur la croix et avec lui sont morts nos souffrances, nos péchés et notre mort elle-même ; nous sommes devenus impérissables et parfaits.

Le Verbe Lumière a créé l'homme imparfait.

Imparfait parce que libre - il faut pouvoir faire le mal pour que le bien ait de la valeur -.

Imparfait parce que périssable.

Le Verbe s'est incarné, et il est mort sur la croix pour terminer son œuvre, et rendre impérissable et parfaite, la création qu'il a primitivement créée périssable et imparfaite :

"Oui, tu es poussière et à la poussière tu retourneras." (Gen.3, 19)

Sur la croix, le Père et le Fils abandonnent le périssable, le corps du Fils de l'Homme.


A la semaine prochaine.

Le laboureur te salue.


Par Le Laboureur
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Vendredi 12 décembre 2008 5 12 /12 /Déc /2008 07:22

Jésus remet son esprit entre les mains du Père ; il ne rend pas le dernier soupir.

Rendre le dernier soupir, c'est mourir. Dans ce cas, "Tout est accompli" veut dire : "Je suis mort." Si Jésus est mort, il est en mesure de ressusciter. C'est la lecture traditionnelle de la Passion et de la Résurrection de Jésus.


Jésus remet son esprit entre les mains du Père

Le Fils de l'homme est sur le point d'abandonner sur la croix son corps périssable, et avec lui, le péché et la mort. Ce corps périssable est le corps du Fils de l'homme, pas le corps du Fils de Dieu et du Fils de Marie ; ce corps est parfait, il est esprit, il est impérissable. (cf. art. 24)

C'est à ce moment que Jésus dit :

"Père, entre tes mains je remets mon esprit." (Luc 23, 46)

Jésus, Fils de Dieu et de Marie, remet entre les mains du Père, à la fois, son esprit et son corps esprit, tous deux parfaits et impérissables, tandis que le Fils de l'homme laisse son corps imparfait et périssable sur la croix.


Tout est accompli

Le Fils de l'homme est mort ; le Fils de Marie et de Dieu est bien vivant.

En disant : "Tout est accompli" (Jean 19, 30) , Jésus veut dire : "Toute ma mission est accomplie."


La coupe de l'alliance

"Mon Père, s'il est possible que cette coupe passe loin de moi… " (Matth. 26, 39)

Cette coupe est évidemment celle du "Sang de l'alliance répandue pour la multitude en rémission des péchés" (Matth. 26, 28), celle qu'il avait présentée à ses apôtres la veille de sa mort, en disant :"Buvez-en tous."

En mourant, le Fils de l'homme a bu la coupe de la croix : il a répandu son sang, le sang de l'alliance pour la multitude en rémission des péchés.

"Tout est accompli." Sa mission est accomplie.


Jésus en croix est l'Oméga

"La mort n'existera plus, et il n'y aura plus de pleurs, de cris, ni de tristesse ; car la première création aura disparu. Alors, celui qui siégeait à la droite du trône déclara : Voici que je fais toutes choses nouvelles. Ecris ces paroles, elles sont dignes de foi et véridiques. Puis, il ajouta : Tout est réalisé désormais. Je suis l'Alpha et l'Oméga, le commencement et la fin. Moi, je donnerai gratuitement à celui qui a soif l'eau de la source de vie." ( Apo 21, 4-6)

La mission est accomplie :"Tout est réalisé désormais."

Jésus remet à son Père tout ce qui n'est pas périssable : son Esprit. Il remet au Père, à la fois, son esprit d'homme, son corps esprit d'homme, et aussi son Esprit de Fils de Dieu, qui est Dieu. Le Père, qui est aux cieux, reçoit à la fois l'homme Jésus, le Verbe incarné, le Fils de Dieu, qui est Dieu, et son Esprit, qui est aussi Dieu. Le Père reçoit son Verbe, créateur du monde, et l'Esprit qui régit le monde. La Trinité est ainsi réunie comme avant le commencement du monde, avant que le Père ait envoyé le fils créer un monde libre, mais imparfait, et rendre parfait, en l'envoyant sur la croix, ce qu'il avait créé imparfait, mais libre.

Le Verbe s'est exprimé et nous laisse son Evangile : Parole de Dieu immuable ! Retourné au Père, le Fils, envoie avec le Père, l'Esprit de Pentecôte, aux hommes, pour leur expliquer ce qu'a dit le Verbe : 

"Je vous dis la vérité : c'est votre intérêt que je m'en aille, car, si je ne m'en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous ; mais si je pars, je vous l'enverrai… Quand il viendra, lui, l'Esprit de Vérité, il vous guidera vers la vérité toute-entière. En effet, ce qu'il dira ne viendra pas de lui-même : il redira tout ce qu'il aura entendu ; et, ce qui va venir, il vous le fera connaître."( Jean 15, 7-13)

Tout est dit dans l'Evangile, mais tout n'est pas compris. L'Esprit nous explique le sens de tout, en nous mettant, à sa guise,  en mesure de le comprendre :

"J'aurais encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l'instant, vous n'avez pas la force de les porter. (Jean 15, 12)


La croix, clé de lecture

Les dernières paroles de Jésus en croix changent le monde et expliquent toutes les contradictions, si nombreuses dans les Ecritures. Il y a la vérité révélée avant la croix, et la vérité révélée par la croix.

Lors de la révélation finale, nous verrons Dieu tel qu'il est. Sera alors mis fin à toutes les images de Dieu, et à toutes les contradictions. En attendant cet instant, l'image du Dieu crucifié surpasse toutes les autres ; toute vérité révélée avant la croix est dépassée par la croix.

Toute contradiction prend un sens dans le croix : la croix donne sens à toutes les contradictions.
 

A la semaine prochaine.

Le laboureur te salue.

Par Le Laboureur
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Vendredi 19 décembre 2008 5 19 /12 /Déc /2008 07:00

Rappel des articles précédents

Jésus, engendré non pas créé, est descendu du ciel et a pris dans le sein de la Vierge Marie un corps parfait, spirituel et impérissable comme le définit Paul. (cf. Art. 24)

Jésus s'est revêtu de l'homme pécheur et périssable de la même façon que l'homme doit revêtir le Christ pour participer aux noces de l'Agneau. (cf. Art. 25 )

Le Verbe, Fils de Dieu, s'est fait chair, et est mort sur la croix pour rendre impérissable et parfait ce que le Verbe-Lumière avait créé périssable et imparfait. (cf. Art. 33)


Un homme, nommé Jésus, est mort sur la croix

La mort de Jésus a été publique (Luc 24, 18) ; elle a eu lieu en plein jour, au milieu de la foule rassemblée à Jérusalem pour la Pâque. Le centurion, représentant officiel de l'autorité, "voyant comme il avait expiré, s'écria : Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu." (Marc 15, 39)

Il n'a pas dit : "Le Fils de Dieu est mort". Ce n'est pas pareil. Déclarer le Fils de Dieu mort est un non-sens : c'est, ne pas connaître le sens du mot "Dieu" ou ne pas connaître le sens du mot "mort". "JE SUIS" est inconciliable avec "mort". C'est ce qu'ont dit les deux hommes revêtus de vêtement éblouissant aux femmes qui se rendaient au sépulcre avec des aromates :

"Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ?" (Luc 24, 5)


Qui est cet homme Jésus, mort ?

Cet homme mort n'est pas le Fils de Dieu et de Marie. Cet homme est parfait ; il vient du ciel ; esprit, il est impérissable.

Cet homme mort est le "Fils de l'Homme", Jésus, Fils de l'Homme, Fils d'Adam ; il vient de la terre,  il a été créé à partir de la terre, périssable et pécheur ; il retourne à la terre. Son corps vient de la terre et restera sur la terre : il est abandonné sur la croix par le Fils et par le Père (cf. Art. 33 )


Qui est ressuscité ?

Personne !

Le péché et la mort sont morts avec le corps terrestre de Jésus,  revêtu par-dessus son corps spirituel. Ce corps est mort et ne reviendra pas. Le corps spirituel de Jésus, corps parfait n'a pas à ressusciter ; il n'est pas mort ; il est impérissable. (cf. Art. 24)


Résurrection sans témoin

Nombreux étaient les témoins de la résurrection de Lazare (cf. art. 34 ) ; aucun témoin n'a vu la résurrection de Jésus ; de rares témoins ont vu le tombeau vide, et ont vu le ressuscité (Jean 20, 2 ). 

Aucun témoin n'a vu Jésus sortir du tombeau : ceux qui ont vu Jésus, ont vu Jésus ressuscité, mais aucun n'a vu ressusciter Jésus. C'est pourquoi les chefs des prêtres ont eu facile de faire croire à un enlèvement du corps par des partisans :

"Voici ce que vous raconterez : Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions. Et cette explication s'est propagée chez les juifs jusqu'à ce jour." (Matth. 28, 15)

Apparitions de Jésus

Des témoins ont vu Jésus ressuscité : quelques femmes que personne n'a crues, les Apôtres, Thomas qui n'y avait pas cru, et les compagnons d'Emmaüs qui n'avaient rien compris. Ils ont vu vivant après la croix, celui qui était vivant avant : celui  qui n'est jamais mort. Ils l'ont vu tel qu'il était avant :

"Voyez mes mains et mes pieds : c'est bien moi." (Luc 24, 39)

Celui qui marchait sur les eaux (Matth 14, 26), entre désormais dans les pièces verrouillées. (Jean 20, 19) 

Il fallait bien que Jésus fasse savoir à ses disciples qu'il n'était pas mort, qu'il était ailleurs, qu'il avait déjà rejoint le Père. Il l'avait déjà dit sur la croix :

"Père, entre tes mains je remets mon esprit." (Luc 23, 46)

Pas sûr que les témoins avaient compris !


Résurrection et Ascension

Pour montrer qu'il est bien vivant, Jésus s'est montré vivant. Résurrection ?

Pour montrer qu'il avait rejoint le Père, Jésus s'est montré remontant au ciel :

"Le Seigneur Jésus , après leur avoir parlé, fut élevé au ciel." (Marc 16, 19)

Ascension et Résurrection, même révélation : Jésus est retourné au ciel, près du Père.


A la semaine prochaine.
Le laboureur te salue.


Par Le Laboureur
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Vendredi 26 décembre 2008 5 26 /12 /Déc /2008 08:32

La famille du laboureur a enterré cette semaine l'un des siens.

Voici le texte qui a été lu au cimetière devant la dépouille du défunt :


"Jésus dit à un autre :  Suis-moi.   L'homme répondit :  Permets-moi d'aller d'abord enterrer mon père.  Mais Jésus répliqua :  Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, va annoncer le Règne de Dieu. " (Luc 9, 59-60)


Jean est mort. Son corps périssable est mort. Son Esprit est vivant. Vivant autrement. Autrement mieux.

Sommes-nous des morts ? Oui, si nous ne croyons pas que Jésus donne la vie. Nous sommes vivants parce que nous croyons que Jésus, Fils de l'homme et Fils de Dieu, a donné sa vie d'homme sur la croix, pour donner aux hommes sa vie de Dieu.

Alors, nous ne sommes pas des morts, et nous n'enterrons pas un mort. Nous sommes des vivants, et nous fêtons l'avènement de Jean à la vie de Dieu.

C'est notre façon, à nous, les vivants, d'annoncer le Règne de Dieu.


A la semaine prochaine.

Le Laboureur te salue.

Par Le Laboureur
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Vendredi 2 janvier 2009 5 02 /01 /Jan /2009 08:00

La Rédemption

La liturgie du Vendredi-Saint se termine ainsi :

"Ton peuple a célébré la mort de ton Fils dans l'espérance de sa propre résurrection… "

A l'aube de  la Résurrection, la liturgie chante l'Exultet.

"Il fallait le péché d'Adam que la mort du Christ abolit. Heureuse était la faute d'Adam qui nous a valu pareil Rédempteur."

Le catéchisme, reprenant l'épître aux Romains, dit :

"La victoire sur le péché remportée par le Christ nous a donné des biens, meilleurs que ceux que le péché nous avait ôtés."

"Le Christ est mort pour nos péchés, conformément aux Ecritures. (Cor. 15, 3)

"Là où le péché a abondé, la grâce a surabondé." (Rm. 5, 20) (Catéchisme de l'Eglise Catholique (420)

En quelque sorte, Jésus, le Rédempteur, est venu réparer les dégâts du péché originel.


Le Neuf

Jésus ne fait pas de rafistolage ; le neuf n'est pas de l'ancien rafistolé :

"A vin nouveau, outres neuves." (Mc 2, 22)

Le neuf, comme toujours, se trouve dans les Ecritures.


Le Verbe a créé le monde imparfait

Le Verbe est la Lumière du monde  et il a créé le monde (Jean 1, 4). Lumière invisible aux yeux humains, le Verbe-Lumière a créé le monde, lumière visible (cf. art. 12 et 13). Cette lumière visible est devenue cosmos et homme (cf. art. 15) L'homme, créé à partir de la terre, est imparfait et périssable, mais libre. Libre, il a mal utilisé sa liberté ; il est devenu pécheur (cf. art. 18). Adam est pécheur, et sa descendance est pécheresse ; elle est imparfaite et périssable.


Jésus en croix rend parfait ce que le Verbe avait créé imparfait

Jésus est la perfection de la création. Il vient du ciel et n'a pas été créé. Engendré, il a pris dans le sein de la Vierge Marie un corps parfait, un corps esprit impérissable et s'est revêtu de l'homme imparfait et périssable (cf. art. 24). Fils de Dieu et de Marie, il a revêtu l'homme pour devenir le "Fils de L'Homme". (cf. art. 25)

Le Fils de l'homme meurt sur la croix ; la mort et le péché meurent avec lui (cf. art 35). Ce faisant, le Verbe incarné, rend parfait et impérissable Adam et sa descendance. Du Fils de l'homme, né de la terre, naît un homme nouveau, Fils de Dieu, partageant le ciel avec Dieu le Père :

"Alors j'ai vu un ciel nouveau et une terre nouvelle, car le premier ciel et la première terre avaient disparu… Et j'ai entendu la voix puissante qui venait du trône divin ; elle disait : Voici la demeure de Dieu avec les hommes ; il demeurera avec eux, et ils seront appelés son peuple, Dieu lui-même sera avec eux." (Ap. 21, 1-3)

Le Fils de l'homme a donné sa vie d'homme, pour donner aux hommes sa vie de Dieu.


L'important est la croix

Le matin de Pâques, l'Eglise chante la rédemption du monde par le Christ ressuscité. Elle proclame la résurrection comme fondement de la foi. Pourtant le catéchisme de l'Eglise catholique dit :

"Dans le cadre des événements de Pâques, le premier élément que l'on rencontre est le sépulcre vide. Il n'est pas en soi une preuve directe. L'absence du corps du Christ dans le tombeau pourrait s'expliquer autrement … Le disciple que Jésus aimait (Jn 20, 2) affirme qu'en entrant dans le tombeau vide et en découvrant les linges gisant (Jn 20, 6) il vit et il crut. Cela suppose qu'il ait constaté dans l'état du sépulcre vide que l'absence du corps de Jésus n'a pas pu être une œuvre humaine et que Jésus n'était pas simplement revenu à une vie terrestre comme cela avait été le cas de Lazare."(Caté. 640)

L'Eglise reconnaît que les preuves de la résurrection du Christ ne sont pas irréfutables. Par ailleurs, elle affirme - mais cela n'est pas dans les Ecritures - que Lazare est revenu à une vie terrestre. (cf. art. 31)

L'Eglise enseigne donc que l'interprétation du sépulcre vide par Jean est une preuve de la résurrection. Le sépulcre vide est plus important pour le salut du monde que la mort de Jésus en croix. Jésus dit pourtant aux disciples d'Emmaüs :

" Ne fallait-il pas que le Messie souffrit tout cela pour entrer dans la gloire ?" (Lc 24, 26)

Jésus associe sa gloire à la croix, pas à sa résurrection.

La gloire de Jésus est d'avoir rendu parfaits, par la croix, les hommes qu'il avait créés imparfaits. Parce que nous sommes devenus parfaits (en espérance), par la morts de Jésus sur la croix, nous sommes (déjà) devenus sa gloire :

"Je trouve ma gloire en eux" (Jean 17, 10)


A la semaine prochaine.

Le laboureur te salue.


Par Le Laboureur
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Vendredi 9 janvier 2009 5 09 /01 /Jan /2009 08:04

Le Sacrifice d'Isaac

"Dieu mit Abraham à l'épreuve et lui dit :…Prends ton fils unique, Isaac, que tu aimes… Tu l'offriras en holocauste sur celle des montagnes que je t'indiquerai. …Abraham…  partit …avec son fils. Abraham prit les bûches pour l'holocauste et en chargea son fils Isaac… Isaac parla à son Père Abraham… :  Où est l'agneau pour l'holocauste ? Abraham répondit : Dieu saura voir l'agneau pour l'holocauste, mon fils. Tous deux continuèrent à marcher ensemble….

Lorsqu'il furent arrivés au lieu que Dieu lui avait indiqué, Abraham… lia son fils Isaac et le mit sur l'autel au dessus des bûches. Abraham tendit la main … pour immoler son fils. Alors l'ange l'appela du ciel et cria : Abraham !, Abraham ! … N'étends pas la main sur le jeune homme. Ne lui fais rien.

Abraham leva les yeux, il regarda, et voici qu'un bélier était pris par les cornes dans un fourré. Il alla le prendre pour l'offrir en holocauste à la place de son fils. Abraham nomma ce lieu "le Seigneur voit" ; aussi dit-on aujourd'hui : C'est sur la montagne que le Seigneur est vu." (Gen.22, 1-14)

Les exigences du Seigneur n'ont pas révolté Abraham qui vivait au temps où le peuple offrait au dieu  Moloch des enfants en sacrifice pour attirer ses faveurs ou calmer sa colère.

Aujourd'hui ce texte lu au premier degré est insupportable. Dieu, un Père, ne peut exiger d'un père le sacrifice de son fils. C'est du vieux, dépassé ! Il faut chercher le neuf dans les Ecritures.


Dieu n'est pas Moloch.

Jérémie donne une réponse neuve :

"Ils ont érigé le tumulus de Baal dans le ravin de ben-Hinnom afin de faire passer, pour Moloch, leurs fils et leurs filles par le feu ; cela, je ne l'ai jamais demandé et je n'ai jamais eu l'idée de faire commettre une telle horreur." (Jr 32, 35)

Que voulait donc Dieu si ce n'est le sacrifice d'Isaac ?

Dieu voulait exactement le contraire : il ne voulait plus du sacrifice humain d'Isaac. Moloch exigeait des sacrifices humains. Dieu n'est pas Moloch et refuse ces sacrifices.

Le Seigneur part d'une vérité admise - le sacrifice des enfants apaise dieu - et, en établit une nouvelle qui  la dépasse et la rend caduque : le Seigneur Dieu  refuse les sacrifices humains. Il n'est pas Moloch ; il est le contraire de Moloch.

En envoyant son ange arrêter le bras d'Abraham, Dieu dépasse une vérité admise ; il la rend caduque ; il la tue.


Dieu refuse le sacrifice

Par la voix d'Isaïe, Yahvé dit : " Que me fait la multitude de vos sacrifices … Je n’en veux plus"  (Is 1, 11)

Par la voix d'Amos : "  Je déteste, je méprise vos pèlerinages, quand vous faites monter vers moi vos holocaustes."  (Am 5,22)

Par la voix d'Osée : " C’est l’amour qui me plait, non le sacrifice" ( Os 6,6)

Jésus dit lui-même : " C’est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices." (Mt 9, 12)

Pourtant, Dieu le Père exigea la mort de son propre Fils ! Comment comprendre ?


Isaac n'a pas été sacrifié : Jésus en croix non plus.

La montée d'Isaac au sommet de la montagne, chargé du bois du bûcher, accompagné par son Père pour l'offrir en holocauste est l'image même de Jésus, gravissant les pentes du calvaire, chargé du bois de la croix, accompagné de son Père invisible, pour lui être offert en sacrifice.

Isaac n'a pas été sacrifié : un bélier a été sacrifié à sa place. Le Fils de Dieu n'a pas non plus été sacrifié : il a été remplacé par le corps périssable du Fils de l'Homme. (cf. art. 33) Le Fils de Dieu, avec son corps parfait, son corps-esprit impérissable n'a pas été sacrifié. Le Fils de Dieu n'est jamais mort. (cf. art. 35)  Dieu le Père n'a jamais  exigé le sacrifice de son Fils; Père et Fils ont abandonné ce qui est périssable. (cf. art. 40)


Le Seigneur voit

"Abraham nomma ce lieu  : le Seigneur voit."

Ce lieu, cette montagne, est la préfiguration du calvaire. Le Père voit depuis le calvaire le monde justifié par son Fils Jésus en croix. La croix change le monde. Désormais, il n'y a plus de pécheurs, seulement des pécheurs justifiés par la croix.

 
C'est, élevé sur la croix, que le Seigneur est vu

"Aussi dit-on aujourd'hui : C'est sur la montagne que le Seigneur est vu."

C'est sur le calvaire que le Verbe, fait chair, est vu. C'est sur la croix que le Verbe incarné se révèle aux hommes.

La croix n'est pas le sacrifice du Fils au Père ; la croix est la réalisation du plan de Dieu-Amour, du Dieu-Trinité. Le Verbe incarné rend parfait ce que le Verbe-Lumière invisible avait créé imparfait. (cf. art. 15 et 37)

La croix est, à la fois, la clé du monde et la clé de lecture des Ecritures.

A la semaine prochaine.

Le laboureur te salue.
Par Le Laboureur
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Vendredi 16 janvier 2009 5 16 /01 /Jan /2009 07:40

Le songe de la statue

Un songe rendait anxieux Nabuchodonosor. Daniel lui dit :

" Cette statue était très grande et… son aspect était terrifiant. Cette statue avait la tête d'or fin, la poitrine et les bras d'argent, le ventre et les cuisses de bronze, les jambes de fer, les pieds en partie de fer et en partie de céramique. Tu regardais, lorsqu'une pierre se détacha sans l'intermédiaire d'aucune main ; elle frappa la statue sur ses pieds de fer et de céramique, et elle les pulvérisa. Alors furent pulvérisés ensemble le fer, la céramique, le bronze, l'argent et l'or…. Le vent les emporta, et on n'en trouva plus aucune trace. Quant à la pierre qui avait frappé la statue, elle devint une grande montagne et remplit toute la terre."

Daniel explique à Nabuchodonosor :

"Cest toi qui est la tête d'or; …Après toi s'élèvera un autre royaume… puis un autre… puis un quatrième royaume… .

Daniel poursuit :

"Tu as vu le fer mêlé à la céramique : c'est au moyen de la semence humaine qu'ils seront mêlés, et ils n'adhéreront pas l'un à l'autre. De même que le fer ne se mêle pas à la céramique. Or aux jours de ses rois là, le Dieu du ciel suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit…. Il pulvérisera et anéantira tous les autres pays. " (Daniel 2, 1-44)

Tous les royaumes qui succéderont à Nabuchodonosor seront détruits.

Ensuite,"le Dieu du ciel suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit". Allusion au Royaume des cieux, éternel.

Le fer ne se mêle pas à la céramique. De même, l'homme "au moyen de la semence humaine" est formé d'un esprit impérissable et d'un corps périssable. Ils n'adhéreront jamais l'un à l'autre. Le corps humain périssable et l'esprit impérissable forment un homme terrestre qui n'est pas fait pour durer. Ils seront dissociés à l'heure de la mort. Alors "le Dieu du ciel suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit."

"Quant à la pierre qui avait frappé la statue, elle devint une grande montagne et remplit toute la terre."

Jésus est la pierre qui se détache " sans l'intermédiaire d'aucune main,". Il est la pierre angulaire. Il frappe "la statue sur ses pieds de fer et de céramique ", pulvérise tous les royaumes terrestres, dissocie le corps périssable de l'homme de son esprit impérissable, "devient une grande montagne, et remplit toute la terre" … pour en faire le ciel éternel.


Les vignerons homicides

Avant de mourir sur la croix, Jésus propose une parabole :

"Un homme était propriétaire d'un domaine ; il planta une vigne...  puis  la donna en fermage à des vignerons et partit en voyage. Quand arriva le temps de la vendange, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de la vigne. Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l'un, tuèrent l'autre, lapidèrent le troisième... Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : Ils respecteront mon fils…  Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien, quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ses vignerons ?

On lui répond : Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il donnera la vigne en fermage à d'autres vignerons qui en remettront le produit en temps voulu. Jésus leur dit : N'avez-vous pas lu dans les Ecritures : La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire. C'est là l'œuvre du Seigneur, une merveille sous nos yeux. Aussi, je vous le dis : Le Royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à un peuple qui lui fera produire son fruit. Et tout homme qui tombera sur cette pierre sera brisé ; celui sur qui elle tombera sera pulvérisé." ( Mt 21, 44)

L'allusion est claire : Jésus mourra de la main des hommes auquel le Père a confié le monde, mais il est la pierre angulaire.


Jésus en croix est la pierre angulaire

"N'avez-vous pas lu dans les Ecritures : La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire. C'est là l'œuvre du Seigneur, une merveille sous nos yeux… Tout homme qui tombera sur cette pierre sera brisé "(Matth 21, 42-44)

Le pécheur construit sa maison en rejetant Jésus comme pierre angulaire. Il ne veut pas de lui ; il le met à la porte et s'en protège. Il verrouille les issues et s'enferme. Il croit avoir construit une forteresse contre Dieu : il s'est construit une prison. Se voulant libre vis-à-vis de Dieu, il s'est fait prisonnier de lui-même, de son égoïsme, de son pêché.

De sa prison-forteresse, le pécheur devra bien sortir un jour, au plus tard le jour de sa mort. Ce jour-là, en quittant sa demeure terrestre, le pécheur trouvera Dieu là où il l'a mis : à la porte. Il va buter sur la pierre angulaire, sur le Christ en croix. Le jour de sa mort, le pécheur a rendez-vous avec la pierre angulaire, Jésus, la porte.


La croix, clé de lecture

 Celui qui lit la parabole des vignerons homicides en méconnaissant la croix, lit : "L'homme pêcheur se heurtera au juge qui pulvérisera l'homme."

Celui qui sait que la croix est la clé de tout, lit : "L'homme pécheur se heurtera à Jésus en croix qui brisera le pécheur. Le pécheur sera brisé ; d'un côté, son péché sera anéanti, et de l'autre, le pécheur pardonné deviendra un juste.

A la semaine prochaine.

Le laboureur te salue.
Par Le Laboureur
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Vendredi 23 janvier 2009 5 23 /01 /Jan /2009 08:15

"La pierre qu'ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue le faîte de l'angle." (Mt 21, 42-44)


Le sommet de l'angle droit

La "pierre angulaire" est devenue "faîte de l'angle" dans la traduction de la synopse de Lagrange et Lavergne  ( à partir de la synopse grecque. Paris. J.Gibalda 1942)

La pierre angulaire a six faces ; l'une est posée horizontalement à même le sol, et sert de repère horizontal ; une autre, verticale sert de repère vertical pour élever les murs. L'angle que forme ces deux faces est un angle droit : c'est le faîte de l'angle, le sommet de l'angle de la pierre angulaire.

Jésus est le sommet de cet angle que la géométrie plane ramène à deux éléments de droite : un segment de droite horizontal, limité à chaque extrémité - c'est le côté terrestre de Jésus né à Noël et mort le Vendredi-Saint -, et une demi-droite verticale - c'est le  côté céleste de Jésus - infinie du côté ciel.

Jésus est l'envoyé du Père sur la terre ; il vient du ciel, s'incarne sur terre à Noël et remonte au ciel le Vendredi-Saint. Jésus, Dieu et homme, sommet de l'angle, est le point de contact entre le ciel et la terre.

 

Jésus descend du ciel

Avant l'incarnation de Jésus, le ciel et la terre étaient deux mondes sans aucun contact, deux mondes parallèles. La tour de Babel devait permettre à l'homme d'atteindre le ciel ; elle n'a jamais été terminée.

"Allons ! dirent-ils, bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touche le ciel… Le Seigneur les détourna sur toute la surface de la terre et ils cessèrent de construire la ville. "( Gen 10, 1-9)

L'homme ne peut trouver Dieu sur terre que si Dieu descend du ciel. La rencontre ne peut venir que de Dieu. Jésus est l'envoyé du Père pour révéler la Trinité.


Le Fils nous fait connaître le Père

 "Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tout. Celui qui est de la terre est terrestre, et il parle de façon terrestre. Celui qui vient du ciel rend témoignage de ce qu’il a vu et entendu … "  (Jean 3, 31- 32)

Jésus fait connaître le Père :

 "Je leur ai fait connaître ton nom et je le ferai connaître encore". (Jean 17,26)

Jésus, le Fils, fait connaître le nom de son Père et le fera connaître encore. … Il le fera connaître, encore et encore, … tant que l’humanité entière ne le connaîtra pas. Faire connaître encore, c’est faire re-connaître, c’est faire reconnaître. Jésus, non seulement fait connaître le Père, mais il le fera reconnaître.                                                                                                       

Ciel et terre se rencontrent en Jésus : il est Dieu-Homme et Homme-Dieu. En faisant connaître le Père, Jésus, le "Fils de l'Homme" se fait reconnaître comme le Fils, de Dieu le Père.


Jésus remonte au ciel et nous ramène au Père

Le Vendredi-Saint, Jésus, homme, remonte au ciel. Il ne remonte pas seul, il emmène le monde avec lui.

"Je pars vous préparer une place. Quand je serai allé vous la préparer, je reviendrai vous prendre avec moi ; et là où je suis, vous y serez aussi." (Jean 14 3)


Le faîte de l'angle est aussi la mort

Le faîte de l'angle est Jésus, mais le point de rencontre entre l'homme et Dieu, c'est aussi la mort, celle de Jésus aussi bien que la nôtre. Dans la mort, faîte de l'angle,  Jésus, aussi faîte de l'angle,  nous donne la vie. Paul le dit :

" Si nous mourons avec lui, avec lui nous vivrons." (Tim. 2, 11)

L'homme est pécheur. A la mort, faîte de l'angle, l'homme-pécheur bute sur Jésus, pierre angulaire. Jésus brise l'homme-pécheur en deux ; il anéantit le péché du pécheur, et fait du pécheur un pécheur justifié.

Jésus, mort en croix le vendredi saint, sommet de l'angle, fait passer l'homme du côté horizontal terrestre de l'angle, à son côté vertical céleste. Justement au moment où l'homme meurt !


Le faîte de l'angle est le seul chemin possible

Pas plus qu'il ne peut éviter la mort, l'homme ne peut éviter de passer par Jésus la porte du ciel.

"Moi, je suis la porte. Si quelqu'un entre en passant par moi, il sera sauvé." (Jean X, 9)

Jésus dit à Thomas :

"Pour aller où je m'en vais, vous savez le chemin. Thomas lui dit : Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas ; comment pourrions-nous savoir le chemin ? Jésus lui répond : Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie."(Jean 14, 6) La croix est le seul chemin qui mène au Père :

"Personne ne va vers le Père sans passer par moi." (Jn 14, 6)

Une fois encore, la croix est la clé de lecture, des Ecritures et du monde.


A la semaine prochaine.

Le laboureur te salue.


Par Le Laboureur
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Du Neuf Dans La Bible

  • : L'auteur fait une lecture nouvelle des Evangiles et de la Bible. Jésus, le Christ, Fils de l'homme et Fils de Dieu, n'est ni l'homme ni le Dieu d'une religion. Il est l'Homme et le Dieu de l'humanité, reconnu Dieu par les chrétiens et homme par les autres. Le Christ a une dimension cosmique. Non ! Le cosmos a une dimension christique et trinitaire. Ce blog réconcilie foi et science et n'a d'autres références que les Evangiles et la Bible. Oui il y a du neuf dans la Bible.
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